COMMUNIQUÉS DE PRESSE

Centrafrique : La Banque mondiale débloque 28 millions de dollars pour aider les communautés affectées par les déplacements forcés

16 mai 2017


BANGUI, le 16 mai 2017 – Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé aujourd'hui un don de 28 millions de dollars en faveur de la Centrafrique afin d’aider les communautés affectées par les déplacements forcés. Il s’agit d’un don de l’Association internationale de développement (IDA)*, le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres.

Le Projet d’appui aux communautés affectées par les déplacements forcés bénéficiera à 190 000 personnes (dont 50% des femmes) résidant principalement dans quatre villes du pays recensant un grand nombre de déplacés : Batangafo, Kaga-Bandoro, Bambari et Bria. Les populations des 3ème et des 5ème arrondissements de Bangui, des quartiers qui ont été particulièrement touchés par la crise politico-sécuritaire qui a plongé le pays dans le chaos entre 2013 et 2015, bénéficieront également du projet, l’objectif étant de faciliter le retour des populations qui avaient fui ces quartiers pour se réfugier dans des camps. 

Le projet vise à améliorer l’accès des communautés affectées par les déplacements et aux communautés accueillantes, aux services de base et d’apporter une aide financière directe aux personnes les plus vulnérables parmi ces deux communautés. « Faciliter le retour des déplacés est l’un des grands défis d’un pays qui compte plus de 900 000 déplacés, sur une population totale de cinq millions d’habitants », explique Jean-Christophe Carret, représentant résident de la Banque mondiale en Centrafrique. « En améliorant à la fois les conditions de vie des déplacés mais aussi celles des communautés d’accueil, ce projet espère par ailleurs contribuer au renforcement de la cohésion sociale dans le pays », ajoute Ana Paula Fialho Lopes, responsable du projet à la Banque mondiale.

Un programme de filets sociaux fournira une aide temporaire aux foyers les plus démunis : « Le montant transféré sera de 25 000 F CFA (soit 40 dollars) par ménage par trimestre ou 100 000 F CFA (170 dollars) par ménage sur une période de 12 mois ; une somme qui représente environ 10 à 15% du niveau de consommation alimentaire d'un ménage de cinq personnes », précise Giuseppe Zampaglione, chef d'équipe de la Banque mondiale pour le projet de filets sociaux. « Ces petits paiements réguliers devraient donc contribuer à améliorer les conditions de vie des ménages les plus vulnérables », ajoute-t-il.

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* L’Association internationale de développement (IDA), créé en 1960, aide les pays les plus pauvres du monde en accordant des prêts (appelés «crédits») et des subventions pour des projets et des programmes qui visent à stimuler la croissance économique, réduire la pauvreté et améliorer la vie des pauvres. L'IDA est l'un des principaux bailleurs de fonds pour les 81 pays les plus pauvres du monde, dont 39 se trouvent en Afrique. Les ressources de l'IDA apportent des changements positifs pour les 2,5 milliards de personnes vivant avec moins de 2 dollars par jour. Depuis 1960, l'IDA a soutenu le travail de développement dans 108 pays. Les engagements annuels ont augmenté régulièrement et ont atteint en moyenne environ 15 milliards de dollars au cours des trois dernières années, avec environ 50 pour cent des engagements allant à l'Afrique.

Contacts médias
À Bangui
Edmond B. Dingamhoudou
Téléphone : + 236 7289 3159
edingamhoudou@worldbank.org
À Washington
Ekaterina Svirina
Téléphone : +1 (202) 458-1042
esvirina@worldbank.org


COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° :
2017/126/AFR