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Rapport de suivi de la situation économique (octobre 2016)


La croissance de l’économie palestinienne, qui se remet lentement de la récession de 2014, est estimée à 8 % au 1er trimestre 2016, en raison de facteurs temporaires, principalement un frémissement dans la reconstruction de Gaza. Le chômage, estimé à 27 %, demeure obstinément élevé. Compte tenu des contraintes grevant actuellement la compétitivité économique, la croissance attendue à moyen terme est estimée à 3,5 %. Un niveau d’aide moindre que prévu et l’éventualité d’une poursuite des conflits génèrent des risques pour la croissance et l’emploi.

Perspectives

La reprise récente de la croissance a été alimentée par la reconstruction de Gaza et ne sera pas durable à moins que des efforts soient faits pour améliorer la compétitivité économique. Les perspectives économiques pour les territoires palestiniens demeurent donc préoccupantes. En supposant que les restrictions actuelles demeurent en place et que la situation sur le plan sécuritaire reste relativement calme, le taux de croissance du PIB réel de l’économie palestinienne en 2016 devrait être de 3,3 % : 2,7 % pour la Cisjordanie et 5,5 % à Gaza. À moyen terme, la croissance du PIB réel pourrait tourner aux environs de 3,5 %. Cette faible croissance entraîne une stagnation du revenu réel par habitant et une augmentation du chômage.

Le déficit budgétaire (avant subventions) devrait diminuer pour se situer à 10 % du PIB (1,3 milliard de dollars US) en 2016. Dans le même temps, l’aide étrangère perçue en 2016 pourrait descendre sous la barre des 700 millions de dollars US, soit un déficit de financement de plus de 600 millions de dollars US (4,7 % du PIB). L’AP envisage de mettre en œuvre des mesures visant à réduire ce déficit mais elles ne permettront pas de le résorber complètement. À moins que l’aide des bailleurs de fonds soit considérablement renforcée, le déficit sera essentiellement financé par des arriérés envers le secteur privé et les fonds de pension dans la mesure où le volume des emprunts contractés auprès des banques locales est très proche de la limite maximale définie par l’autorité monétaire palestinienne. Sur le plan extérieur, le déficit du compte courant (hors transferts officiels) devrait légèrement se réduire pour se situer à 21 % du PIB en 2016 en raison d’une baisse des importations. 

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