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COMMUNIQUÉS DE PRESSE

La Banque mondiale approuve des financements pour promouvoir la protection de la biodiversité en République démocratique du Congo

12 décembre 2013

WASHINGTON, 12 décembre 2013 — les Administrateurs de la Banque mondiale ont approuvé aujourd’hui des financements à hauteur de 14,64 millions de dollars pour renforcer la capacité de la République démocratique du Congo à gérer son vaste réseau d’aires protégées, qui se composent de sept parcs nationaux et de 57 réserves naturelles et réserves de chasse couvrant environ 22 millions d’hectares riches en biodiversité d’importance mondiale.

« Les parcs et les réserves de la RDC sont reconnus au plan mondial pour leurs trésors naturels de classe internationale, mais un grand nombre d’entre eux sont menacés par des activités d’abattage illicites, l’empiétement des communautés avoisinantes et le braconnage » a expliqué Eustache Ouayoro, Directeur de la Banque mondiale pour les opérations en République démocratique du Congo. « Le projet considéré aujourd’hui devrait aider à préserver la biodiversité d’importance mondiale de la RDC, améliorer la viabilité à long terme du système de parcs nationaux et contribuer à créer des emplois et à assurer la stabilité dans les communautés du pays déchirées par la guerre. »

Les financements accordés aujourd’hui se composent d’un don de 3 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA)* et d’un don de 11,64 millions de dollars de la Caisse du Fonds pour l’environnement mondial (FEM).

Ces financements apporteront des ressources supplémentaires au Projet de Réhabilitation du réseau des parcs nationaux (PREPAN), qui a pour objet de renforcer les capacités dont dispose l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) afin de superviser et de gérer les aires protégées du pays. Ils appuieront également la mise en place du Fonds Okapi pour la protection de la nature en RDC, qui est un fonds fiduciaire établi à l’échelle nationale

Les financements approuvés soutiendront les efforts actuellement déployés pour renforcer les capacités de l’ICCN qui permettent à ce dernier de mieux coordonner ses activités avec ses partenaires extérieurs et contribuent à promouvoir une approche intégrée de la préservation de la biodiversité dans les parcs et dans les réserves naturelles et les réserves de chasse de la RDC. Le PREPAN donne lieu, notamment, à la poursuite de mesures visant à améliorer les compétences en matière d’établissement de rapports et de gestion des ressources humaines au sein de l’ICCN et du Fonds Okapi, et à la poursuite d’activités conçues pour améliorer les systèmes de gestion financière de l’ICCN.

Les financements supplémentaires appuieront également les activités actuellement poursuivies dans le Parc national des Virunga et dans le Parc national de la Garamba, qui figurent tous deux sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en raison de leur diversité biologique d’importance mondiale. Chacun de ces deux parcs est classé parmi les sites en péril en raison de la perte de leur riche diversité animale, végétale et écosystémique, et constitue une priorité pour les efforts de préservation internationale.

Une partie importante des financements approuvés aujourd’hui, en même temps qu’un appui de la banque allemande de développement, KfW, contribuera à la constitution du Fonds Okapi dans le but d’aider à assurer un financement durable à long terme du réseau des parcs du pays. Le PREPAN appuiera l’assistance technique et administrative du Fonds Okapi ainsi que la formulation d’une stratégie d’investissement. Le Conseil d’administration du Fonds supervisera les investissements de ce dernier ainsi que les décaissements en faveur des aires protégées du pays.

« Les forêts de la RDC constituent un vaste réservoir de carbone, c’est-à-dire un important bien public mondial, et assurent des moyens de subsistance essentiels pour un grand nombre de Congolais », a expliqué Douglas J. Graham, Chef de l’équipe de la Banque mondiale pour ce projet. « Je suis heureux de pouvoir contribuer à la mise en œuvre de cet important projet. »

* L’Association internationale de développement (IDA), une institution de la Banque mondiale fondée en 1960, est chargée d’aider les pays les plus pauvres du monde en leur accordant des dons et des crédits ne portant pas intérêt pour la mise en œuvre de programmes de nature à stimuler la croissance économique, à atténuer les inégalités et à améliorer les conditions de vie des populations. L’IDA est l’un des principaux bailleurs d’aide aux 81 pays les plus déshérités de la planète, dont 39 se trouvent en Afrique. Les ressources de l’IDA apportent un changement positif dans la vie de 2,5 milliards de personnes vivant avec moins de deux dollars par jour. Depuis sa création, l’IDA a soutenu des activités dans 108 pays. Le volume annuel de ses engagements est en constante augmentation et a représenté en moyenne 15 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 50 % de ce montant environ étant destiné à l’Afrique.

 

 

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2014/245/AFR