COMMUNIQUÉS DE PRESSE

Des partenaires de développement soutiennent la création du Mécanisme de financement mondial pour promouvoir la santé des femmes et des enfants

25 septembre 2014

Ce nouveau fonds permettra d’accélérer la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement et de mettre fin aux décès évitables de mères et d’enfants d’ici 2030

NEW YORK, 24 septembre 2014 – Le Groupe de la Banque mondiale et les gouvernements du Canada, de la Norvège et des États-Unis ont annoncé ce jour leur intention d’engager des démarches pour créer le Mécanisme de financement mondial (GFF), un fonds innovant qui permettra de mobiliser l’aide apportée aux pays en développement en vue d’accélérer les progrès vers la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) liés à la santé et de mettre fin, d’ici 2030, aux décès évitables de mères et d’enfants.

Le GFF, qui appuiera l’initiative Chaque femme, chaque enfant, est actuellement élaboré en collaboration étroite avec un large éventail de parties prenantes, dont des pays partenaires, les institutions formant le Groupe H4+ (UNICEF, FNUAP, OMS, ONUSIDA, ONU Femmes et Groupe de la Banque mondiale), des organisations de la société civile, des partenaires de développement bilatéraux et multilatéraux, des fondations, des représentants du secteur privé et d’autres acteurs intervenant dans les domaines de la médecine de la procréation et de la santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent. Le GFF aidera les pays à mobiliser les ressources nationales et internationales supplémentaires nécessaires au développement et au maintien des services essentiels de santé destinés aux femmes, aux enfants et aux adolescents.

Dans un premier temps, les bailleurs de fonds se sont engagés à verser au Groupe de la Banque mondiale, aux fins du GFF, des dons d’un montant de 600 millions de dollars pour ce qui est de la Norvège et 200 millions de dollars pour le Canada. Les ressources du GFF seront mises à la disposition des pays concurremment avec des prêts à faible taux d’intérêt et des dons de l’Association internationale de développement (IDA), le fonds du Groupe de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres. Au regard de la forte demande de programmes de financement basé sur les résultats dans le secteur de la santé exprimée par les pays, ces contributions bilatérales pourraient aider à mobiliser des financements de l’ordre de 3,2 milliards de dollars à l’appui de l’accélération et de l’amélioration de la médecine de la procréation et de la santé des mères, des nouveau-nés, des enfants et des adolescents.

L’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) s’est engagée à travailler avec les partenaires à la création du GFF, mettant tout son arsenal de mécanismes de financements innovants et de partenariats public-privé au service de cette collaboration. L’aide ainsi apportée par l’USAID par le biais de ces mécanismes complémentaires pourrait contribuer à mobiliser jusqu'à 400 millions de dollars de ressources supplémentaires.

« La création du Mécanisme de financement mondial nous permettra de transformer le travail qui est fait à l’échelle mondiale dans les domaines de la santé et du développement grâce à des solutions de financement intelligentes, durables et de grande envergure, afin que toutes les femmes et tous les enfants aient accès à des soins susceptibles de sauver leur vie », déclare le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, qui ajoute « cela dénote notre détermination collective, en tant que partenaires de développement, à aider les pays à aller plus loin et à agir plus rapidement pour mettre fin aux décès évitables de mères et d’enfants et à l’extrême pauvreté ».

Les dirigeants du monde entier ont annoncé leur soutien à la création du GFF lors de la réunion de haut niveau sur le thème « Chaque femme, chaque enfant » organisée en marge de la 69e Assemblée générale de l’ONU. Le GFF aura vocation à soutenir les objectifs de l’initiative mondiale Chaque femme, chaque enfant et de la Stratégie mondiale pour la santé de la femme et de l’enfant lancées toutes les deux par le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, lors du sommet de l’ONU sur les objectifs du Millénaire pour le développement, qui s’est tenu en septembre 2010. Ce mouvement bénéficie également de l’appui de l’Initiative de Muskoka sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants, lancée par le G-8 sous la houlette du Premier ministre canadien Stephen Harper.

Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, déclare au sujet du GFF : « Dans le modèle de partenariat de l’initiative Chaque femme, chaque enfant, la communauté de la santé montre la voie pour ce qui est de trouver des solutions innovantes et développer de nouveaux partenariats. Pour la toute première fois, nous avons l’occasion historique de mettre fin à tous les décès évitables de mères, de nouveau-nés et d’enfants en l’espace d’une génération. Cette nouvelle impulsion financière et la démarche innovante dans laquelle elle s’inscrit nous aideront à nous rapprocher de cet objectif, les agences des Nations Unies et bien d’autres partenaires y jouant un rôle majeur ».

Le GFF s’appuiera sur l’expérience, les capacités et le solide bilan du Fonds fiduciaire pour l’innovation en matière de résultats de santé du Groupe de la Banque mondiale pour soutenir les projets des pays en développement d’élargir l’accès à des services de qualité dans le domaine de la médecine de la procréation et de la santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent. 

Pour sa part, la première ministre norvégienne, Erna Solberg, déclare : « La Norvège s’est engagée à soutenir le Mécanisme de financement mondial. Instrument permettant de diversifier les ressources, de mettre l’accent sur les résultats et de cibler les filles et les femmes, il est taillé à la mesure du nouveau programme de développement ».

 Le GFF se distingue notamment par l’aide apportée aux pays qui ont progressivement recours à des financements nationaux durables alors qu’ils passent de la catégorie de pays à faible revenu à celle de pays à revenu intermédiaire. Il devrait contribuer à mobiliser des ressources nationales et internationales supplémentaires auprès de diverses sources, parmi lesquelles d’autres bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux, les budgets nationaux, le secteur privé et des mécanismes de financement innovants.

Le GFF s’attachera tout particulièrement à aider les pays à développer des systèmes d’état civil afin de contribuer à l’enregistrement universel, d’ici 2030, de chaque grossesse, chaque naissance et chaque décès. Les systèmes d’état civil constituent un outil de contrôle crucial permettant de réduire la mortalité et d’assurer l’accès universel aux soins de santé, à l’éducation et à d’autres services essentiels. 

À cet effet, le premier ministre canadien, Stephen Harper, déclare : « Je suis très fier que le Canada fasse partie des fondateurs du Mécanisme de financement mondial à l’appui de l’initiative Chaque femme, chaque enfant. Pour le Canada, la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant doit rester au centre des préoccupations du programme de l’après-2015. L’annonce faite ce jour aidera à faire en sorte que les pays en développement aient accès au capital qui permettra de renforcer leurs systèmes de santé et de mettre en place les systèmes d’état civil nécessaires à l’enregistrement et au suivi de données essentielles, ce qui permet de sauver la vie de mères et d’enfants ».

L’administrateur de l’Agence des États-Unis pour le développement international, Rajiv Shah, déclare quant à lui : « Alors que nous nous attelons à réaliser de grandes aspirations humaines, nous devons repenser le développement à l’aide de nouveaux modes opératoires, d’innovations et de partenariats. Le Mécanisme de financement mondial mettra à profit la créativité et le savoir-faire d’une panoplie de nouveaux partenariats extraordinaires pour sauver la vie de mères et d’enfants partout dans le monde. C’est l’un des symboles d’un nouveau modèle de développement qui détermine de plus en plus nos méthodes de travail dans le monde pour aider à mettre fin à l’extrême pauvreté ».

« Les OMD ont permis des avancées collectives notables pour ce qui est de mettre fin aux décès évitables de mères et d’enfants, mais beaucoup reste à faire », prévient Ray Chambers, envoyé spécial de l’ONU pour le financement des OMD liés à la santé et le paludisme. « Je félicite la Banque mondiale, la Norvège, le Canada et les États-Unis pour cette collaboration avant-gardiste et sans précédent visant à financer l’amélioration de la santé, et j’espère voir l’impact de ce financement durant les 462 jours restants avant l’échéance des OMD », ajoute-t-il.

Les consultations sur la conception et la mise en œuvre du GFF sont en cours avec les pays et les principaux partenaires et organismes œuvrant dans le domaine de la santé des femmes et des enfants. Ce fonds devrait être pleinement opérationnel en 2015.

« Nous sommes ravis de cette initiative », souligne Mme Margaret Chan, directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé. Et d’ajouter : « L’année dernière, nous avons procédé à une estimation des investissements à réaliser pour que les pays puissent mettre fin aux décès évitables de mères et d’enfants d’ici 2030 (un surcroît de 5 dollars par habitant par an dans les pays fortement touchés) et développer les systèmes d’état civil. Nous sommes convaincus que nous pouvons travailler ensemble pour faire de ce mécanisme le moyen de mobiliser et de canaliser efficacement les fonds nécessaires à la réalisation de ces objectifs ambitieux, mais réalistes ».

« Je me réjouis de cette initiative qui vise à soutenir et à renforcer la capacité des pays à prendre en main le financement de la santé des femmes et des enfants », se félicite Graça Machel, présidente du Partenariat pour la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant. « Le Partenariat dont j’ai la charge attend avec intérêt de pouvoir faciliter de vastes consultations avec ses quelque 650 membres — qui englobent les pouvoirs publics, des partenaires de développement, des représentants de la société civile et des milieux universitaires, des professionnels de la santé et le secteur privé — afin de traduire cette vision dans les faits ».



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COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° :
2015/GHNDR/118