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Le Groupe de la Banque mondiale lance un réseau pour l’innovation climatique dans les entreprises

16 novembre 2016

Ce nouveau dispositif permettra à des entreprises de pays en développement spécialisées dans les technologies propres d’accéder à des ressources mondiales


MARRAKECH (Maroc), 16 novembre 2016 — Le Groupe de la Banque mondiale et ses partenaires ont lancé aujourd’hui un réseau regroupant une trentaine de fondations, donateurs et fonds de capital-risque et dont l’objectif est d’aider les entreprises locales de 12 pays à mettre au point des technologies propres et à faire progresser les interventions en faveur du climat.

En renforçant les capacités locales et en permettant aux petites entreprises d’accéder à des sources mondiales de technologie, de financement et d’expertise, ce réseau pour l’innovation climatique dans les entreprises (ou Climate Business Innovation Network) aidera les pays en développement à opérer une transition vers des énergies propres et à adopter d’autres solutions climato-intelligentes. Divers acteurs, notamment des fondations, des donateurs, des entreprises, des investisseurs, des fonds de capital-risque, des universités, des organisations internationales et des organismes publics fourniront des services de conseil, noueront des partenariats et apporteront des financements à de petites entreprises en croissance dans les pays en développement, et tout particulièrement en Afrique. À mesure que ce réseau se développera, les nouvelles organisations qui viendront le rejoindre étofferont la palette des services proposés.

« Le Groupe de la Banque mondiale se réjouit de pouvoir réunir au travers de son nouveau réseau pour l’innovation climatique dans les entreprises des organisations qui contribueront de façon déterminante au renforcement des capacités des petites entreprises en croissance, indique Anabel Gonzalez, directrice principale du pôle mondial d'expertise en Commerce et compétitivité du Groupe de la Banque mondiale. Ce réseau proposera des solutions concrètes aux problèmes climatiques, créera des emplois et génèrera de la valeur dans nos pays partenaires, et les aidera aussi à respecter les engagements qu’ils ont pris à Paris ».

Les pays se préparent en effet à mettre en œuvre les interventions prévues dans leurs engagements de contribution nationale à l’accord de Paris, et il est donc essentiel qu’ils déploient les dernières innovations en date. Avec le réseau inauguré aujourd’hui, les entreprises des pays en développement qui sont spécialisées dans les technologies climatiques auront accès à l’expertise et au savoir-faire nécessaires pour s’adapter et pour adopter les modèles innovants qui ont fait leurs preuves dans d’autres pays.

Ce réseau permettra en particulier :

  • de diffuser des modèles axés sur l’innovation climatique : les pays recourent à diverses stratégies pour encourager l’innovation au niveau local et mondial, de sorte à créer de nouvelles technologies qui permettront d’atténuer le changement climatique et de s’y adapter. Ce réseau constituera le principal moyen d’accumuler des expériences et de les partager avec les pays participants et les autres parties prenantes.
  • de faire connaître les modèles économiques verts novateurs : l’innovation à laquelle nous assistons dans tous les pays du monde est à l’origine de nombreux nouveaux modèles économiques qui apportent une réponse aux problèmes climatiques tout en créant des emplois et en générant des investissements. Ce réseau rassemblera, collectera et partagera ces avancées, en instaurant des liens entre entreprises privées et organismes publics afin de faciliter ce transfert.
  • d’attirer des sources de financement mondiales en faveur de l’innovation dans les technologies climatiques : les secteurs public et privé se montrent très intéressés par l’investissement dans des solutions novatrices de lutte contre le changement climatique susceptibles d’être adoptées dans les pays en développement. Ces investissements rencontrent toutefois de nombreux obstacles : manque de connaissances, frais de transaction élevés et difficultés à faire concorder les intérêts des différents investisseurs. Ce réseau cherchera à orienter efficacement ces sources de financement vers un ensemble de projets prometteurs.

Ce réseau financera en outre des activités de réseautage et de promotion des projets. Il diffusera également les résultats des recherches ainsi que les ressources locales et mondiales sur une plateforme virtuelle.

Il s’appuiera sur le Programme de technologies climatiques du Groupe de la Banque mondiale. Cette initiative dotée de 70 millions de dollars vise à favoriser l’expansion de ce secteur dans les pays en développement par le biais des petites entreprises en croissance. Il a créé sept centres d’innovation climatique qui épaulent plus de 300 entreprises et génèrent un savoir high-tech avec l’appui du Département britannique du développement international (DfID) et d’autres donateurs. À ce jour, ce programme a permis de mobiliser plus de 9 millions de dollars de financements privés, d’éviter quelque 75 000 tonnes d’émissions de dioxyde de carbone et de créer plus de 700 emplois.

Par exemple, en Afrique du Sud, avec l’appui du Groupe de la Banque mondiale, GreenCape met en relation des entreprises internationales aux modèles écologiques éprouvés et des entreprises locales. Au Kenya, le Groupe de la Banque mondiale et Carbon Trust ont noué un partenariat avec le Centre d’innovation climatique dans le but de concevoir et de lancer un fonds de prédémarrage pour les entreprises qui ont besoin de 100 000 dollars à un million de dollars d'investissements.

Au cours de la prochaine décennie, les investissements dans les technologies propres dans les pays en développement devraient atteindre 6 400 milliards de dollars à l’échelle mondiale, dont 1 600 milliards pourraient être mis à la disposition de petites et moyennes entreprises. Ce réseau peut permettre de mobiliser les fonds disponibles sur les marchés locaux pour des solutions climatiques. Il pourra ainsi atténuer les effets du changement climatique sur les populations vulnérables, tout en améliorant leurs moyens de subsistance grâce à ces nouvelles solutions.

Les premiers partenaires du réseau sont les suivants :

Organismes mondiaux

  • Ministère australien des Affaires étrangères et du Commerce
  • Carbon Trust
  • Convergence
  • Ministère danois des Affaires étrangères
  • Global Impact Investing Network
  • IC2 Institute, Université du Texas, Austin
  • Intellecap
  • Ministère italien des Affaires étrangères
  • Los Angeles Cleantech Incubator
  • Ministère néerlandais des Affaires étrangères
  • Ministère norvégien des Affaires étrangères
  • 1776
  • Département britannique du développement international (DfID)

Organismes locaux/régionaux

  • Embrapa (entreprise brésilienne de recherche agricole)
  • Egyptian National Cleaner Production Center
  • Ethiopia Climate Innovation Center
  • Ghana Climate Innovation Center
  • Caribbean Climate Innovation Center (Jamaïque)
  • Scientific Research Council (Jamaïque)
  • Kenya Climate Innovation Center
  • Renewable Energies Industries Association of Malawi
  • SME Development Institute (Malawi)
  • Banque Nationale de Mauritanie
  • Jeune Chambre de Commerce (Mauritanie)
  • Union Nationale du Patronat Mauritanien
  • Agence marocaine pour l'énergie durable
  • Morocco Climate Innovation Center
  • Bertha Center for Social Entrepreneurship (Afrique du Sud)
  • GreenCape (Afrique du Sud)
  • South Africa Climate Innovation Center
  • Caribbean Industrial Research Institute (Trinité-et-Tobago)
  • National Agency for Technology Entrepreneurship and Commercialization Development (Viet Nam)
  • Vietnam Climate Innovation Center

À propos du Programme de technologies climatiques du Groupe de la Banque mondiale

Le Programme de technologies climatiques du Groupe de la Banque mondiale favorise la croissance des secteurs des technologies climatiques dans les pays en développement par le biais de petites entreprises en croissance. Il renforce les institutions locales qui aident les entreprises, en déployant de nouveaux modèles d’appui avec ces institutions, et en facilitant les flux mondiaux de savoir, d’idées et de ressources entre les organisations et bailleurs de fonds mondiaux et les entreprises locales. À cette fin, il noue des partenariats avec diverses institutions locales. Ce programme a créé des centres d’innovation climatique dans sept pays et met actuellement en place deux fonds de capital-risque. Il bénéficie de l’appui du Département britannique du développement international (DfID), du ministère australien des Affaires étrangères et du Commerce (Australian Aid), du ministère danois des Affaires étrangères (DANIDA), du ministère norvégien des Affaires étrangères et du ministère néerlandais des Affaires étrangères.

Contacts médias
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À Marrakesh, Morocco
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