COMMUNIQUÉS DE PRESSE

La Chine et le Groupe de la Banque mondiale lancent un nouveau carrefour des savoirs en vue d’offrir des solutions pour la réduction de la pauvreté

27 novembre 2012

L’initiative conjointe mettra à profit dans un premier temps l’expérience de la Chine en matière de gestion du transport urbain à faible intensité de carbone

BEIJING, 27 novembre 2012 – Le Groupe de la Banque mondiale et la Chine ont lancé ce jour un nouveau carrefour des savoirs en vue d’améliorer les résultats au plan du développement. Ce projet vise à diffuser les connaissances pratiques tirées des succès de la Chine dans la réduction de la pauvreté tant en Chine que dans d’autres pays. Dans un premier temps, le carrefour des savoirs contribuera à trouver des solutions respectueuses de l’environnement pour développer le transport urbain dans les villes chinoises.

« La Chine a sorti 600 millions de personnes de la pauvreté au cours des 30 dernières années, et d’autres pays en développement sont de plus en plus nombreux à vouloir apprendre de ces progrès remarquables, » a indiqué le Président du Groupe de la Banque mondiale Jim Yong Kim. « Le nouveau carrefour des savoirs joue un rôle de premier plan en mettant les enseignements tirés de l’expérience chinoise à la disposition du monde et  il contribuera à notre mission commune consistant à mettre fin à l’extrême pauvreté et à bâtir une prospérité partagée. »

« Le carrefour des savoirs deviendra un nouveau centre ouvert pour permettre aux pays en développement d’apprendre les uns des autres, » a estimé le ministre chinois des Finances, Xie Xuren.

Aux termes du Protocole d’accord sur le carrefour des savoirs pour le développement de la Banque mondiale et de la Chine, signé à Beijing par Kim et le ministre chinois des Finances Xie Xuren, la première opération pilote, dénommée TRANS-FORM, sera axée sur le transport urbain. Cette orientation a été choisie en raison de la nécessité de trouver de toute urgence des solutions innovantes permettant de réaliser un développement vert, solidaire et à faible intensité de carbone.

La gestion de l’urbanisation est une priorité pour la Chine, car 75 % environ de son produit intérieur brut est obtenu dans les 120 villes les plus importantes et 350 millions de résidents ruraux devraient émigrer dans les villes au cours des 20 prochaines années. La Banque aide la Chine à introduire des améliorations aux services de transport dans une trentaine de villes, en mettant l’accent sur les solutions peu polluantes, telles que les transports publics, la marche et le cyclisme.

Le nouveau carrefour des savoirs va accélérer le processus d’analyse des succès et des enseignements tirés de l’application de solutions aux problèmes urbains.  Certaines innovations sont déjà transférées à d’autres pays. Par exemple, l’initiative du fret écologique, qui vise à améliorer l’efficacité énergétique des camions chinois, est en train d’être adoptée au Brésil. CAI-Asia, l’un des partenaires de la Banque dans le programme de fret écologique en Chine, a entamé un programme panasiatique de fret écologique avec l’appui de bailleurs de fonds et du secteur privé.

Le carrefour des savoirs permettra aux villes chinoises d’apprendre les unes des autres. Une solution de gestion intégrée de corridor a été introduite dans un projet de transport urbain de plusieurs villes de la province de Liaoning, en vue d’améliorer de manière globale la vitesse, la fiabilité et la sécurité des déplacements, en s’inspirant des exemples réussis de Londres et de New York. Cette solution rend désormais les transports publics plus attrayants dans d’autres villes, et notamment Taiyuan, Wuhan, Changzhi, Xiangyang et Xining.

De nombreux pays comprennent les grandes orientations, mais ils n’obtiennent peut-être pas les résultats qu’ils veulent parce que la prestation des services et la mise en place des infrastructures sont à la traîne, le plus souvent dans les communautés où les besoins se font le plus sentir. Compte tenu de ce défi en matière de développement, le carrefour des savoirs cherche à mettre en place les bases nécessaires à une « science de la prestation », qui recueille et distribue des connaissances pratiques que les pays peuvent utiliser pour une prestation efficace.

Jim Yong Kim a également assisté à la cérémonie de lancement d’un mécanisme de partage du risque entre la Société financière internationale (IFC), qui est le membre du Groupe de la Banque mondiale ayant pour vocation le développement du secteur privé, et Bank of Jiangsu. Le projet vise à débloquer les financements en faveur des projets de maîtrise de l’énergie et d’énergies renouvelables dans la province côtière chinoise de Jiangsu.  Le mécanisme de garantie s’inscrit dans le cadre du Programme de financement d’une meilleure maîtrise de l’énergie via des entreprises de services énergétiques, qui encourage les banques à financer des projets respectueux du climat.

« L’IFC joue un rôle crucial en Chine, en favorisant  une croissance économique qui soit à la fois solidaire et viable à long terme,» a déclaré Jin-Yong Cai, Vice-président exécutif et directeur général de l’IFC, au cours du déjeuner organisé au centre. « Nous amenons les banques à financer des projets respectueux de l’environnement en assumant certains de leurs risques financiers et nous relions les institutions financières aux spécialistes du marché pour leur permettre de mieux comprendre les domaines de la maîtrise de l’énergie et des énergies renouvelables. »

Le ministre délégué chinois aux Finances et gouverneur suppléant du Groupe de la Banque mondiale, Zheng Xiaosong, a salué le programme comme étant une plateforme importante pour la promotion du partenariat public-privé en faveur d’un développement à faible intensité de carbone.

Au cours de sa visite, le Président du Groupe de la Banque Kim rencontrera également des dirigeants de l’État et des ministres du Gouvernement chinois. En outre, il se rendra dans la province de Sichuan où il rencontrera des personnes qui bénéficient de l’aide accordée par l’IFC à une banque locale, visitera un centre de santé maternelle et infantile et d’autres installations construites après le tremblement de terre dévastateur de 2008 et s’entretiendra avec des bénéficiaires d’un projet d’adduction d’eau et d’assainissement en milieu rural.

 

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11/27/2012/EAP