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Le Groupe de la Banque mondiale investira 700 millions de dollars d’ici 2015 pour améliorer la santé des femmes et des enfants dans les pays pauvres

23 septembre 2013

NEW YORK, le 23 septembre 2013 — Le président du Groupe de la Banque mondiale, M. Jim Yong Kim, annoncera aujourd’hui aux Nations Unies que le Groupe de la Banque mondiale versera d’ici la fin de 2015 au moins 700 millions de dollars aux pays en développement, afin de les aider à atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) relatifs à la santé des femmes et des enfants. Ce nouvel apport de fonds, qui provient de l’Association internationale de développement (IDA), l’institution de la Banque mondiale chargée de répondre aux besoins des pays les plus pauvres, permettra une mise à l’échelle nationale de projets pilotes exécutés avec succès dans les domaines de la santé reproductive, de la santé maternelle et de la santé infantile dont la réalisation avait été rendue possible grâce au soutien du Fonds fiduciaire pour l’innovation en matière de résultats sanitaires (Groupe de la Banque mondiale) et de l’IDA. Cette annonce donne suite à l’engagement pris par le président Kim en septembre 2012 relativement à la mise à niveau du financement pour les OMD 4 et 5, dans le cadre de l’initiative mondiale Chaque femme, chaque enfant du Secrétaire général de l’ONU.

« Nous devons plus que jamais accélérer nos efforts collectifs pour sauver la vie d’un plus grand nombre de femmes et d’enfants, et les résultats prouvent que le financement basé sur les résultats a un impact considérable », a déclaré le président du Groupe de la Banque mondiale, M. Jim Yong King. « Le Groupe de la Banque mondiale est déterminé à mettre en œuvre des approches basées sur des données probantes pour contribuer à faire en sorte que chaque femme et chaque enfant reçoivent les soins de santé abordables et de qualité dont ils ont besoin pour survivre et mener une vie saine et productive. »

L’investissement de 700 millions de dollars annoncé aujourd’hui vient s’ajouter à la promesse faite par la Banque en septembre 2010 de consacrer aux OMD 4 et 5, d’ici 2015, une aide financière basée sur les résultats de 600 millions de dollars fournie par l’IDA, une promesse concrétisée avec deux années d’avance. Cette aide a permis d’abaisser les taux mondiaux de mortalité maternelle et infantile et d’élargir l’accès aux soins de santé pour les femmes et les enfants pauvres.

La mise en œuvre du mécanisme de financement basé sur les résultats signifie que le Groupe de la Banque mondiale s’efforce, en collaboration avec les pays bénéficiaires, de privilégier le paiement en fonction des résultats plutôt qu’en fonction des intrants. Le paiement des prestataires de services de santé est explicitement arrimé à la production effective et à la vérification indépendante de résultats préétablis, une approche incontestablement efficace :

  • En Afghanistan, le nombre de femmes qui accouchent avec l’aide de sages-femmes qualifiées a plus que doublé entre avril 2010 et décembre 2012 dans les centres de santé.
  • En Argentine, l’amélioration de la qualité et de l’accessibilité des services de santé pour les femmes enceintes pauvres et les enfants a permis d’abaisser les taux d’insuffisance pondérale à la naissance et de décès à l’hôpital chez les nouveau-nés dans les 28 premiers jours suivant la naissance, pour les bénéficiaires du mécanisme de financement.
  • Au Burundi, en une année seulement, les naissances en milieu hospitalier ont grimpé de 25 %, les consultations prénatales ont crû de 20 % et le nombre d’enfants complètement vaccinés a augmenté de 10 %.

La réalisation de nouvelles avancées sur le front de la santé des femmes et des enfants nécessitera l’adoption d’une approche globale de renforcement des systèmes de santé, assortie d’investissements qui transcendent le secteur de la santé pour englober des domaines essentiels comme l’eau et l’assainissement, les systèmes d’éducation et les marchés du travail. L’approche par pays de l’IDA renforce les priorités et les stratégies nationales de santé tout en tablant sur les domaines où le Groupe de la Banque mondiale détient un avantage comparatif, pour asseoir l’amélioration de la santé sur une démarche multisectorielle et systémique. De son côté, le Fonds fiduciaire pour l’innovation en matière de résultats sanitaires, avec le soutien des gouvernements de la Norvège et du Royaume-Uni, consolide cette approche en offrant aux pays des incitations à accroître leurs investissements avec l’aide de l’IDA.

Depuis dix ans, soit de 2003 à 2013, le soutien financier fourni par le truchement de l’IDA a donné les résultats suivants :

  • près de 600 millions d’enfants ont été immunisés
  • plus de 194 millions de femmes enceintes ont obtenu des soins prénatals
  • plus de 29 millions de naissances ont été facilitées par la présence de personnel médical qualifié
  • plus de 200 millions de femmes enceintes/allaitantes, d’adolescentes et d’enfants de moins de cinq ans ont bénéficié de services de nutrition de base

Le Groupe de la Banque mondiale : santé, nutrition et population

Le Groupe de la Banque mondiale est une source essentielle d’aide financière et technique pour tous les pays en développement, qui a pour objectifs de mettre fin à l’extrême pauvreté et de stimuler la prospérité partagée. L’atteinte de ces objectifs passe inévitablement par l’amélioration de la santé. Grâce à l’aide financière, aux analyses pointues et aux conseils stratégiques du Groupe de la Banque mondiale, les pays peuvent élargir l’accès aux soins de santé abordables et de bonne qualité, empêcher les gens de basculer dans la pauvreté ou d’aggraver leur pauvreté à cause de la maladie, et promouvoir les investissements dans tous les secteurs qui constituent les piliers d’une société saine.