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COMMUNIQUÉS DE PRESSE

La Banque mondiale appuie le Maroc pour gérer le risque de change

21 décembre 2012

Un swap de devise élimine l’exposition au dollar sur la récente émission obligataire du Maroc d’un milliard de dollars

WASHINGTON, le 21 décembre 2012 — La Banque mondiale a exécuté un swap de devise d’un milliard de dollars pour le compte du Maroc afin de gérer son exposition au dollar résultant d’une récente émission obligataire. Cette opération s’inscrit dans la stratégie de gestion du risque de change du Maroc permettant ainsi de se couvrir contre les fluctuations entre le dollar, monnaie de règlement des remboursements obligataires, et l’euro.

« Cette transaction est conforme à la stratégie que le ministère de l’Économie et des finances a adoptée pour réduire l’exposition de son portefeuille de dette du Trésor marocain aux risques financiers, tels que les risques de change et de taux d’intérêt », confirme le ministre marocain de l’Économie et des finances, Nizar Baraka. « En échangeant la devise de l’émission obligataire du dollar vers l’euro, le Trésor améliore la composition de son portefeuille de dette extérieure, l’alignant ainsi sur le benchmark de référence. » 

Depuis déjà plusieurs années, le Maroc collabore étroitement avec la Banque mondiale pour réduire l’exposition de sa dette extérieure aux risques en alignant, sur sa stratégie cible, les devises et les taux d’intérêt de son portefeuille de prêts de la Banque.

« La Banque mondiale a observé une nette évolution de la culture de gestion des risques au niveau des gouvernements, bon nombre de pays adoptant un rôle actif pour gérer les risques avant qu’ils ne se matérialisent, au lieu de réagir aux chocs une fois qu’ils se sont produits », explique à ce sujet Madelyn Antoncic, Vice-présidente et trésorière de la Banque mondiale.

Cette transaction constitue la première collaboration entre Maroc et la Banque pour gérer le risque émanant d’engagements auprès d’institutions tierces, à travers la mise en place d’un swap de devise, sous un accord-cadre portant sur les produits dérivés.  Le Maroc est un des premiers pays à signer un accord de ce type avec la Banque mondiale, sur la base du contrat-cadre ISDA (International Swaps and Derivatives Association), donnant accès à des instruments de couverture pour gérer les risques financiers.

« La faculté de la Banque mondiale à offrir à ses pays membres des solutions pratiques pour traiter certains aspects financiers est primordiale », souligne la Vice-présidente de la Banque mondiale pour la Région Moyen-Orient et Afrique du Nord, Inger Andersen. « Cette transaction permet au Maroc de mettre ses programmes d’investissement et de développement à l’abri des variations des cours de change imprévues. »

La Banque a continuellement recours aux marchés financiers pour gérer les risques sur son propre bilan ainsi que pour le compte de ses clients. Ses produits financiers peuvent permettre à ces derniers de financer leurs programmes et d’accéder à des instruments de gestion des risques pour réduire leur vulnérabilité à la volatilité des marchés financiers et des prix des matières premières ou encore au risque de catastrophes naturelles.

 

Pour plus de renseignements, veuillez visiter le site suivant : http://treasury.worldbank.org

 

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° :
2012/214/MNA