COMMUNIQUÉS DE PRESSE

Le nombre d’initiatives de tarification du carbone a quasiment doublé au cours des cinq dernières années

23 mai 2017


BARCELONE, 23 mai 2017 – Le nombre de dispositifs de tarification du carbone déjà mis en place ou programmés a quasiment doublé au cours des cinq dernières années. C’est ce que révèle l’édition 2017 du Carbon Pricing Watch, présentée aujourd’hui à l’occasion du sommet Innovate4Climate.  

Depuis 2016, on a assisté au lancement de huit nouvelles initiatives (trois au niveau national et cinq au niveau infranational) destinées à mettre un prix sur les émissions de carbone.  

Selon John Roome, directeur principal chargé des questions climatiques au sein du Groupe de la Banque mondiale, « les initiatives de tarification du carbone aident les pays à atteindre leurs engagements de lutte contre le changement climatique à moindre coût. Ces instruments, quand ils sont bien conçus et qu’ils s’accompagnent des autres mesures et réglementations nécessaires, sont de nature à encourager des actions de grande ampleur pour le climat. »  

Au niveau international, les États membres de l’Organisation internationale de l'aviation civile ont conclu le premier accord sectoriel mondial en entérinant le 7 octobre 2016 un mécanisme de réduction et de compensation qui prévoit de limiter les émissions de gaz à effet de serre (GES) des vols internationaux à leurs niveaux de 2020. 

Sur le continent américain, le Canada, le Mexique, la Colombie et le Chili se distinguent pour leurs avancées en matière de tarification du carbone. Au Canada, un plan national adopté par le gouvernement fédéral en 2016 impose à toutes les provinces du pays d’adopter un dispositif de tarification du carbone d’ici à 2018, ce qui a incité celles qui n’en sont pas encore dotées à prendre des mesures pour se conformer à la nouvelle exigence. Le Mexique se prépare au coup d’envoi de son système d’échange de quotas d’émission prévu également en 2018, tandis que la Colombie et le Chili ont introduit des taxes carbone en 2017. 

Du côté de l’Asie, Singapour a annoncé son intention d’adopter un mécanisme de tarification du carbone en 2019. La Chine, quant à elle, doit lancer son système national d’échange de quotas d’émission national dans les mois qui viennent. Il s’agira alors de la plus grande initiative de ce type à l’échelle mondiale. 

À l’heure actuelle, une quarantaine de pays et 25 collectivités territoriales représentant environ un quart des émissions mondiales de GES ont déjà donné un prix au carbone. Les dispositifs mis en place ou programmés couvrent en moyenne la moitié de la totalité des émissions de GES des pays ou territoires concernés, ce qui correspond globalement à environ 8 gigatonnes d’équivalent CO2 ou 15 % des émissions mondiales. 

La valeur totale de l’ensemble des instruments de tarification du carbone (systèmes d’échange de quotas d’émission et taxes) se chiffre en 2017 à 52 milliards de dollars, soit une hausse de 7 % par rapport à 2016. 

La semaine prochaine, en Allemagne, la Commission de haut niveau sur les prix du carbone, coprésidée par deux économistes de premier plan, Joseph Stiglitz et Nicholas Stern, rendra son rapport lors du sommet du Think20 (T20). Cette commission était chargée de déterminer la fourchette de prix du carbone qui, associés à d’autres mesures, doit permettre d’atteindre les objectifs fixés dans l’accord de Paris sur le climat. 

La parution de la dernière édition du Carbon Pricing Watch 2017 s’accompagne du lancement du Carbon Pricing Dashboard : ce nouveau portail web proposé par le Groupe de la Banque mondiale fournit un panorama actualisé et interactif des initiatives de tarification du carbone adoptées à travers le monde. 

Le rapport Carbon Pricing Watch 2017 offre un aperçu de la prochaine édition du State and Trends of Carbon Pricing, qui paraîtra ultérieurement cette année. Ces publications sont réalisées avec le concours de la société Ecofys (Navigant).

Rapport intégral : https://openknowledge.worldbank.org/handle/10986/26565

Contacts médias
Isabel Saldarriaga
isaldarriaga@worldbank.org



COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° :
2017/252/GCC

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