COMMUNIQUÉS DE PRESSE 07 décembre 2017

Madagascar : 45 millions de dollars pour financer des réformes en faveur d’une croissance solidaire et résiliente

WASHINGTON, 7 décembre 2017 - La Banque mondiale a approuvé aujourd’hui un don de l’Association internationale de développement (IDA)* d’un montant de 45 millions de dollars en faveur de Madagascar. Ce financement a pour objectif d’accompagner les efforts déployés par les autorités pour renforcer la capacité des ménages à surmonter les chocs et développer les débouchés économiques dans les zones rurales.

Cette première opération à l’appui des politiques de développement en faveur d’une croissance solidaire et résiliente intervient à un moment critique pour le pays. Elle s’inscrit, plus largement, dans la ligne du cadre de partenariat entre le Groupe de la Banque mondiale et Madagascar, qui vise en priorité à accroître la résilience des plus vulnérables et à favoriser une croissance sans exclus.

L’économie malgache devrait progresser au rythme de 4,1 % en 2017, confirmant la tendance positive observée l’an dernier. Le principal moteur de cette croissance reste le secteur tertiaire, avec notamment une progression des activités de construction, du commerce et des transports. Les zones franches industrielles devraient également continuer de se développer. Il n’en reste pas moins que l’agriculture, particulièrement vulnérable aux chocs climatiques, est le principal secteur pourvoyeur d’emplois pour les 80 % des ménages les plus pauvres.

« Faire en sorte que ses bons résultats macroéconomiques s’accompagnent de meilleures perspectives pour les pauvres : c’est l’un des principaux défis que doit relever la Grande Île, souligne Coralie Gevers, responsable des opérations de la Banque mondiale pour Madagascar. Le pays doit entreprendre des réformes pour veiller à ce que la croissance économique se traduise par une amélioration durable des conditions de vie des populations pauvres. Il faut donner aux communautés rurales les moyens de générer un plus grand nombre d’emplois en favorisant leur accès à la terre, aux financements, à l’énergie et aux marchés. »

La lutte contre la pauvreté à Madagascar implique de renforcer les sources de revenus des familles face aux nombreux chocs que connaît le pays. En particulier, il est indispensable de développer l’accès à des filets de protection sociale et aux services financiers pour permettre aux pauvres d’améliorer leurs moyens de subsistance et de les reconstituer à la suite d’une crise. L’opération approuvée aujourd’hui soutient des réformes dans les domaines de l’état civil, de la protection sociale et de l’inclusion financière qui permettront précisément d’établir les bases de cette résilience aux chocs au niveau des individus et des ménages. La promotion d’une croissance sans exclus est également essentielle pour favoriser l’accès des pauvres aux débouchés économiques agricoles et para-agricoles dont ils ont besoin pour sortir de la pauvreté. Pour y parvenir, l’opération appuie des réformes foncières, de transferts aux collectivités locales, d’entretien des routes et d’énergie. Grâce à ces réformes, les territoires ruraux seront davantage en mesure de développer des activités économiques à plus forte valeur ajoutée et de créer des possibilités d’emploi supplémentaires.

Ce financement est le premier d’une série de deux opérations axées sur la promotion d’une croissance solidaire et résiliente à Madagascar. Ce programme porte sur des réformes structurelles qui viennent compléter celles promues dans le cadre d’une autre opération approuvée récemment et concernant l’amélioration des finances publiques et du climat de l’investissement. Cette complémentarité doit permettre au gouvernement d’orienter les fruits de la croissance et sa marge de manœuvre budgétaire accrue vers les plus pauvres.

 

* L’Association internationale de développement (IDA), une institution de la Banque mondiale fondée en 1960, accorde des dons et des crédits sans intérêts aux pays les plus pauvres afin de les aider à mettre en œuvre des projets et des programmes qui stimulent la croissance économique, contribuent à la réduction de la pauvreté et améliorent les conditions de vie des pauvres. L’IDA est l’un des principaux bailleurs d’aide aux 75 pays les plus déshérités du monde, dont 39 se trouvent en Afrique. Les ressources de l’IDA bénéficient concrètement à 1,5 milliard de personnes. Depuis sa création, l’IDA a soutenu des activités dans 113 pays. Le volume annuel de ses engagements a représenté en moyenne 18 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 54 % de ce montant environ étant destiné à l’Afrique.


COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° : 2018/061/AFR

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