COMMUNIQUÉS DE PRESSE

Le nord du Cameroun bénéficiera d’un financement de 127 millions de dollars axés sur les besoins sanitaires pressants des femmes et des enfants

03 mai 2016


WASHINGTON, 3 mai 2016 – Les administrateurs de la Banque mondiale ont approuvé aujourd’hui un financement d’un montant total de 127 millions de dollars pour accroître le recours aux services de santé et améliorer la qualité de ces services au Cameroun, en particulier les services de santé de la procréation, de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent et les services de nutrition. Le financement comprend un crédit de 100 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA)* et un don de 27 millions de dollars du Fonds fiduciaire du Mécanisme de financement mondial (GFF).

Le projet appuiera l’élargissement progressif de la couverture du programme de financement basé sur les résultats (PBF) dans le pays ainsi que l’exécution d’autres interventions ayant un fort impact appuyées par le GFF. Le programme couvrait 25 % de la population en 2016, et l’opération soutiendra son extension à 20 % de la population de plus chaque année de 2017à 2020. Durant la première phase (2016-2018), les activités viseront à couvrir les 36 arrondissements restants dans les trois régions du nord du Cameroun (Extrême-Nord, Nord et Adamawa) pour répondre aux besoins pressants et grandissants de leur population.

Les femmes, les adolescents et les enfants âgés de moins de cinq ans, ainsi que les populations déplacées et les réfugiés touchés par l’insécurité qui règne dans la région, bénéficieront de ces interventions. Le projet a deux composantes qui visent à améliorer les résultats dans le secteur de la santé : i) le renforcement de la prestation des services de santé et ; ii) le renforcement des institutions pour améliorer les résultats du système de santé.

« Les autorités camerounaises, forte de six années d’expérience du financement basé sur les résultats considèrent qu’il est essentiel de procéder à ce type de financement pour renforcer l’efficacité de l’allocation et de l’utilisation des ressources destinées au secteur de la santé, améliorer la performance des agents sanitaires en accroissant leur motivation et leur satisfaction, et élargir le recours de la population aux services de santé essentiels en améliorant la qualité des services de santé », note Elisabeth Huybens, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Cameroun.

Les interventions appuyées par le GFF suivront une démarche plurisectorielle pour améliorer les résultats dans le domaine de la santé et de la nutrition en investissant non seulement dans la santé, mais aussi dans la protection sociale et l’éducation. Les priorités sont recensées dans le cadre de processus consultatifs et fondés sur les faits qui sont presque achevés (et documentés dans le dossier à l’appui de l’investissement du GFF). Dans le droit fil de la démarche générale retenue pour le GFF, ces priorités couvrent à la fois des interventions de santé de la procréation, de la santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent, des actions au niveau de systèmes transversaux et un appui à l’inscription à l’état civil et la tenue de statistiques en ce domaine.

Le Mécanisme de financement mondial est un partenariat forgé par plusieurs parties prenantes pour soutenir les efforts menés par les pays dans le but d’améliorer la santé des femmes, des enfants et des adolescents en assurant des moyens de financement novateurs. Le fonds fiduciaire GFF est un fonds multidonateurs qui mobilise des financements supplémentaires au titre de la santé de la procréation et de la santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent en associant des financements sous forme de don à des financements de l’IDA.

« Grâce à une analyse de fonds et au dialogue participatif engagé par les autorités camerounaises, les consultations du GFF au Cameroun ont déterminé qu’il importait de donner la priorité aux trois régions du nord et à l’est du pays où les résultats dans le domaine de la santé sont sensiblement plus défavorables que dans le reste du pays. Les interventions financées par l’investissement du GFF viseront les facteurs déterminants multisectoriels de la santé et de la nutrition, en ciblant plus particulièrement les défis économiques et démographiques ainsi que les problèmes d’éducation dans les régions du nord du Cameroun, en particulier pour les adolescentes », explique Paul Jacob Robyn, spécialiste de la santé et chef de l’équipe du projet.

 

* Fondée en 1960, l’Association internationale de développement (IDA) est l’institution du Groupe de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète en leur accordant des dons et des crédits sans intérêts destinés à financer des projets et programmes de nature à stimuler la croissance économique, réduire la pauvreté et améliorer les conditions de vie des populations démunies. L’IDA figure parmi les principaux bailleurs de fonds des 77 pays les plus pauvres du monde, dont 39 se trouvent en Afrique. Ses ressources ont permis l’amélioration des conditions de vie de 1,3 milliard d’habitants de pays IDA. Depuis sa création, l’IDA a financé des activités de développement dans 112 pays. Le volume annuel de ses engagements s’est élevé en moyenne à quelque 19 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 50 % environ de ce montant étant destinés à l’Afrique.

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° :
2016/373/AFR

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