COMMUNIQUÉS DE PRESSE

Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale, se rendra en Côte d’Ivoire et en Afrique du Sud du 4 au 6 septembre

30 août 2012

WASHINGTON, 30 août 2012 – Le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, se rendra prochainement en Afrique à l’occasion de sa première visite officielle en dehors des États-Unis depuis sa prise de fonction en juillet 2012. Du 4 au 6 septembre, il voyagera en Côte d’Ivoire et en Afrique du Sud où il rencontrera les dirigeants nationaux, des ministres, des femmes dirigeantes, des jeunes et des représentants des milieux d’affaires afin de discuter de la manière dont le Groupe de la Banque mondiale peut aider plus efficacement les pays africains à accélérer leur croissance économique, réduire sensiblement la pauvreté et créer davantage d’emplois et d’opportunités pour les habitants du continent.

« La réduction de la pauvreté et la création d’opportunités permettant aux populations de réaliser leurs attentes sont au cœur de la mission du Groupe de la Banque mondiale et j’ai l’intention de continuer à renforcer les activités que nous menons pour atteindre ces objectifs. Conscient de la priorité accordée par les gouvernements africains à l’accélération de la croissance et à la réduction de la pauvreté, c’est donc en Afrique que j’ai choisi d’effectuer ma première visite officielle en tant que président du Groupe de la Banque mondiale. Dans le passé, l’Afrique se définissait souvent par ses problèmes, mais aujourd’hui, qu’il s’agisse de l’autonomisation des femmes, de la création d’emplois pour les jeunes ou du lancement de nouvelles entreprises, les meilleures idées et solutions en matière de développement proviennent de plus en plus souvent d’Afrique », déclare M. Kim. « L’Afrique est véritablement en train de décoller, et je me réjouis à la perspective d’engager un dialogue direct avec les dirigeants et les populations du continent sur la façon dont la Banque peut aider à promouvoir un développement plus solidaire en Afrique. »

M. Kim évoquera aussi avec les dirigeants des deux pays la nécessité de renforcer l’intégration régionale pour assurer l’avenir de l’Afrique. Chaque année, le continent perd des milliards de dollars de recettes commerciales potentielles en raison des barrières élevées qui font obstacle aux échanges avec les pays voisins — au point qu’il est plus facile à l’Afrique de faire du commerce avec le reste du monde qu’avec elle-même.

Jim Yong Kim sera accompagné de Makhtar Diop, Vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique.

Côte d’Ivoire

En Côte d’Ivoire — important moteur économique de l’Afrique de l’Ouest —, M. Kim rencontrera le président Alassane Ouattara et les principaux membres du gouvernement pour discuter de la prochaine phase du processus de développement et de croissance du pays.

M. Kim rencontrera aussi des femmes occupant des postes de responsabilité pour procéder à des échanges de vues sur l’importance des femmes dans les efforts entrepris par le pays pour générer des emplois, créer davantage d’entreprises et parvenir à une réconciliation et un développement durables dans un pays naguère déchiré par la guerre. Le président du Groupe de la Banque mondiale ira à la rencontre de jeunes chômeurs (y compris d’anciens soldats) qui apprennent de nouveaux métiers dans le cadre d’un programme de formation financé par la Banque mondiale. La Côte d’Ivoire ne compte pas moins de quatre millions de jeunes sans emploi.

« Les efforts de paix et de réconciliation entrepris par la Côte d’Ivoire sont des éléments importants pour jeter les bases d’un développement durable sur le territoire ivoirien et dans les pays voisins. J’espère en apprendre davantage sur la manière dont la Banque peut aider plus efficacement les États fragiles et les pays sortant d’un conflit à assurer leur transition vers la stabilité et le développement », dit M. Kim.

M. Kim, en outre, pourra observer personnellement le nouveau dynamisme du secteur privé africain en visitant un parc industriel pour petites et moyennes entreprises agro-industrielles. La Côte d’Ivoire stimule la production alimentaire dans une région de plus en plus touchée par la faim et la hausse des prix des produits alimentaires. L’agriculture a un impact considérable sur le développement et joue un rôle important dans la lutte contre la pauvreté et la faim, tout en favorisant la création d’emplois et en attirant des investissements privés.

Afrique du Sud

En Afrique du Sud, M. Kim rencontrera le président Jacob Zuma, le ministre des Finances, Pravin Gordhan, et d’autres membres du gouvernement pour discuter de la manière dont le Groupe de la Banque mondiale peut appuyer les efforts déployés par l’Afrique du Sud pour promouvoir une croissance solidaire et durable. Il s’entretiendra également avec des entrepreneurs locaux sur la façon dont le secteur privé crée des opportunités et contribue à la croissance.

« L’Afrique du Sud est une composante majeure de la croissance africaine et une voix prépondérante du continent africain au G-20 et dans d’autres forums mondiaux. C’est également un acteur important pour le commerce et l’investissement », déclare M. Kim. « J’espère avoir l’occasion de discuter de la façon dont nous pouvons renforcer notre partenariat en vue de promouvoir de meilleures perspectives de développement, pour le pays et l’ensemble du continent, surtout dans le domaine crucial du renforcement de l’intégration régionale. »

Contexte

Peuplée de 22 millions d’habitants, la Côte d’Ivoire possède la deuxième plus grande économie d’Afrique de l’Ouest. Les investissements actuels du Groupe de la Banque mondiale dans les programmes de développement du pays se montent à environ un milliard de dollars.

Ces investissements comprennent un projet d’assistance post-conflit visant à aider les jeunes et les anciens combattants à se réinsérer dans l’économie nationale, ainsi que d’autres projets dans des domaines tels que l’approvisionnement en eau et l’assainissement, la gouvernance et les réformes du secteur public, et les initiatives visant à faciliter la création de petites et moyennes entreprises (PME) et à dynamiser le secteur privé.

La Société financière internationale (IFC), organe du Groupe de la Banque mondiale spécialisé dans le secteur privé, se concentre sur le renforcement des institutions financières pour faciliter la croissance des PME, appuyer le secteur agro-industriel du pays et améliorer le climat des affaires afin d’attirer davantage d’investissements privés. L’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) du Groupe de la Banque mondiale apporte son concours à la réalisation du projet de construction du pont à péage sur la lagune Ébrié à Abidjan — projet censé avoir d’importantes retombées, comme la création d’emplois et la décongestion du trafic urbain. Ce projet est l’un des premiers investissements étrangers directs financés essentiellement par le secteur privé depuis la fin du récent conflit.

Le programme du Groupe de la Banque mondiale en Afrique du Sud en est encore à ses débuts. En avril 2010, la Banque mondiale a approuvé un projet de 3,75 milliards de dollars d’aide à l’investissement d’Eskom pour fournir aux entreprises et ménages sud-africains l’électricité dont ils ont tant besoin tout en appuyant la construction des centrales solaire et éolienne les plus ambitieuses du monde en développement.

En Afrique du Sud, la stratégie de l’IFC est d’aider les entreprises sud-africaines à « s’ouvrir au Nord » et à « se mondialiser », de fournir des conseils et des financements dans des créneaux où les besoins sont loin d’être satisfaits, d’apporter une assistance technique aux petites entreprises et d’accompagner le développement des énergies renouvelables.

La MIGA apporte son appui aux investisseurs étrangers à la recherche d’opportunités en Afrique du Sud et aux entreprises sud-africaines désireuses d’investir à l’étranger. Au cours des trois dernières années, l’agence du Groupe de la Banque mondiale a appuyé des agro-industries et des institutions financières.

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° :
2013/042/EXC