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Le Groupe de la Banque mondiale s'engage en faveur de l’éducation des filles et des femmes

08 mars 2017


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En moins d’un an, le Groupe de la Banque mondiale a alloué un montant total de 600 millions de dollars dans des projets au profit des adolescentes. (Photo: Charlotte Kesl / Banque mondiale)



#BeBoldForChange : « osez le changement », c’est le thème choisi cette année pour la campagne mondiale menée à l’occasion de la Journée internationale des femmes. Un appel à l’action bienvenu quand on sait les difficultés et les dangers auxquels les filles et les femmes sont confrontées et qu’elles doivent surmonter. Alors que le Groupe de la Banque mondiale s’est fixé comme double objectif de mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici à 2030 et de promouvoir une prospérité partagée, il est indispensable, pour y parvenir, de soutenir les filles et les femmes dans le monde entier.

En avril 2016, le président du Groupe de la Banque mondiale Jim Yong Kim a pris un engagement : celui d’investir 2,5 milliards de dollars sur une période de cinq ans dans des projets d’éducation bénéficiant directement à des adolescentes. En moins d’un an, l’institution a déjà alloué un montant total de 600 millions de dollars dans des projets qui contribuent à améliorer la situation en soutenant l’éducation et l’autonomisation des adolescentes. En voici deux exemples parmi les plus récents.

 

Uruguay

En Uruguay, les filles sont particulièrement exposées aux violences sexistes en milieu scolaire. Elles sont en outre désavantagées sur le plan des résultats par les stéréotypes sexuels que véhiculent les programmes et qui reposent, à la base, sur un défaut de prise de conscience et d’inclusion en classe. Cette situation est directement liée aux stéréotypes sexuels qui prévalent dans la société uruguayenne et qui ont des effets durables sur les possibilités de progression des femmes, notamment sur le plan de l’emploi. La lutte contre les préjugés dont souffrent les femmes et les filles constitue une priorité de premier plan pour les autorités du pays.

Avec une enveloppe de 40 millions de dollars, le Projet d’amélioration de la qualité de l’éducation initiale et primaire en Uruguay (a) comprendra une série d’activités visant à doter les enseignants de nouveaux outils pour lutter contre les inégalités entre les sexes. Il financera des formations destinées à sensibiliser les enseignants aux dimensions sexuelles des apprentissages scolaires, et en particulier aux normes qui touchent à la masculinité et à la féminité et qui sont profondément enracinées dans la société. Le projet donnera également lieu à une étude nationale sur l’égalité des sexes qui servira de référence à l’élaboration d’un plan d’action sur trois ans (2017-2020) pour résoudre les difficultés auxquelles les filles sont confrontées à l’école.

« Nous espérons que ces efforts permettront de catalyser des solutions de long terme, notamment en ce qui concerne l’insertion des femmes sur le marché du travail et la prévention des violences domestiques contre les femmes et les filles », indique Reema Nayar, responsable du pôle Éducation pour l’Amérique latine et les Caraïbes à la Banque mondiale.

 

Haïti

En Haïti, beaucoup de filles abandonnent tôt l’école. Cette situation s’explique notamment par des facteurs sociaux et, en particulier, par les mariages précoces : les dernières études en date indiquent qu’à 18 ans 17 % des filles sont déjà mariées.

Le Projet d’appui à une éducation de qualité en Haïti (a) a été approuvé récemment. Doté d’un financement de 30 millions de dollars, il comprendra des interventions qui intègreront la problématique féminine dans la conception des infrastructures sanitaires, la formation des enseignants et les activités de mobilisation communautaire afin de favoriser l’accès des enfants à une éducation primaire de qualité et de les aider à aller jusqu’au bout de ce cycle d’études.

Le Projet pour l’éducation pour tous en Haïti finance notamment la mise en place d’un programme de dispense des frais de scolarité pour permettre aux enfants de fréquenter et terminer l’école primaire. Jessica Prudent fait partie des bénéficiaires du programme. Elle a 11 ans, est en sixième année et vit dans l’un des quartiers les plus pauvres de Port-au-Prince. Son éducation est assurée et ses rêves sont à sa portée.

« J’aimerais être infirmière pour que, si un membre de ma famille tombe malade, je puisse le soigner. Pour réussir, je dois terminer ma scolarité. Je dois beaucoup étudier pour passer dans la classe supérieure », confie l’enfant. Jessica fait partie de la moitié des élèves qui, dans le pays, parviennent à achever le cycle primaire à l’âge normal.

 

Donner aux filles et aux femmes les moyens de réussir par l’éducation

Il faut des actions vigoureuses pour promouvoir l’autonomisation des filles et des femmes. Et les initiatives du Groupe de la Banque mondiale traduisent cette exigence planétaire, tant dans ses priorités institutionnelles que dans ses travaux d’analyse et ses investissements. Les exemples qui en témoignent sont nombreux. À commencer par sa stratégie pour le genre et l’égalité des sexes (a), mais aussi ses efforts diversifiés pour appréhender la situation des filles dans les écoles de Zambie et du Malawi, soutenir la scolarisation des jeunes refugiées syriennes au Liban ou encore financer un programme d’allocations de scolarité destiné aux adolescentes vulnérables dans le Pendjab, au Pakistan.



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