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COMMUNIQUÉS DE PRESSE

Pour la croissance et la compétitivité, la Banque mondiale accorde une subvention de 70 millions de dollars US au Burkina Faso

21 mars 2013

WASHINGTON, le 21 mars 2013 — La Banque mondiale à travers l’Association internationale de développement (IDA*), a approuvé ce jour,  une subvention de 70 millions de dollars au profit du Burkina Faso. Cette subvention vise à promouvoir la croissance et la compétitivité, et à réduire les vulnérabilités liées à la crise malienne et à la crise financière internationale, a annoncé l’institution multilatérale.

La deuxième  subvention pour la croissance, la compétitivité et la réduction de la vulnérabilité  catalysera la croissance du secteur privé tout en assurant  l’emploi, renforcera la résilience, réduira la vulnérabilité et améliorera la gouvernance et la gestion des ressources publiques du pays.

Cette nouvelle subvention qui soutiendra les efforts du gouvernement du Burkina Faso vise à :

  • Soutenir la croissance du secteur privé créateur d'emplois en aidant le gouvernement à mettre en place un fonds d’intrants  pour la production du coton, et l'amélioration de la compétitivité de ce secteur. Ce fonds contribuera également à l’amélioration des autres spéculations  commerciales ;
  • Améliorer la gouvernance et la gestion des ressources publiques en fournissant un cadre pour une meilleure transparence dans le secteur minier ;
  • Renforcer la résilience et réduire la vulnérabilité au moyen de transferts de fonds améliorés vers les communautés décentralisées, d’un meilleur accès à la micro finance pour les femmes, d'un meilleur suivi de la sécurité alimentaire, d’une plus grande distribution à prix réduits, voire gratuits de denrées alimentaires dans les zones pauvres et vulnérables et au profit des réfugiés maliens.

La Banque mondiale souligne que les secteurs du coton, des céréales   et des mines ont été des moteurs importants de la croissance économique de ce pays au cours des cinq dernières années. De solides réformes dans les années 2000 ont facilité une forte augmentation des investissements directs étrangers (IDE) dans le secteur minier. En outre, depuis le 27 février 2013, le Burkina Faso a été déclaré « Pays Conforme à l’ITIE » par le Conseil d’Administration de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) à Oslo. Cela signifie que le pays dispose d’une démarche de divulgation périodique des revenus issus du secteur minier et que ces données  sont disponibles et accessibles au public, qui peut apprécier l’apport du secteur minier dans le développement du pays.

Une aide budgétaire extérieure est nécessaire  en 2013 pour soutenir le programme de croissance économique  tel que défini dans la SCADD, aider le pays à amoindrir les effets de la crise financière internationale et surtout gérer l'insécurité alimentaire des réfugiés maliens.  

« Notre objectif  est d’accompagner le gouvernement du Burkina Faso dans sa quête d’une croissance durable et soutenue. Ce fonds permettra de soutenir le secteur privé, véritable  levier de la croissance, tout en aidant à améliorer la compétitivité du secteur du coton, notamment par la mise en place d’un fonds d’intrants pour la production»,  a affirmé Mercy M. Tembon, Représentante Résidente de la Banque mondiale à Ouagadougou.

La Banque mondiale a félicité le Burkina Faso pour sa solide gestion macro-économique consécutive  á une bonne pluviométrie, combinée à une embellie des cours  des produits d’exportation et qui ont permis un retour à une croissance économique soutenue  de près de 8% en 2012.

La subvention accordée aujourd’hui est la deuxième d’une série de programmes de quatre ans de soutien budgétaire pour la croissance et la compétitivité au Burkina Faso pour la période 2012 à 2014.

Les programmes futurs devraient être alignés sur le cycle budgétaire du gouvernement. La série d’opérations proposée soutient la mise en œuvre par le gouvernement de la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD) du Burkina Faso. Les deux premiers financements de l’IDA représentent plus de 30 % de l’aide budgétaire générale fournie au Burkina Faso par les partenaires du développement en 2012 et en 2013.

Le Burkina Faso a enregistré un taux de croissance économique réel de plus de 5 % en moyenne par année entre 1995 et 2012 et le RNB par habitant a augmenté de 360 dollars en 2005 à 447 dollars en 2012. La stabilité macro-économique et fiscale du pays a contribué à des améliorations continues de nombreux indicateurs économiques et sociaux. L’année 2012 a été caractérisée par une reprise de  la croissance économique après un ralentissement constaté en 2011 ou la croissance a été de 4,2 % sous l’effet de la mauvaise pluviométrie et de la crise financière internationale. Un regain d’optimisme sur le moyen terme existe avec un taux de croissance économique de 7,5% en 2013 grâce à la bonne reprise des exportations du coton et de l’or qui bénéficient actuellement de cours favorables.  En dépit des efforts faits par le Gouvernement en soutien aux secteurs sociaux,  des défis existent sur le plan du  développement humain au Burkina.

Cette subvention à l’appui de la politique de développement est la deuxième d’une série de quatre opérations et sera décaissée en une seule tranche.

 

* Ce projet est financé par l’Association internationale de développement (IDA), une institution de la Banque mondiale fondée en 1960 et chargée d’aider les pays les plus pauvres du monde en leur accordant des subventions et des crédits ne portant pas intérêt pour la mise en œuvre de programmes de nature à stimuler la croissance économique, à atténuer les inégalités et à améliorer les conditions de vie des populations. L’IDA est un des principaux bailleurs d’aide aux 81 pays les plus déshérités de la planète, dont 39 se trouvent en Afrique. Les ressources de l’IDA apportent un changement positif dans la vie de 2,5 milliards de personnes vivant avec moins de deux dollars par jour. Depuis 1960, l’IDA a soutenu des activités dans 108 pays. Le volume annuel de ses engagements est en constante augmentation et a représenté en moyenne 15 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 50 % de ce montant environ étant destinés à l’Afrique.

 

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2013/291/AFR