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Soutenir l'entrepreneuriat et l'accès à la microfinance pour la jeunesse marocaine

25 juillet 2013

Le Fonds de transition au Moyen-Orient et en Afrique du Nord accorde deux nouveaux dons pour le Maroc

Rabat, le 25 juillet 2013 – Deux nouveaux projets visant à soutenir l'entrepreneuriat et l'accès à la microfinance au profit des jeunes marocains défavorisés ont été signés aujourd’hui.  S'établissant à un total de 11,01 millions de dollars, ces dons sont fournis sous le parrainage du Fonds de transition pour la région Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA).

La jeunesse marocaine se débat aujourd'hui pour avoir accès à une éducation de qualité et trouver un emploi. Le premier projet adopté aujourd'hui, le projet Micro-entrepreneuriat pour la jeunesse, d'un montant de 5,5 millions de dollars, aura pour cible plus de 5 000 jeunes marocains défavorisés de  la tranche d'âge de 15 à 29 ans résidant dans différentes localités du pays. Il visera en particulier les jeunes ayant une éducation de niveau secondaire ou moins et ceux qui se trouvent en dehors du marché du travail ou dans le secteur informel. Ces jeunes recevront des conseils sur la mise en place d'activités économiques viables et rentables. Le projet comprendra aussi un mécanisme de renforcement des capacités des acteurs nationaux et locaux destiné à appuyer les jeunes, leur apporter l'aide voulue pour démarrer et développer leur microentreprise.

«Ce projet qui sera piloté par le ministère de la Jeunesse et des sports contribuera à améliorer les compétences  de la jeunesse marocaine en matière d’auto-entreprenariat. Aider les jeunes les moins qualifiés, des hommes et des femmes qui travaillent bien souvent dans le secteur informel, sera déterminant pour promouvoir  une croissance équitable et l'inclusion sociale au Maroc,» déclare Gloria La Cava, Chef d'équipe de projet à la Banque mondiale.

Le second don signé aujourd'hui, le projet Développement de la microfinance, d'un montant de 5,51 millions de dollars, aidera à étendre l'accès au microfinancement aux petites entreprises et aux ménages à faible revenu qui ont généralement du mal à remplir les obligations de garantie imposées par les institutions de crédit.  

« Le secteur du microcrédit est devenu une importante source de services financiers au Maroc, » selon Teymour Abdel Aziz, Chef d'équipe de projet à la Banque mondiale.  « Les ménages à faible revenu et les microenterprises exclus du système bancaire formel disposent à présent d'une source de financement plus adaptée. »

Le projet sera exécuté par le ministère de l'Économie et des Finances, en étroite collaboration avec les parties prenantes clés.  Les études analytiques et l'assistance technique qui seront fournies par le projet permettront de créer un environnement favorable à la microfinance et contribueront à promouvoir l'inclusion financière.  

« La microfinance aide les micros et petites entreprises informelles à se mettre en place, investir dans des actifs et générer des revenus inestimables, en particulier dans les zones rurales reculées. Elle appuie également la démarginalisation économique des femmes, en permettant de contourner  de nombreuses barrières socioéconomiques qui empêchent les femmes de participer à l'activité économique, » ajoute  M. Abdel Aziz.

Le comité directeur du Fonds de transition pour la région MENA a approuvé cette année un total de 20,06 millions de dollars de dons au profit du Maroc pour accompagner la réforme de la gouvernance et les opérations de microentrepreneuriat et de microfinance au bénéfice de la jeunesse.  Ces financements interviennent au moment où le Maroc commence à mettre en œuvre les principes de sa nouvelle constitution, dans l'optique d'offrir l'égalité des chances à tous les Marocains, de créer de meilleurs emplois et de stimuler la croissance. 

Établi en 2012 pour aider les pays de la région MENA à formuler des politiques et des programmes en période de transition politique et économique, le Fonds de transition pour la région MENA est partie intégrante du Partenariat de Deauville, un engagement conjoint regroupant les membres du G8, la Turquie, les États du Golfe et des partenaires régionaux, qui a pour objet d'appuyer les pays de la région confrontés aux difficultés liées à la demande croissante d'une gouvernance responsable, d'une croissance durable et de la création d'emplois en plus grand nombre.


 

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