COMMUNIQUÉS DE PRESSE

Déclaration de Jim Yong Kim, Président du Groupe de la Banque mondiale, à l’issue de la réunion du Conseil des chefs de secrétariat des organismes des Nations Unies sur l’épidémie d’Ebola

21 novembre 2014


Je suis heureux que nous ayons eu la possibilité, aujourd’hui, de réunir les dirigeants des institutions des Nations Unies pour faire le bilan de l’action mondiale menée contre l’épidémie d’Ebola et pour concevoir une démarche concertée pouvant être poursuivie sur le terrain, en Afrique de l’Ouest.

Nous sommes parvenus à un stade décisif de la pire épidémie d’Ebola que le monde ait jamais connu. Il existe des signes manifestes de progrès, en particulier au Libéria où le nombre de nouveaux cas diminue sensiblement. L’appui international joue un rôle déterminant. Mais il existe également des signes troublants, comme l’augmentation du nombre d’infections en Sierra Leone et la propagation de l’épidémie au Mali.

Notre objectif sera extraordinairement difficile à atteindre : nous devons parvenir à éliminer absolument tous les cas d’infection. Ebola n’est pas une maladie pour laquelle il est possible de tolérer quelques cas en se disant que les efforts déployés ont été suffisants ; regardez le nombre de victimes qu’a fait le virus en quelques jours lorsque l’épidémie a commencé au Ghana puis lorsqu’elle a explosé au Libéria et en Sierra Leone.

Pour parvenir à éliminer tous les cas d’infection, il sera essentiel d’investir beaucoup plus dans des systèmes de santé efficaces. Ces pays ont besoin d’installations sanitaires établies au niveau des communautés, dotées d’agents sanitaires bien formés et possédant de solides capacités de diagnostic, de traitement et d’aiguillage. Ces installations doivent pouvoir procéder aux activités extensives de traçage des contacts des patients infectés qui ont permis au Nigéria et au Sénégal d’éliminer tous les cas d’infection.  Pour cela, il faudra accroître les ressources disponibles, et renforcer la discipline et la coordination entre les autorités nationales des pays touchés et les organismes internationaux.

Même si nous nous concentrons résolument sur la riposte sanitaire immédiate, nous devons aussi commencer à planifier l’aide que nous apporterons aux pays touchés pour leur permettre de retrouver la voie de la reprise économique et du développement. Nous devons dès que possible aider les enfants à reprendre le chemin de l’école, les fermiers à retrouver leurs champs, les entreprises à reprendre leurs activités et les investisseurs à relancer leurs opérations dans ces pays.

Nous devons, en tant que membres de la communauté internationale, nous montrer aujourd’hui plus unis et plus déterminés que jamais. Nous devons accélérer et adapter notre intervention à l’évolution des conditions sur le terrain et aussi préparer la reprise. Nous savons que ce virus mortel a tendance à réapparaître : il nous faut donc rester vigilant même si l’avenir semble prometteur. Cette épidémie est loin d’être terminée. Nous sommes loin du but. Les pays touchés par Ebola ont un long chemin à parcourir et ils peuvent compter sur l’appui systématique de leurs partenaires de développement.



Contacts médias
À Washington
Melanie Mayhew
Téléphone : w: +1 202-458-7891, m: +1 202-459-7115
mmayhew1@worldbankgroup.org


COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° :
EXC/218/2015

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