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Maroc : rapport de suivi de la situation économique (avril 2017)


Après une mauvaise campagne agricole en 2016, le secteur primaire devrait rebondir en 2017 et propulser la croissance du PIB à 3,8 %. Entretemps, l’activité non agricole reste morose et l’inflation maitrisée. Déjà faible, le taux de participation au marché du travail ne cesse de décliner. Des efforts soutenus d’assainissement des finances publiques et la dégringolade des cours mondiaux du pétrole ont contribué à réduire le double déficit ces dernières années. Pour l’avenir, les principaux défis demeurent la poursuite d’une croissance plus forte sous l’impulsion du secteur privé, la création d’emplois et la promotion d’une prospérité partagée.

La production agricole, qui représente encore près de 15% du PIB du pays, a diminué d’environ 10 %, ramenant le taux de croissance du PIB global à 1,1% en 2016. Des précipitations abondantes depuis l’automne 2016 donnent à penser que la croissance du PIB devrait rebondir à 3,8% en 2017. On s’attend à une production céréalière supérieure à sa moyenne historique et le PIB agricole devrait augmenter de près de 10 %. On prévoit également un accroissement du PIB non agricole qui, bénéficiant de l’embellie du secteur agricole et de la confiance grandissante à la fois des consommateurs et des producteurs, serait légèrement supérieur aux tendances récentes. Cela dit, il est peu probable que cette conjoncture positive se traduise par d’importantes améliorations dans la structure du marché du travail. Les attentes concernant l’inflation étant bien fondées, le taux d’inflation devrait continuer à tourner autour de 2%.

La dynamique de réformes marque le pas à cause des retards accusés dans la formation du nouveau gouvernement après les élections législatives d’octobre 2016. Une disposition du projet de loi de finances 2017 qui prévoit une nouvelle réduction du déficit budgétaire à 3% du PIB est néanmoins appliquée.