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La Banque mondiale débloque 100 millions de dollars pour appuyer le programme de réformes pour une croissance partagée du Niger
26 juin 2012
WASHINGTON, 26 juin 2012 — La Banque mondiale a autorisé aujourd’hui deux crédits sans intérêt de l’Association internationale de développement (IDA*) pour un total de 100 millions de dollars en soutien au programme de réformes pour une croissance partagée du Niger.
Le Premier crédit de croissance partagée, d’un montant de 50 millions de dollars, inaugure une nouvelle série de trois opérations de politique de développement visant à appuyer financièrement le Niger, dans le cadre d’un programme de réformes qui cherche à améliorer le climat des affaires, à accroître la productivité agricole et à renforcer la gestion des finances publiques. S’y ajoute le financement à hauteur de 50 millions de dollars d’un Programme d’appui à la compétitivité et à la croissance d’une durée de sept ans. L’objectif de ce projet est d’améliorer certains aspects de l’environnement des entreprises du Niger, d’encourager le développement de la filière de production de viande et de favoriser la participation des acteurs privés locaux dans le secteur de l’extraction.
Ousmane Diagana, Directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Niger, déclare : « Nous appuyons les efforts du Niger pour faire face à la crise alimentaire qui sévit actuellement dans le Sahel et à l’impact du conflit au Mali et en Libye. Il est aussi important de ne pas perdre de vue le développement de moyen à long terme du Niger. Ces deux projets représentent une aide stratégique pour permettre au Niger d’exploiter pleinement son incroyable potentiel dans les secteurs de l’exploitation minière, du pétrole et du bétail. »
Le Niger est devenu un producteur de pétrole en 2011 et devrait devenir le deuxième plus grand producteur d’uranium au monde grâce à des investissements de taille dans le secteur minier. L’élevage constitue une partie importante des exportations du Niger, mais apporte actuellement peu de valeur ajoutée car le bétail sur pied constitue la majeure partie des exportations du pays.
« Le gouvernement du Niger apprécie le nouvel appui financier et technique fourni par la banque mondiale pour aider à diversifier l’économie et à atténuer la volatilité inhérente aux secteurs miniers et agricoles comme le démontre la crise alimentaire imminente », affirme Amadou Boubacar Cisse, ministre du Plan, de l’Aménagement du Territoire et du Développement Communautaire du Niger. « À travers ce programme, nous cherchons à proposer des possibilités d’emploi et de génération de revenus pour nos concitoyens les plus démunis, en particulier les jeunes. Grâce au nouveau programme, le Niger pourra également mieux coordonner toute l’aide au développement qu’il recevra au cours des prochaines années », conclut M. Cisse.
Nestor Coffi, Chef-pays de la Banque mondiale pour le Niger, souligne que « les réformes encouragées par ces deux opérations vont non seulement dynamiser la croissance économique, mais également rendre le Niger plus résistant aux chocs externes en favorisant la diversification de l’économie et la modernisation des systèmes de recherche et de vulgarisation agricoles. Cela reflète les priorités de la stratégie de la Banque mondiale pour l’Afrique. »
L’agriculture pluviale du Niger est confrontée à des épisodes récurrents de sécheresse et l’initiative 3N du gouvernement pour assurer la sécurité alimentaire (Les Nigériens Nourrissent les Nigériens) cherche à renforcer l’agriculture irriguée, notamment par des réformes bénéficiant du crédit visant à accroître la productivité de ce type d’agriculture.
Robert Utz, Chef du groupe de travail pour le Premier crédit de croissance partagée à la Banque mondiale, explique : « il est important que la croissance profite à tous les Nigériens, en particulier aux individus défavorisés. Le fait de concentrer notre appui sur les améliorations à apporter à la gestion des finances publiques permettra d’utiliser efficacement les ressources des secteurs minier et pétrolier pour mettre en œuvre le plan de développement économique et social du gouvernement. Il est également important de nous assurer que les femmes participent à l’expansion économique et reçoivent les fruits d’une croissance partagée. C’est d’ailleurs un point central de notre dialogue avec les autorités. »
Djibrilla A. Issa, Chef du groupe de travail du Programme d’appui à la compétitivité et à la croissance de la Banque mondiale ajoute : « Ce projet aidera le Niger à mettre en œuvre des réformes destinées à réduire les obstacles qui entravent la croissance économique grâce à un meilleur climat des affaires et à un soutien aux chaînes de création de valeur ajoutée à fort potentiel (secteur de la viande et de la boucherie, et industrie d’extraction). Cela rendra possible une croissance plus élevée et la diversification de l’économie. L’appui au développement de deux chaînes de création de valeur ajoutée stimulera les investissements privés, et donc les sources de croissance, ce qui ouvrira les possibilités de création d’emplois. L’appui aux entreprises et le développement des compétences de la main-d’œuvre au Niger apporteront un coup de pouce aux entreprises, qui devraient à leur tour favoriser l’emploi formel et de meilleures conditions de travail. »
Le portefeuille actif de l’IDA du gouvernement du Niger en collaboration avec la Banque mondiale inclut 12 projets, pour un total d’environ 401.5 millions de dollars, complétés par de fonds d’affectation spéciale à hauteur de 31 millions de dollars. Il associe des emprunts d’investissement et des opérations de politique de développement.
Les deux crédits de l’IDA présentent chacun une période de grâce de 10 ans et une échéance à 40 ans.
*L’Association internationale de développement (IDA), une institution de la Banque mondiale fondée en 1960, est chargée d’aider les pays les plus pauvres du monde en leur accordant des dons et des crédits ne portant pas intérêt pour la mise en œuvre de programmes de nature à stimuler la croissance économique, à atténuer les inégalités et à améliorer les conditions de vie des populations. L’IDA est un des principaux bailleurs d’aide aux 81 pays les plus déshérités de la planète, dont 39 se trouvent en Afrique. Les ressources de l’IDA apportent un changement positif dans la vie de 2,5 milliards de personnes vivant avec moins de deux dollars par jour. Depuis 1960, l’IDA a soutenu des travaux de développement dans 108 pays. Le volume annuel de ses engagements est en constante augmentation et a représenté en moyenne 15 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 50 % de ce montant environ étant destiné à l’Afrique.
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