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Une équipe des ressources humaines à la Banque mondiale sillonne l’Afrique pour démystifier le recrutement et les profils de carrière

12 novembre 2015


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Une équipe des ressources humaines de la Banque mondiale a animé des séances d’informations à Dakar, Nairobi, Johannesburg et Lagos pour présenter les carrières et les programmes de recrutement au sein de l’institution. 


LES POINTS MARQUANTS
  • Une équipe des ressources humaines de la Banque mondiale a animé des séances d’informations à Dakar, Nairobi, Johannesburg et Lagos pour présenter l’institution, son offre d’emplois et son programme de recrutement de ressortissants africains.
  • Elle a décidé de frapper directement aux portes des grands établissements d’enseignement supérieur pour établir de bonnes relations et dénicher les meilleurs talents du continent.
  • Étudiants, enseignants et professionnels ont ainsi pu s’entretenir directement avec des recruteurs de la Banque mondiale et recueillir leurs conseils stratégiques et techniques pour se donner les meilleures chances de réussir le processus de sélection très compétitif de cette institution.

DAKAR, le 12 novembre 2015 – Toutes celles et ceux qui ont passé du temps à postuler dans le secteur du développement savent que la concurrence y est rude, les places rares et le processus de recrutement assez souvent opaque.

Ces clichés recouvrent une part de vérité, même pour le Groupe de la Banque mondiale. Mais les fausses idées qui circulent sur le profil du personnel de la Banque — « ce sont tous des banquiers diplômés en finance » ou bien « ils sortent tous de Harvard », voire « il faut avoir 20 ans d’expérience et un doctorat » — sont encore pires. Ce sont ces stéréotypes qui conduisent à un véritable gâchis, en dissuadant les personnes talentueuses d’envoyer leur candidature, même lorsqu’elles correspondent à des postes disponibles.

« On a tendance à penser que tous les employés de la Banque mondiale sont surhumains », explique Serge Bogbé, un étudiant ivoirien en MBA. « Quelle n’a pas été ma surprise de découvrir aujourd’hui que ce sont des hommes et des femmes comme nous, accessibles et prêts à discuter avec nous de nos projets personnels. » Serge Bogbé vient juste d’assister à un forum organisé par le Groupe de la Banque mondiale au Centre africain d’études supérieures en gestion (CESAG) de Dakar, qui a accueilli cette manifestation. Elle fait partie des différentes campagnes de sensibilisation qui ont eu lieu sur le continent, notamment, à Nairobi, Johannesburg et Lagos. Pour la Banque mondiale, c’est une première, qui fait suite à une autre initiative totalement inédite, le Programme de recrutement de ressortissants africains.


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Serge Bogbé, étudiant ivoirien au Centre africain d’études supérieures en gestion, participe à un forum sur le recrutement organisé par le Groupe de la Banque mondiale.


Ces missions de recrutement poursuivent trois objectifs : exposer la volonté de la Banque de recruter des ressortissants africains, ses attentes et son mode de sélection; tisser des liens avec de grands établissements d’enseignement en Afrique pour les futures campagnes de recrutement ; et discuter avec des jeunes talents et d’éventuelles futures recrues de la Banque. Ces missions ont été réalisées par des membres de l’équipe en charge des ressources humaines à la Banque mondiale et leurs collègues de l’unité des solutions TIC.

Elles ont aussi permis à Geremie Sawadogo, responsable du recrutement des talents, et à son équipe, de corriger certains stéréotypes tenaces quant aux profils des employés de la Banque mondiale. Lui-même, natif du Burkina Faso, n’aurait jamais imaginé il y a 20 ans travailler un jour pour cette institution. « Comme pas mal d’autres étudiants, quand j’ai fini mon doctorat à l’université de l’Iowa, je n’ai jamais envisagé la Banque mondiale comme un employeur potentiel. À l’époque, je pensais qu’il fallait connaître quelqu’un pour avoir une chance d’y entrer. Sans oublier une rumeur qui circulait fréquemment et selon laquelle c’était particulièrement dur pour les Africains. Alors je n’ai même pas essayé. Si je suis là aujourd’hui, c’est pour expliquer aux éventuels candidats que tout cela est faux et les inciter à considérer le Groupe de la Banque mondiale comme un employeur potentiel. »

Pour M. Sawadogo, le public connaît mal la diversité des emplois proposés par la Banque, l’IFC et la MIGA et il souhaite absolument présenter un maximum de postes en demandant aux membres de l’équipe d’expliquer en détail les profils recherchés pour tous ces services. Il a également eu l’honnêteté de souligner que certains secteurs — comme les services en charge des technologies de l’information ou des investissements — recrutent plus que d’autres.

Interrogé sur le Programme de recrutement de ressortissants africains, M. Sawago a détaillé sans réserve les raisons et les conditions de cette initiative. « La Banque mondiale n’a pas de quotas mais s’est en quelque sorte fixé des cibles de diversité. Comme nous avons du mal à atteindre notre objectif de recrutement de ressortissants africains, c’est un moyen de recruter davantage de monde. Le processus est extrêmement sélectif : sur les 50 000 dossiers reçus, nous ne retiendrons que 64 candidats. Mais nous nous engageons à garder les dossiers des candidats qualifiés qui n’ont pas été retenus pour pourvoir les postes qui se libéreront plus tard », rappelle M. Sawadogo devant un amphithéâtre plein à craquer du CESAG.

Cela peut justement décourager beaucoup de candidats. Mais l’équipe de la Banque mondiale a tenu à expliquer comment fonctionne le système qui permet de conserver les dossiers des candidats pressentis et de les contacter ultérieurement, si un poste correspondant à leur profil vient à être disponible. Elle est également revenue sur les différents programmes phare de la Banque mondiale : le Programme des analystes pour les moins de 28 ans, le Programme des jeunes professionnels pour les moins de 32 ans et le Programme de stage. Ils permettent tous les trois à des jeunes talents d’acquérir de l’expérience à la Banque mondiale et, éventuellement, d’y rester toute leur vie… Cela dit, les conditions d’entrée sont aussi sélectives que celles de recrutement et l’équipe en a donc profité pour détailler les stratégies et les techniques pouvant donner un avantage concurrentiel aux candidats.

« Toutes mes félicitations à la Banque mondiale pour cette initiative. En tant qu’enseignante, j’ai besoin de connaître les critères que les employeurs recherchent chez mes étudiants et j’ai le sentiment que la Banque mondiale a parfaitement bien expliqué ses attentes », indique Mariam Nzianzan, professeur de marketing et études de marché au CESAG. « J’ai trouvé la présentation du système de stage très intéressante sachant que, souvent, les étudiants africains ont du mal à acquérir une expérience professionnelle de haut niveau pendant leurs études et en début de carrière. J’espère que ce programme se développera. »

« Je voudrais remercier la Banque mondiale pour cette intervention et sa décision de venir s’adresser directement aux universités pour expliquer ce qu’elle fait et pour présenter les postes qu’elle offre », renchérit Serge Bogbé. Il fait partie des nombreux étudiants du CESAG qui ont pu poser directement des questions à l’équipe de la Banque mondiale pendant la réunion et ensuite, via le réseau. Une séance de questions/réponses a également été organisée en fin de semaine, à l’Institut africain de management (IAM) et à l’École supérieure multinationale des télécommunications (ESMT), deux établissements de premier plan à Dakar.

Le Groupe de la Banque mondiale entend établir des partenariats durables avec les meilleures universités du continent pour pouvoir recruter la « crème de la crème » des talents africains mais aussi pour envisager d’autres pistes de collaboration dans la recherche, le partage des connaissances et l’orientation professionnelle.

Pour en savoir plus sur les offres d’emplois à la Banque mondiale, rendez-vous sur http://wrld.bg/SQ1CZ


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