| Population | 10,123,787 | 2011 |
| PIB | $7,346,156,702 | 2011 |
| Croissance du PIB | 5.5% | 2011 |
| Inflation | 8.4% | 2011 |
| Plus de données » | ||
Le tremblement de terre d'une magnitude de 7.0 qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010 a exacerbé les défis actuels et a tué plus de 230 000 personnes. Les dommages et pertes sont estimés à environ 8 milliards de dollars, ou 120% du PIB. En savoir plus »
M. Kim présente un programme ambitieux pour mettre fin à la pauvreté et renforcer la croissance solidaireWASHINGTON, 2 avril 2013—Lançant un appel en faveur de nouveaux objectifs ambitieux pour aider ... Afficher plus + les plus vulnérables, le président du Groupe de la Banque mondiale Jim Yong Kim a présenté ce jour un programme d’action ambitieux que la communauté internationale doit mettre en œuvre pour mettre fin à l’extrême pauvreté à l’horizon 2030 et promouvoir une prospérité partagée, en vue d’accroître les revenus des 40 % les plus pauvres des habitants de chaque pays.« Nous sommes à un tournant de l'histoire, où les succès des décennies antérieures et les perspectives économiques de plus en plus favorables se conjuguent pour offrir aux pays en développement une occasion, la toute première, de mettre fin à l’extrême pauvreté en une génération, » a déclaré M. Kim dans un discours prononcé à Georgetown University. « Il nous incombe désormais de profiter de cette conjoncture favorable pour prendre des décisions délibérées et réaliser cet objectif historique ».Intervenant avant les prochaines réunions de printemps de la Banque mondiale et du FMI, M. Kim a observé que les économies en développement s’étaient rapidement remises de la crise et se trouvent désormais dans une situation fondamentalement solide, grâce à une plus grande stabilité macroéconomique, un État de droit plus ferme et des investissements accrus dans le capital humain et l’infrastructure. La croissance de la productivité est élevée dans le secteur privé, source de 90 % de tous les emplois.M. Kim a fait remarquer que le premier des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), la réduction de moitié de l’extrême pauvreté, a été atteint en 2010, cinq années à l’avance, après des années passées par les pays en développement à investir dans des programmes de protection sociale et à déployer beaucoup d’efforts pour se doter de la marge de manœuvre budgétaire et créer les volants de sécurité macroéconomiques nécessaires pour riposter efficacement en cas de crise.Pour atteindre l’objectif plus difficile qui consiste à mettre fin à pratiquement l’extrême pauvreté, M. Kim décrit trois facteurs nécessaires :Premièrement, pour atteindre l’objectif à l’horizon 2030 il faudra accélérer le taux de croissance observé au cours des 15 dernières années et, en particulier, assurer une croissance forte et soutenue en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne.Deuxièmement, il faudra déployer des efforts pour promouvoir l’inclusion et réduire les inégalités et pour s'assurer que la croissance entraîne la réduction de la pauvreté, surtout par la création d'emplois.Et troisièmement, il faudra éviter ou atténuer les chocs éventuels tels que les catastrophes climatiques ou de nouvelles crises alimentaires, énergétiques ou financières.Relevant que de nombreux dirigeants du monde entier expriment, depuis des décennies, la nécessité d'éliminer la pauvreté, M. Kim a reconnu que pour réaliser cette vision toute la communauté mondiale du développement doit prendre un engagement correspondant à l'ampleur du défi, et il a salué les appels lancés récemment par les dirigeants mondiaux en faveur de l’action.« Récemment, plusieurs personnalités politiques courageuses se sont engagées à mettre fin à la pauvreté dans leur pays, notamment Dilma Rousseff du Brésil et Joyce Banda du Malawi. De même, le Président Barack Obama des États-Unis et le Premier ministre David Cameron du Royaume-Uni ont adopté l'objectif d'éliminer l’extrême pauvreté à l'échelle mondiale. Ces engagements audacieux requièrent de l'action, » a déclaré M. Kim.M. Kim a remarqué que l’échéance de 2030 est très ambitieuse : « Pour atteindre l'objectif de 2030, nous devons réduire la pauvreté mondiale de moitié une fois, la réduire de moitié une deuxième fois, et la réduire pratiquement de moitié une troisième fois, le tout en moins d'une génération. »M. Kim a affirmé que pour relever les défis mondiaux, la lutte contre l’extrême pauvreté ne suffit pas : « Nous devons travailler collectivement pour aider toutes les personnes vulnérables partout à s'élever nettement au-dessus du seuil de la pauvreté. Au Groupe de la Banque mondiale, c'est ce que nous appelons promouvoir une prospérité partagée. »Bien que l’action du Groupe de la Banque mondiale porte plus particulièrement sur les pays qui ont le moins de ressources, M. Kim a déclaré que cette action ne se limite pas seulement aux pays pauvres, et il a exhorté la Banque et ses partenaires à œuvrer à la réalisation du deuxième objectif consistant à accroître les revenus des 40 % les plus pauvres des habitants de chaque pays.« Nous intervenons dans tout pays où il y a des pauvres, et où la population fait face à la marginalisation économique. En poursuivant cet objectif, nous veillerons de façon plus systématique aux priorités de l'équité et de l'inclusion dans toutes nos décisions stratégiques, » a déclaré M. Kim.M. Kim a fait comprendre clairement que l’éradication de la pauvreté et la stimulation de la croissance partagée ne sont pas des objectifs que le Groupe de la Banque mondiale lui-même va atteindre. « Ce sont des objectifs qu’atteindront nos partenaires, c'est-à-dire nos 188 pays membres, avec notre concours et celui de la communauté internationale du développement. »Mais M. Kim a affirmé énergétiquement que le Groupe de la Banque mondiale sera là pour aider, d'au moins quatre façons.« D'abord, ces objectifs nous permettront d'établir un ordre de priorité dans la sélection des projets où notre action peut avoir le plus d'impact.Deuxièmement, nous allons suivre de près et observer les progrès accomplis vers ces objectifs, et rendre compte chaque année des résultats obtenus et des écarts à combler. Ces rapports annuels, assortis de données complètes et accessibles au public, présenteront clairement les progrès réalisés.Troisièmement, nous utiliserons notre pouvoir de mobilisation et de sensibilisation pour rappeler continuellement aux décideurs et à la communauté internationale les dispositions à prendre pour atteindre ces objectifs.Quatrièmement, et c'est sans doute le plus important, nous nous emploierons à échanger avec nos partenaires les connaissances sur les solutions permettant d'éliminer la pauvreté et de promouvoir une prospérité partagée ».M. Kim a relevé que le vendredi 5 avril marque les 1 000 jours qui restent avant la fin de 2015, le délai fixé pour la réalisation des OMD. Des avancées remarquables ont certes été enregistrées sur ce plan, mais ils demeurent inégaux entre les populations et les secteurs. M. Kim exhorte la communauté internationale à mettre à profit ces 1000 derniers jours pour redoubler d’effort dans les domaines où les progrès n’ont pas été suffisamment solides.« Si nous agissons aujourd'hui, si nous poursuivons sans relâche ces objectifs consistant à mettre fin à l’extrême pauvreté et à stimuler une prospérité partagée, nous aurons la possibilité de créer pour nos enfants un monde qui ne se définit pas par des disparités criantes, mais par des possibilités illimitées. Un monde viable où tous les ménages ont accès à une énergie propre. Un monde où chacun mange à sa faim. Un monde où personne ne meurt d'une maladie évitable.»« Un monde sans pauvreté ». Afficher moins -
Des prix alimentaires soutenus ne freinent pas l’épidémie de surpoids et d’obésité dans le mondeWASHINGTON, le 27 mars 2013. Les prix des denrées alimentaires sur les marchés internationaux, en recul ... Afficher plus + pour le sixième mois consécutif, restent élevés et proches de leurs records historiques. Selon le rapport trimestriel Food Price Watch du Groupe de la Banque mondiale, la persistance de ce phénomène, associé à la volatilité des cours, influe sur les situations de faim et de sous-alimentation dans le monde, mais aussi sur l’obésité qui se propage malgré des prix alimentaires élevés, car les ménages optent pour des aliments moins chers et moins nutritifs.« Les ‘mauvais’ aliments tendent à coûter moins cher que les produits sains. La ‘malbouffe’ dans les pays développés relève de ce phénomène. Les ménages pauvres des pays en développement disposant d’un peu de moyens s’efforcent de réagir au niveau et à l’instabilité croissante des prix en préférant eux aussi des aliments bon marché riches en calories mais peu nutritifs », explique Otaviano Canuto, vice-président de la Banque mondiale pour la lutte contre la pauvreté et la gestion économique (PREM). « La moitié de la population en surpoids dans le monde se concentre dans neuf pays — la Chine, les États-Unis, l’Allemagne, l’Inde, la Russie, le Brésil, le Mexique, l’Indonésie et la Turquie —, signe que l’épidémie d’obésité n’est pas l’apanage des pays riches ».Selon la dernière édition du rapport Food Price Watch du Groupe de la Banque mondiale, les cours des denrées alimentaires sur les marchés internationaux ont poursuivi leur repli entre octobre 2012 et février 2013 — une tendance enclenchée depuis le record absolu d’août 2012 — même s’ils ne sont qu’à 9 % en deçà de ce pic. Le tassement de la demande, lié à la baisse marquée de l’utilisation du blé pour l’alimentation animale et du maïs pour produire de l’éthanol aux États-Unis, tire les prix vers le bas. Les bonnes conditions météorologiques dans certaines régions productrices laissent aussi présager d’un redressement de l’offre en 2013.Mais des incertitudes demeurent. Les stocks mondiaux de céréales se sont contractés de 3 % en 2012, affectés notamment par le recul des stocks de blé et de céréales secondaires. La sécheresse en Argentine, en Afrique du Sud et en Australie suscite également des inquiétudes sur le niveau de l’offre dans les mois à venir. Les cours du pétrole, à la hausse pendant trois mois d’affilée, ont franchi un palier en février, le premier depuis avril 2012. La reprise de la demande au Mexique, en Indonésie, en Corée du Sud, en Turquie et probablement en Chine pourrait exercer une tension sur les marchés.Avec cette « nouvelle norme » de prix alimentaires élevés et volatils, des millions d’êtres humains continueront de souffrir de malnutrition sous toutes ses formes (faim, dénutrition ou obésité), dont on sait qu’elle réduit l’espérance de vie. En 2008, le monde comptait 1,46 milliard d’adultes en surpoids, dont 508 millions d’obèses. Les prévisions même les moins alarmistes tablent sur une nouvelle hausse à l’horizon 2030, avec 2,16 milliards d’adultes en surpoids et un quasi-doublement du nombre d’obèses, à 1,12 milliard. Le phénomène touchera toutes les régions et n’épargnera pas des pays comme la Chine et l’Inde.Malgré la gravité du problème, la communauté internationale ne semble pas véritablement faire de la lutte contre l’obésité l’une de ses priorités, s’alarme le rapport. Les réactions à cette épidémie vont de l’inaction totale à la volonté de promouvoir des comportements plus sains, par le biais de la fiscalité, d’interdictions pures et simples, de restrictions sur certains aliments ou de campagnes de sensibilisation. Dans certains cas extrêmes, comme au Japon, les employeurs dont les salariés ont un tour de taille supérieur à certains seuils se voient infliger une amende.Selon M. Canuto, « les négociations pour l’après-2015, date butoir des objectifs du Millénaire pour le développement, parallèlement à la réunion de haut niveau des Nations Unies sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, offrent une occasion unique pour faire converger des mesures nationales et internationales de lutte contre toutes les formes de malnutrition, des retards de croissance à l’obésité ».Récapitulatif des actions menées par la Banque mondialeL’investissement dans l’agriculture et le développement rural constitue une priorité pour le Groupe de la Banque mondiale, qui leur a alloué plus de 9 milliards de dollars sur l’exercice 2012. L’aide conjuguée de la BIRD et de l’IDA pour l’exercice 2012 a atteint un niveau sans précédent depuis 20 ans.En réponse à la sécheresse qui frappe la Corne de l’Afrique, le Groupe de la Banque mondiale a apporté 1,8 milliard de dollars pour sauver des vies, améliorer la protection sociale, encourager la reprise économique et renforcer la résistance des populations à la sécheresse.L’IFC va investir jusqu’à 2 milliard de dollars dans son Programme de financement des produits de première nécessité (CCFP) pour appuyer les échanges de produits agricoles et énergétiques clés afin de réduire le risque de pénurie et de renforcer la sécurité alimentaire pour les pauvres du monde entier.Le Mécanisme de gestion des risques proposé par l’IFC (le premier de ce type) permet de protéger les négociants et les agroindustriels dans les pays en développement contre la volatilité des cours, en entretenant une circulation vitale des échanges de denrées.Le Groupe de la Banque mondiale soutient le Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP), doté de 1,5 milliard de dollars, pour lutter contre la faim et la pauvreté en milieu rural dans les pays à faible revenu. Dix donateurs abondent le GAFSP, qui finance 28 programmes dans 18 pays dans le but d’accroître les revenus et la productivité agricole, d’améliorer la nutrition et de favoriser l’autonomisation des femmes.Le Programme d’intervention en réponse à la crise alimentaire mondiale (GFRP) vient en aide à 66 millions de personnes dans 49 pays, en leur procurant une aide d’urgence de 1,56 milliard de dollars. Depuis juillet 2012, l’effort de riposte d’urgence de la Banque mondiale relève du Guichet de financement des ripostes aux crises (CRW) de l’Association internationale de développement (IDA) et du Mécanisme de riposte immédiate (MRI), qui a été récemment approuvé et constituera la future rampe de lancement pour ce type d’aide.Les allocations de la BIRD et de l’IDA aux filets de protection sociale ont été multipliées par six entre les exercices 2006-08, avant la crise, et les exercices 2009-12, passant de 1,2 milliard de dollars à plus de 10 milliards.Le Groupe de la Banque mondiale coordonne son action avec celle des agences des Nations Unies dans le cadre du Groupe de travail de haut niveau sur la sécurité alimentaire mondiale, de même qu’avec celle des organisations non gouvernementales. Il apporte son appui au Système d’information sur les marchés agricoles (AMIS), avec l’objectif d’améliorer la transparence des marchés des produits alimentaires et d’aider les pays à prendre des mesures adaptées face aux flambées des cours internationaux.Le Groupe de la Banque prône par ailleurs une augmentation des investissements dans la recherche agronomique, notamment par le biais du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR), et la surveillance des échanges agricoles afin de déceler d’éventuelles pénuries alimentaires.Il œuvre en outre pour une meilleure alimentation des populations vulnérables, via des programmes de proximité visant à généraliser le recours aux services de santé et à améliorer les soins prodigués. Dans le cadre de sa réponse à la crise alimentaire, la Banque a soutenu la distribution quotidienne d’environ 2,3 millions de repas scolaires aux enfants de pays à faible revenu.Le Cadre d’action pour le renforcement de la nutrition (Scaling Up Nutrition, ou SUN), destiné à lutter contre la sous-alimentation, a été validé par plus de 100 partenaires, dont la Banque mondiale.Celle-ci améliore la collaboration internationale pour la production et l’échange de savoirs sur tout ce qui touche à l’agriculture, à la sécurité alimentaire et à la nutrition, via la plate-forme www.securenutritionplatform.org.L’IFC a lancé son Programme mondial pour l’irrigation (GIP), pour permettre aux professionnels du secteur d’améliorer la disponibilité et l’accès à des équipements d’irrigation efficients et faciliter ainsi une gestion optimale des ressources en eau dans l’agriculture. Afficher moins -
Un nouveau rapport constate que l’amélioration des formalités administratives douanières, de l’infrastructure des transports et télécommunications ainsi que des services peut déboucher sur une augment... Afficher plus + ation de 4,7 % du PIB mondial, dépassant de loin les avantages potentiels résultant d’une élimination totale des tarifs douaniers à l’importation ; Les gouvernements devraient adopter une démarche holistique prenant en considération l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement, et se concentrer sur toutes les mesures affectant la performance de la chaîne afin d’améliorer la compétitivité nationale ; Le secteur des PME verrait un accroissement de son volume grâce à des solutions apportées à certaines exigences ayant des effets disproportionnés pour les petites entreprises ;Pour consulter le rapport : http://www3.weforum.org/docs/WEF_SCT_EnablingTrade_Report_2013.pdfDavos-Klosters, Suisse, le 23 janvier 2013 – Réduire les obstacles pesant sur les chaînes logistiques pourrait amplifier le PIB et le commerce mondial bien plus que la réduction de tous les tarifs à l’importation selon un nouveau rapport du World Economic Forum présenté aujourd’hui et réalisé en collaboration avec Bain & Company et la Banque Mondiale.Le rapport intitulé Enabling Trade: Valuing Growth Opportunities constate que si tous les pays réduisaient de moitié les obstacles existant pour les chaînes d’approvisionnement et adoptaient de bonnes pratiques sur le plan mondial, le PIB mondial pourrait augmenter de 4,7 % et le commerce mondial de 14,5 %, ce qui dépasserait de loin les avantages découlant de l’élimination de tous les tarifs à l’importation. A titre de comparaison, l’élimination complète des tarifs pourrait relever le PIB mondial de 0,7 % et le commerce mondial de 10,1 %. Même des mesures moins ambitieuses permettant aux différents pays d’adopter des pratiques exemplaires régionales pourraient accroître le PIB mondial de 2,6 % et le commerce mondial de 9,4 %. Les avantages économiques découlant d’une réduction des obstacles dans les chaines logistiques seraient répartis de façon plus équitable entre les différents pays que les bénéfices résultant de l’élimination des tarifs. Les régions qui pourraient bénéficier tout particulièrement de ces mesures sont l’Afrique sub-saharienne et l’Asie du Sud-Est. De tels accroissements de PIB auraient des effets positifs sur le chômage et pourraient engendrer la création de plusieurs millions d’emplois sur le plan mondial. Selon le rapport, réduire les barrières pesant sur les chaînes logistiques constitue une mesure efficace, car elle élimine le gaspillage des ressources et réduit le coût de la distribution, par conséquent cela réduit également les prix pour les consommateurs et pour les entreprises. Les barrières peuvent être le résultat de procédures douanières ou administratives inefficaces, de règlements complexes ou de faiblesses dans les services d’infrastructure entre autres. La chaîne logistique est en fait le réseau de toutes les activités participant à la production et à la distribution d’un produit au consommateur, allant du processus de fabrication à la distribution en passant par le transport. Le rapport Enabling Trade: Valuing Growth Opportunities a été initié par le Global Agenda Council on Logistics & Supply Chains and Global Trade & FDI du Forum. Il constitue une source d’informations sur la façon dont la politique peut engendrer des frais inutiles dans les chaînes logistiques et freiner leur efficacité en citant 18 exemples tirés de plusieurs secteurs de différentes régions. Les exemples montrent que des trains de mesures politiques ont conjointement un impact sur la performance d’une chaîne ; qu’une démarche concertée s’impose pour toucher les différents domaines politiques ; qu’il existe peut-être un point d’équilibre qu’il faut atteindre avant qu’une réduction des barrières pesant sur les chaînes logistiques n’ait de répercussion sur le commerce ; et que les PME tendent à affronter des barrières et des coûts proportionnellement plus élevés.Le rapport recommande aux gouvernements d’instaurer un centre de liaison pour coordonner et chapeauter tous les règlements qui ont un impact direct sur les chaînes ; d’encourager les partenariats publics/privés afin de réunir toutes les données à intervalles réguliers, de suivre et d’analyser les différents facteurs affectant la performance des chaînes d’approvisionnement ; et adoptent une démarche plus holistique, centrée sur les chaînes logistiques dans les négociations commerciales internationales en veillant à la pertinence des accords commerciaux dans la promotion du commerce mondial et à l’accroissement des avantages pour les consommateurs et les ménages. “Le programme du Forum sur la stimulation du commerce s’est attaché à souligner les attributs fondamentaux qui permettent à un pays de participer aux échanges commerciaux,” dit Børge Brende, Managing Director au World Economic Forum. “Par le biais de cette série d’exemples illustrant les difficultés quotidiennes rencontrées sur le terrain par les entreprises, le rapport montre comment l’élimination des obstacles pesant sur les chaînes peut stimuler la compétitivité et engendrer des avantages sociaux considérables en créant des emplois dans un pays.”“Les exemples montrent qu’un pays risque de perdre son avantage compétitif en termes de coût des facteurs, lorsque le coût lié aux obstacles des chaînes logistiques est élevé, ” dit Mark Gottfredson, Partner, Bain & Company. “Pour les entreprises, il est important de bien comprendre les obstacles inhérents aux chaînes logistiques et la façon dont les coûts et les retards associés érodent les avantages offerts par le meilleur sourçage. Ainsi un exemple du secteur de l’habillement montre comment les retards à la frontière, l’application peu fiable des règlements et le problème des infrastructures annulent totalement l’avantage du coût de la main d’œuvre dans de nombreux pays.”“Les obstacles des chaînes logistiques sont des entraves commerciales plus importantes que les tarifs à l’importation,” dit Bernard Hoekman, Directeur du Département du Commerce International de la Banque Mondiale, qui préside également le Global Agenda Council on Logistics & Supply Chains du Forum. “Réduire ces obstacles va engendrer une baisse des coûts pour les entreprises et créer davantage d’emplois et de possibilités économiques.”Voici quelques exemples parmi les 18 études de cas sectoriels du rapport :au Brésil, gérer les documents douaniers pour l’exportation de denrées agricoles prend jusqu’à 12 fois plus de temps qu’en Union Européenne (une journée entière contre quelques heures) ; de piètres infrastructures peuvent renchérir jusqu’à 200 % les coûts matériels (coûts des facteurs de production) des biens de consommation dans certains pays africains ;à Madagascar, les obstacles des chaînes d’approvisionnement peuvent représenter jusqu’à 4 % de l’ensemble des recettes d’un producteur dans le textile (à cause des coûts de fret plus élevés et des stocks plus importants), compromettant par-là les avantages gagnés par l’accès hors taxe aux marchés d’exportation ;aux Etats-Unis, l’obtention d’une autorisation et le manque de coordination entre les différentes agences de régulation engendrent des délais pour 30 % des cargaisons de produits chimiques d’une entreprise, sachant que chaque journée de retard coûte USD 60.000. en Russie, le secteur informatique est soumis à des tests et des licences qui peuvent engendrer des coûts administratifs considérables et retarder le temps de mise sur le marché de 10 jours à 8 semaines ;au Proche-Orient et au Maghreb, les dispositions concernant le contenu local, la règle d’origine et le chapardage à la frontière peuvent accroître le coût de 6-9 % des produits techniques de grande consommation ;en Asie du Sud-Est, supprimer les obstacles de la chaîne logistique sur le secteur du caoutchouc pourrait réduire les stocks passifs de 90 jours, ce qui représente une réduction de 10% du coût de production.en Inde, les règles sur l’accès préférentiel au marché, accordant un traitement prioritaire aux produits hi-tech fabriqués localement et acquis par le gouvernement, risquent de faire augmenter le coût de 10 % au-delà de celui des importations ;si le secteur du fret aéronautique adoptait des documents électroniques, il en résulterait une économie annuelle de USD 12 milliards et cela éviterait 70-80 % des retards dus à la « paperasse » ;en allégeant la conformité réglementaire imposée aux PME pour leurs ventes sur Internet, celles-ci pourraient augmenter leurs ventes transfrontalières de 60-80 %.For more information about the World Bank’s work on Trade, please visit: www.worldbank.org/trade Afficher moins -
WASHINGTON, 15 janvier 2013 — Quatre années après le déclenchement de la crise financière, l’économie mondiale reste fragile et le niveau de croissance dans les pays à revenu élevé demeure faible. Pou... Afficher plus + r les pays en développement, il s’agit de mettre l’accent sur le renforcement du potentiel de croissance de leurs économies tout en renforçant les mesures qui leur permettront de parer aux risques découlant de la situation dans la zone euro et de la politique budgétaire des États-Unis. Tel est le message qui ressort de la dernière édition du rapport sur les Perspectives pour l’économie mondiale rendu public par la Banque mondiale. « La reprise économique reste fragile et incertaine, brouillant ainsi les perspectives d’une amélioration rapide et d’un retour à une croissance économique plus robuste », a déclaré à ce sujet le président du groupe de la Banque mondiale Jim Yong Kim. « Les pays en développement ont fait preuve d’une résilience remarquable jusqu’ici. Mais on ne peut simplement attendre un retour de la croissance dans les pays à revenu élevé, et c’est pourquoi nous devons continuer à soutenir les pays en développement dans leurs efforts d’investissement en matière d’infrastructure, de santé et d’éducation. C’est ce qui posera les bases de la croissance plus forte dont on les sait capables à l’avenir. »Les pays en développement ont affiché l’an dernier des taux de croissance économique parmi les plus bas de ces dix dernières années, en partie du fait des incertitudes croissantes qui ont pesé en mai et juin 2012 sur la zone euro. La situation des marchés financiers s’est très nettement améliorée depuis lors. Les apports internationaux de capitaux aux pays en développement, qui avaient accusé une baisse de 30 % au deuxième trimestre 2012, ont depuis repris, et les marges sur les obligations se sont réduites pour tomber à des niveaux inférieurs à leurs moyennes à long terme d’environ 282 points de base. Les marchés boursiers des pays en développement sont en hausse de 12,6 % depuis juin, tandis que ceux des pays à revenu élevé ont progressé de 10,7 %. Cela dit, l’économie réelle n’a pas affiché la même vigueur. La production dans les pays en développement s’est accélérée, mais elle est toujours entravée par le faible niveau de l’investissement et de l’activité industrielle dans les économies avancées.« Après les espoirs de reprise en U, on est passé par une reprise en forme de W, et le pronostic pour la croissance mondiale en devient ardu d’un simple point de vue alphabétique », a souligné Kaushik Basu, premier vice-président et économiste en chef de la Banque mondiale. « Alors que les pays à revenu élevé luttent pour assurer la viabilité de leurs politiques budgétaires, les pays en développement doivent résister à la tentation d’anticiper la moindre fluctuation des politiques des pays développés, et s’assurer plutôt que leurs politiques budgétaires et monétaires soient solides et adaptées au contexte local. » Les estimations actuelles de la Banque mondiale situent la croissance du PIB mondial pour 2012 à 2,3 %, alors qu’on attendait un taux de 2,5 % en juin dernier. Cette croissance devrait rester pour l’essentiel inchangée à 2,4 % en 2013, pour se renforcer graduellement par la suite et s’établir à 3,1 % en 2014 et 3,3 % en 2015[1]. Pour les pays en développement, la croissance du PIB s’est située à 5,1 % en 2012, selon les estimations, et devrait atteindre 5,5 % en 2013 pour se renforcer encore à 5,7 et 5,8 %, respectivement, en 2014 et 2015. Les pays à revenu élevé ont par contre affiché une croissance inférieure aux prévisions, soit 1,3 % pour 2012, un taux qui devrait se maintenir en 2013 pour passer ensuite à 2,0 % en 2014 et 2,3 % en 2015. Pour la zone euro, on s’attend désormais à ce que la croissance ne redevienne positive qu’en 2014, le PIB étant censé subir une contraction de 0,1 % en 2013 pour se rétablir à 0,9 % en 2014 et 1,4 % en 2015. Globalement, les échanges mondiaux de biens et services, qui ont progressé de 3,5 % seulement en 2012, devraient s’accélérer pour afficher une croissance de 6,0 % en 2013 et de 7,0 % à l’horizon 2015.« La croissance anémique des pays à revenu élevé freine la croissance des pays en développement, mais la conjugaison d’une forte demande intérieure et d’un renforcement des relations économiques Sud-Sud a soutenu la capacité de résistance de ces pays — à un point tel que, pour la deuxième année d’affilée, ils ont contribué pour plus de la moitié à la croissance mondiale en 2012 », a expliqué Hans Timmer, directeur du Groupe des perspectives de développement à la Banque mondiale.Des risques de détérioration de la situation économique mondiale subsistent toutefois, notamment si les progrès accomplis sur le dossier de la crise dans la zone euro marquent le pas. À cela viennent s’ajouter les problèmes de la dette et du budget aux États-Unis, la possibilité d’un ralentissement brutal de l’investissement en Chine, ainsi qu’une éventuelle perturbation des approvisionnements mondiaux en pétrole. Mais la probabilité de voir ces risques se matérialiser et leurs éventuels impacts ont diminué, et la possibilité d’une reprise plus forte que prévu dans les pays à revenu élevé s’est renforcée.Par ailleurs, bien que la viabilité budgétaire ne soit pas un problème dans la plupart des pays en développement, leurs niveaux de déficits budgétaires et de dette publique n’en sont pas moins bien supérieurs aujourd’hui à ce qu’ils étaient en 2007. « Pour assurer leur résilience face aux risques de dégradation de la situation, les pays en développement doivent reconstituer graduellement les ressources budgétaires et monétaires nécessaires pour amortir les chocs, et améliorer leurs filets de protection sociale et la sécurité alimentaire », a déclaré Andrew Burns, directeur du service chargé des questions de macroéconomie internationale à la Banque mondiale et principal auteur du rapport.Le texte intégral du rapport et les séries de données qui lui font pendant sont disponibles à l’adresse suivante : www.worldbank.org/globaloutlook Points majeurs du rapport sur la situation d’une région à l’autreLes données sur les perspectives de croissance pour chaque pays sont disponibles dans le texte intégral du rapport, à l’adresse suivante : www.worldbank.org/globaloutlookLa croissance dans la région Asie de l’Est et Pacifique est passée de 8,3 % en 2011 à un taux estimé à 7,5 % en 2012. Ce ralentissement a été causé en grande partie par la faiblesse de la demande extérieure et par la mise en œuvre, en Chine, de mesures destinées à contenir l’inflation. Le ralentissement de la croissance dans la région, Chine exclue, a été moins marqué du fait d’une demande intérieure robuste. L’activité économique s’est accélérée dans l’ensemble de la région vers la fin de l’année à mesure que les marchés financiers internationaux se stabilisaient et que la Chine assouplissait ses politiques. La croissance du PIB régional devrait augmenter pour atteindre 7,9 % en 2013 et se stabiliser ensuite aux alentours de 7,5 % d’ici 2015. En Chine, la croissance économique atteindra 8,4 % en 2013 pour se stabiliser ensuite à 7,9 % d’ici 2015. Hors Chine, la croissance devrait atteindre 5,9 % en moyenne au cours de la période 2013-15 grâce à une forte demande intérieure et à l’intensification du commerce mondial.La croissance estimée du PIB dans la région Europe et en Asie centrale a marqué une forte baisse, tombant de 5,5 % en 2011 à 3 % en 2012, alors que la région faisait face à de graves turbulences, y compris un affaiblissement de la demande extérieure, la réduction du niveau d’engagement opérée par les banques européennes, et les pressions inflationnistes induites par les sécheresses estivales et les cours des produits de base. La croissance a affiché son ralentissement le plus marqué dans les pays entretenant des liens économiques étroits avec la zone euro, et elle s’est montrée relativement robuste dans les économies riches en ressources qui ont bénéficié des cours élevés des produits de base. La croissance du PIB dans la région devrait rebondir pour atteindre 3,6 % en 2013 et 4,3 % en 2015. Les perspectives à moyen terme dépendront essentiellement des résultats des mesures mises en œuvre afin de corriger les déséquilibres externes (déficits élevés des transactions courantes) et internes (déficits budgétaires importants, chômage et inflation), d’accroître la compétitivité et de surmonter les difficultés d’ordre structurel.Dans la région Amérique latine et Caraïbes, le PIB est passé de 4,3 % en 2011 à un taux estimé à 3 % en 2012 à cause d’une baisse marquée de la demande intérieure dans certaines des économies les plus importantes de la région et d’une conjoncture extérieure défavorable. On estime qu’au Brésil, principale économie de la région, la croissance n’aurait atteint que 0,9 % en 2012. Pour la période 2013-15, on s’attend à ce qu’un contexte politique plus favorable, une accélération des apports de capitaux (sous forme d’IDE en particulier) et une demande extérieure plus robuste portent la croissance à 3,8 % en moyenne. Les réformes du marché du travail et de la fiscalité en cours d’exécution dans certaines des économies les plus importantes et les efforts déployés pour stimuler les investissements en infrastructures devraient contribuer à corriger certains des problèmes structurels qui ont nui à la croissance dans la région.La croissance dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord continue de subir les contrecoups du climat d'incertitude politique et des troubles qui persistent dans plusieurs pays. On estime que le PIB régional a progressé de 3,8 % en 2012 (après un déclin de 2,4 % en 2011) grâce, surtout, à la reprise de la production pétrolière libyenne et aux progrès soutenus observés en Iraq. Cependant, la croissance des pays importateurs de pétrole de la région est restée atone, passant de 2,4 % en 2011 à un taux estimé à 2,5 % en 2012 sous l’effet d’un ralentissement des exportations et du secteur du tourisme, ainsi que de problèmes propres à certains pays, y compris les mauvaises récoltes au Maroc, les difficultés budgétaires en Jordanie, et le climat d’incertitude et la situation des réserves de change en Égypte. La croissance du PIB régional devrait subir un ralentissement pour se situer à 3,4 % en 2013, et augmenter ensuite pour atteindre 4,3 % d’ici 2015, en supposant une amélioration du climat d’incertitude et l’apaisement des troubles qui sévissent actuellement, un renforcement du secteur touristique et une reprise des exportations à mesure que la demande mondiale continuera de se raffermir.En Asie du Sud, la croissance est passée de 7,4 % en 2011 à un taux estimé à 5,4 % en 2012 sous l’effet, principalement, d’un ralentissement brutal de l’économie de l’Inde, où la croissance du PIB (calculé au coût des facteurs) devrait s’établir à 5,4 % au cours de l’exercice s’achevant en mars 2013. La faiblesse de la demande mondiale est venue exacerber l’effet de facteurs propres à la région, y compris la faible croissance des investissements, les coupures d’électricité, les incertitudes politiques et la faible intensité de la mousson. Le PIB régional devrait afficher une croissance de 5,7 % au cours de l’année civile 2013, et de 6,4 et 6,7 % respectivement en 2014 et 2015, sous l’effet des réformes politiques mises en œuvre en Inde, d’un renforcement des investissements, d’une production agricole normale et d’un renforcement de la demande d'exportations. En Inde, on prévoit que la croissance (calculée au coût des facteurs) devrait atteindre 6,4 % pour l’exercice 13, et atteindre 7,3 % d’ici 2015.La croissance en Afrique subsaharienne est restée robuste à 4,6 % en 2012. Abstraction faite de l’Afrique du Sud, économie la plus importante de la région, le PIB a affiché une hausse de 5,8 % en 2012, atteignant au moins 6 % dans le tiers des pays de la région. La croissance a profité en 2012 d’une demande intérieure robuste, du maintien du niveau élevé des cours des produits de base, d’une augmentation des volumes d’exportations (due aux nouvelles capacités du secteur des ressources naturelles) et de la stabilité des envois de fonds des travailleurs émigrés. Cependant, elle a continué de subir les effets de facteurs intérieurs comme le resserrement antérieur de la politique monétaire (au Kenya et en Ouganda), la persistance des conflits du travail (en Afrique du Sud), et les troubles politiques (au Mali et en Guinée-Bissau). D’après les prévisions, les taux de croissance de la région au cours de la période 2013-15 devraient se rétablir aux niveaux moyens de 5 % enregistrés avant la crise. [1] Si l’on utilise des pondérations sur la base des parités de pouvoir d’achat de 2005, la croissance mondiale s’établirait respectivement à 3,0 %, 3,4 % et 4,2 % pour 2012, 2013 et 2015. Afficher moins -
WASHINGTON, 13 décembre 2012 – Selon un document de recherche récemment publié par la Banque mondiale, les décideurs peuvent contribuer à démultiplier le nombre de personnes qui utilisent les services... Afficher plus + financiers officiels, grâce à des mesures permettant de réduire les coûts, les documents à fournir et les distances à parcourir pour avoir accès à un compte bancaire.Selon le document qui présente une analyse de microdonnées publiées récemment dans le cadre général d'un projet pluriannuel de la base de données de la Banque mondiale sur l'accès aux services financiers (Global Financial Inclusion Database), l'expérience montre que les mesures prises pour faire face aux obstacles à l'inclusion financière sont particulièrement efficaces auprès des 2,5 milliards d'habitants de la planète qui n'ont pas accès à des services financiers officiels, notamment 75 % de la population pauvre du monde et les personnes vivant en milieu rural.Le Document de travail de la Banque mondiale consacré à la recherche sur les politiques analyse la manière dont 150 000 personnes réparties dans 148 pays utilisent leurs comptes officiels. Entre autres, les nouvelles données contribuent à expliquer pourquoi les adultes résidant dans des pays comme l'Inde et le Bangladesh utilisent plus les services financiers que ceux vivant dans des pays ayant le même produit intérieur brut par habitant.« Les résultats auxquels nous aboutissons peuvent aider davantage de pays à prendre des décisions fondées sur des données tangibles, qui contribueront à lever les obstacles à l'inclusion financière, de manière que plus de personnes puissent commencer à économiser avec plus de sécurité et d'efficacité », commente Asli Demirguc-Kunt, directeur de la politique du développement de la Banque mondiale et économiste en chef du réseau des finances et du secteur privé.La publication faite aujourd'hui des données sur les personnes individuelles fait suite à la publication d'avril relative aux données concernant l'échelon national, qui indiquaient entre autres que les trois quarts des pauvres ne possèdent pas de compte bancaire. La nouvelle base de microdonnées de Global Findex - la plus vaste de ce type - fournit de précieuses informations sur les individus et leurs habitudes bancaires. Elle couvre 41 indicateurs allant de l'utilisation des clubs d'épargne informels aux paiements via terminal mobile, en passant par la prédominance de l'emprunt officiel. Les données recueillies comprennent des renseignements personnels tels que le sexe, l'âge, le niveau d'éducation, le revenu et les raisons avancées par la personne concernée pour expliquer le fait qu'elle ne possède pas de compte bancaire. « L'accès aux microdonnées permet de se faire une idée plus nuancée de la manière dont les gens gèrent l'épargne, le crédit, les paiements et les risques », affirme Leora Klapper, chargée de la supervision de la base de données de Findex et économiste principale du Groupe de recherche sur le développement de la Banque mondiale. « Grâce à ces nouvelles données, les décideurs, les chercheurs et les spécialistes peuvent se rendre compte de la manière dont tous ces comportements financiers s'imbriquent ensemble ».Les données ont été recueillies par Gallup, Inc. à l’occasion d’un sondage réalisé à l’échelle mondiale. Pour sa part, le Groupe de recherche sur le développement de la Banque mondiale met en place une base de données à l’aide d’un don de dix ans de la Fondation Bill et Melinda Gates. L'intégralité de la base de données sera à nouveau actualisée en 2014 et 2017. Le portefeuille de la Banque dans le domaine de l’accès aux services financiers dépasse trois milliards de dollars et finance des projets dans une soixantaine de pays. Il soutient les plans d’action nationaux visant à promouvoir le principe de la finance accessible à tous ainsi que l'élargissement de l’accès aux produits et aux services financiers tels que le crédit, l’épargne, les paiements et l'assurance par le biais de mécanismes de prestation de services peu coûteux (guichets automatiques, téléphones cellulaires). Afficher moins -
WASHINGTON, le 29 novembre 2012. Le monde ne peut accepter que des prix alimentaires élevés et volatils soient la « nouvelle norme » quand des millions d’êtres humains continuent de souffrir... Afficher plus + de la faim et de mourir de malnutrition, a mis aujourd’hui en garde le Groupe de la Banque mondiale. « La tendance à des prix alimentaires élevés semble faire figure de nouvelle normalité », a déclaré Otaviano Canuto, vice-président de la Banque mondiale pour la lutte contre la pauvreté et la gestion économique (PREM). « Le monde ne peut accepter une telle situation alors que 870 millions de personnes souffrent toujours de la faim et que des millions d’enfants meurent chaque jour de maladies évitables provoquées par la malnutrition ».Selon la dernière édition du rapport trimestriel Food Price Watch du Groupe de la Banque mondiale, les prix alimentaires mondiaux se sont stabilisés après le record de juillet dernier. Par rapport à ce pic, ils affichaient au mois d’octobre un niveau inférieur de 5 %. La plus forte baisse concerne les huiles alimentaires, les cours des céréales ayant fléchi dans des proportions moindres. L’augmentation saisonnière de l’offre, l’absence de réactions de panique, comme l’imposition de restrictions aux exportations, et des prévisions plus optimistes pour l’avenir expliquent l’évolution observée, même si les marchés restent globalement tendus.Les prix alimentaires n’en sont pas moins soutenus, supérieurs de 7 % à leur niveau d’octobre 2011. Les cours des céréales en particulier sont toujours élevés, supérieurs de 12 % aux niveaux de l’an dernier et très proches des records absolus de 2008. Le maïs a ainsi gagné 17 % par rapport à octobre 2011 et dépasse de 10 % le pic de février 2011, alors même que les prix ont cédé 3 % entre août et octobre.« Même si l’on ne peut parler de nouvelle crise alimentaire, comme en 2008, la sécurité alimentaire doit figurer en tête de nos priorités », insiste M. Canuto. « Nous devons redoubler d’efforts pour renforcer les programmes de nutrition, les filets de protection sociale et l’agriculture durable, dès lors que des actions adaptées peuvent entraîner des progrès remarquables ».Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) notamment, 870 millions de personnes vivent en situation de malnutrition chronique. S’il est stable depuis 2007-2009, ce chiffre est sans commune mesure avec le recul indispensable pour pouvoir atteindre l’objectif du Millénaire pour le développement visant à réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim d’ici 2015. Sans compter que la malnutrition infantile représente plus d’un tiers de la charge de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans et que la malnutrition des femmes enceintes explique plus de 20 % des décès maternels.En mettant en place des programmes destinés à améliorer la nutrition, on peut démultiplier les effets positifs obtenus : de l’amélioration du développement cognitif et de l’apprentissage à la relance de la croissance économique en passant par un appui à l’autonomisation des femmes et la santé maternelle ou la réduction des interactions délétères entre malnutrition et maladies infectieuses.Selon le rapport Food Price Watch, les conditions météorologiques seront déterminantes dans l’évolution à court terme des prix alimentaires, aux côtés d’autres facteurs que sont par exemple les prix du pétrole et l’émergence d’une concurrence aux exportations, pour lesquels les tendances sont encore difficiles à cerner.Récapitulatif des actions menées par la Banque mondialePour l’exercice 2012, qui a pris fin le 30 juin, les nouveaux engagements du Groupe de la Banque en faveur de l’agriculture et des secteurs connexes ont dépassé 9 milliards de dollars. Ce montant est supérieur aux engagements prévus dans le Plan d’action de la Banque pour l’agriculture, qui envisageait de porter l’effort de prêt de 4,1 milliards de dollars en moyenne annuelle pour la période des exercices 2006-08 à un niveau de 6,2 à 8,3 milliards de dollars par an pour les exercices 2010-12. L’aide conjuguée de la BIRD et de l’IDA pour l’exercice 2012 a atteint un niveau sans précédent depuis 20 ans.À compter de juillet 2012, l’effort de riposte d’urgence de la Banque aux graves effets des flambées des prix alimentaires dans les pays les plus pauvres peut tabler sur les ressources d’IDA-16, notamment celles disponibles au titre du « Guichet de financement des ripostes aux crises » (CRW) ainsi que sur les ressources non décaissées disponibles au titre du « Mécanisme de riposte immédiate » récemment approuvé. C’est ainsi qu’en réponse à la sécheresse qui sévit dans la Corne de l’Afrique, l’IDA apporte 1,8 milliard de dollars (dont 250 millions pour le CRW) pour sauver des vies, améliorer la protection sociale, encourager la reprise économique et renforcer la résistance des populations à la sécheresse.La Société financière internationale (IFC) a pour sa part investi 1 milliard de dollars dans son Programme de financement des produits de première nécessité (CCFP) pour appuyer les échanges de produits agricoles et énergétiques clés afin de réduire le risque de pénurie et de renforcer la sécurité alimentaire pour les pauvres du monde entier.De surcroît, le Mécanisme de gestion des risques associés aux prix des produits agricoles (APRM) proposé par l’IFC permet de protéger les agriculteurs, les producteurs et les consommateurs des pays en développement contre la volatilité des cours des denrées alimentaires.Le Programme mondial de crédit-stockage de l’IFC permet aux agriculteurs qui ont besoin de financement rapide de gager leurs récépissés d’entrepôt pour emprunter.Le Groupe de la Banque mondiale agit aussi dans le cadre du Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP), qu’il a mis en place en avril 2010 à la demande du G 20. Neuf pays et la Fondation Gates se sont engagés à fournir environ 1,3 milliard de dollars sur trois ans, et 880,1 millions de dollars ont déjà été débloqués.Le Programme d’intervention en réponse à la crise alimentaire mondiale (GFRP) vient en aide à 66 millions de personnes dans 49 pays, en leur procurant une aide d’urgence de 1,6 milliard de dollars.Le Groupe de la Banque mondiale coordonne son action avec celle des agences des Nations Unies dans le cadre du Groupe de travail de haut niveau sur la sécurité alimentaire mondiale, de même qu’avec celle des organisations non gouvernementales.Il apporte son appui au Système d’information sur les marchés agricoles (AMIS), avec l’objectif d’améliorer la transparence des marchés des produits alimentaires et d’aider les pays à prendre des mesures adaptées face aux flambées des cours internationaux.Le Groupe de la Banque mondiale prône par ailleurs une augmentation des investissements dans la recherche agronomique, notamment par le biais du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR), et la surveillance des échanges agricoles afin de déceler d’éventuelles pénuries alimentaires.Il œuvre en outre pour une meilleure alimentation des populations vulnérables, via des programmes de proximité visant à généraliser le recours aux services de santé et à améliorer les soins prodigués. Dans le cadre de sa réponse à la crise alimentaire, la Banque a soutenu la distribution quotidienne d’environ 2,3 millions de repas scolaires aux enfants de pays à faible revenu.Le Cadre d’action pour le renforcement de la nutrition (Scaling Up Nutrition, ou SUN), destiné à lutter contre la sous-alimentation, a été validé par plus de 100 partenaires, dont la Banque mondiale.Enfin, celle-ci contribue à améliorer la collaboration internationale pour la production et l’échange de savoirs sur tout ce qui touche à l’agriculture, à la sécurité alimentaire et à la nutrition, via la plate-forme www.securenutritionplatform.org. Afficher moins -
De nouvelles études font état des retombées que peuvent avoir les programmes axés sur les professionnels du sexe, les usagers de drogues injectables et les homosexuels masculinsWASHINGTON, le 28 novem... Afficher plus + bre 2012. Pour parvenir à éradiquer le sida, il est essentiel d’améliorer les services de prévention, de soins et de traitement du VIH chez les professionnels du sexe et les usagers de drogues injectables. Tel est le sujet traité par deux nouvelles études de la Banque mondiale qui paraissent à l’approche de la Journée mondiale de lutte contre le sida, le 1er décembre, et qui recommandent vivement aux autorités publiques et à leurs partenaires du développement d’agir en ce sens.Il s’agit de la deuxième et de la troisième d’une série de trois études portant sur les principaux groupes de population à risque dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. En juin 2011, la Banque mondiale et ses partenaires avaient déjà publié la première de ces études qui était plus spécifiquement consacrée au VIH chez les homosexuels masculins.« Dans beaucoup de pays, les professionnels du sexe, les consommateurs de drogues injectables et les homosexuels masculins vivent encore en marge de la société et sont vulnérables au VIH », explique David Wilson, directeur du Programme mondial de lutte contre le VIH/sida de la Banque mondiale. Même dans les pays où l’épidémie frappe l’ensemble de la population, ces groupes sont touchés d’une manière disproportionnée. Des interventions efficaces permettent non seulement de protéger les membres de ces collectivités marginalisées, mais contribuent également d’une manière sensible à éviter une épidémie de plus grande ampleur. »Les professionnels du sexe, les usagers de drogues injectables et les homosexuels masculins sont en effet considérablement plus exposés au risque d’infection par le VIH que les autres groupes de population des pays à revenu faible ou intermédiaire. Selon un rapport récent de l'ONUSIDA, la prévalence du VIH dans les pays frappés par des épidémies généralisées est systématiquement plus élevée chez les professionnels du sexe vivant dans la capitale, où elle atteint un taux d’environ 23 %, que dans l’ensemble de la population. Près de 3 millions des 16 millions d’utilisateurs de drogues dans le monde vivent avec le VIH/sida. Le taux d’infection par le VIH chez les hommes qui ont des rapports sexuels avec d’autres hommes dans les capitales est 13 fois plus élevé en moyenne que dans la population générale.La Banque mondiale, le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health ont collaboré à la réalisation de l’étude portant sur les professionnels du sexe. Celle-ci a démontré qu’une approche axée sur le renforcement des moyens d'action des collectivités dans les domaines de la prévention, des soins et du traitement du VIH peut être rentable et avoir un effet important sur l’incidence du VIH chez les professionnels du sexe mais aussi sur la transmission du virus au reste de la population.Selon cette étude, à l’échelle mondiale, le VIH touche d’une manière disproportionnée les professionnels du sexe dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Chez les femmes, en particulier, la prévalence du VIH s’établit globalement à 11,8 %, tandis qu’elle atteint 36,9 % en Afrique subsaharienne. Sur l’ensemble des régions, elle est 13,5 fois plus élevée que celle mesurée dans l’ensemble de la population féminine âgée de 15 à 49 ans. Les professionnels du sexe en général souffrent toujours d’une plus grande vulnérabilité sociale et structurelle au VIH. L’étude insiste sur l’importance cruciale d’une approche axée sur l’affirmation des droits et le renforcement des moyens d’action des collectivités afin de mettre en place des services plus complets de lutte contre le VIH et de combattre la stigmatisation, la discrimination et la violence dont est victime cette catégorie de la population. L’étude consacrée au VIH chez les consommateurs de drogues injectables, et conduite par la Banque mondiale, le Futures Group et la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, a montré quant à elle que même si la prévalence du VIH est sensiblement plus élevée au sein de ce groupe que dans l’ensemble de la population, la disponibilité de traitements antirétroviraux et d’autres moyens clés de prévention est inadéquate de manière générale.Les chercheurs prédisent qu’en poursuivant le ciblage de ces groupes particuliers grâce à des programmes de distribution d’aiguilles et de seringues, à des services de thérapie bénéficiant d'une assistance médicale et à des services de conseil et de dépistage, ainsi qu’en améliorant l’accès à des traitements antirétroviraux, on pourrait éviter des milliers de cas d’infection entre 2012 et 2015 — dont 1 300 au Kenya, 4 130 au Pakistan, 1 570 en Thaïlande et 3 900 en Ukraine. L’intervention auprès des utilisateurs de drogues injectables constitue un investissement dont la rentabilité, mesurée à l’aune de l’épidémie mondiale, varie de bonne à excellente.Selon le Dr. Farley R. Cleghorn, directeur technique du Futures Group et chef d’équipe de l’étude, « notre aptitude à intervenir rapidement et d’une manière rentable dans la lutte contre la transmission du VIH avec les méthodes éprouvées dont nous disposons actuellement offre les meilleures chances de succès pour les utilisateurs de drogues injectables à l’échelle mondiale ».Enfin, l’étude portant sur le cas des homosexuels masculins a permis de constater qu’en élargissant la couverture des services de prévention et de traitement du VIH auprès de ce groupe de population, on peut influer d’une manière positive sur l’évolution globale de l’épidémie de VIH dans un pays. À l’échelle mondiale, moins d’un homme sur dix ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes a accès à des services de base de prévention, de soins et de traitement du VIH/sida. Les auteurs de cette étude recommandent la mise en place d’un ensemble complet de services essentiels : services de conseils sur la réduction du risque, distribution de préservatifs et autres mesures de sexualité sans risque, services communautaires de prévention, tests de dépistage, utilisation accrue de la thérapie antirétrovirale… Le rapport insiste sur la nécessité de décriminaliser les rapports sexuels entre hommes, d’adopter des politiques de lutte contre l’homophobie, de renforcer l’éducation des agents de santé et de combattre la stigmatisation des homosexuels masculins dans le milieu de la santé. « Les ressources doivent être consacrées aux interventions les plus efficaces, définies à partir de données fiables, indique le Dr. Chris Beyrer, directeur du Johns Hopkins Center for Public Health and Human Rights. Il nous faut pour cela porter notre attention sur certaines des populations les plus difficiles d’atteinte et les plus stigmatisées, c’est-à-dire notamment les professionnels du sexe, les utilisateurs de drogues injectables et les homosexuels masculins. Outre le caractère urgent qu’elles présentent du point de vue de la santé publique, nos interventions auprès de ces populations clés qui ont le plus besoin de services de prévention, de traitement et de soins du VIH répondent à des impératifs d’inclusion et de respect des droits humains. » Afficher moins -
« Turn Down the Heat » alerte sur les effets désastreux de l’inaction : inondations urbaines, hausse de la malnutrition, destruction des récifs coralliens et canicules insupportablesWAS... Afficher plus + HINGTON, le 18 novembre 2012. Un nouveau rapport scientifique commandé par la Banque mondiale et publié aujourd’hui nous prévient qu’à défaut de mesures concrètes de lutte contre le changement climatique, la communauté internationale pourrait bien subir les conséquences catastrophiques d’une hausse de 4 degrés de la température moyenne d’ici la fin du siècle, y compris des vagues de chaleur extrême, une baisse des stocks mondiaux de denrées alimentaires, et une élévation du niveau des mers qui pourrait toucher des centaines de millions de personnes.Toutes les régions du monde sont menacées — certaines plus que d’autres — mais le rapport souligne que les pauvres sont ceux qui souffriront le plus.Intitulé en anglais Turn Down the Heat, ce document réunit les données scientifiques les plus récentes sur le climat. Élaboré pour la Banque mondiale par le Potsdam Institute for Climate Impact Research (PIK) et par Climate Analytics, il indique que le réchauffement climatique mondial pourrait atteindre 4 °C[1] d’ici la fin du siècle, et que les engagements actuels de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) ne permettront guère d’atténuer cette hausse de la température moyenne.« Nous pouvons et nous devons éviter une hausse de 4 degrés. Il faut limiter le réchauffement à 2 degrés, déclare le président du groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim. Si nous n’agissons pas suffisamment contre le changement climatique, nous risquons de léguer à nos enfants un monde radicalement différent de celui que nous connaissons aujourd’hui. Le changement climatique est l’un des principaux obstacles auquel se heurtent les efforts de développement, et nous avons la responsabilité morale d’agir pour le bien des générations futures, et en particulier les plus pauvres. »Le rapport prévient qu’une augmentation de 4 °C pourrait avoir des conséquences catastrophiques : inondation des villes côtières ; risques accrus pesant sur la production vivrière et qui pourraient conduire à une hausse des taux de sous-alimentation et de malnutrition ; aggravation de la sécheresse dans les zones arides et du niveau d’humidité dans les zones humides ; vagues de chaleur sans précédent dans beaucoup de régions, et particulièrement sous les tropiques ; aggravation sensible des pénuries d’eau dans beaucoup de régions ; intensification des cyclones tropicaux ; perte irréversible de la biodiversité, y compris dans les systèmes de récifs coralliens.« Il apparaît que les réactions du système terrestre au changement climatique ne sont pas linéaires, fait observer le directeur de PIK, John Schellnhuber. Si nous dépassons le seuil de 2 degrés pour nous approcher de 4 degrés, le risque de franchir le point de non-retour s’aggrave sérieusement. Le seul moyen d’éviter ce piège est de modifier nos modes actuels de production et de consommation. »La hausse de 4 degrés n’est cependant pas inévitable, souligne le rapport. L’adoption de politiques de développement durable pourrait en effet nous permettre de limiter le réchauffement planétaire à moins de 2 degrés, soit le seuil fixé par la communauté internationale — sachant que cette limite fait elle-même courir à l’environnement et aux populations humaines des risques non négligeables.« Le monde doit s’attaquer plus énergiquement au problème du changement climatique, selon Jim Yong Kim. Il est essentiel d’accroître les efforts d’adaptation et d’atténuation, et les solutions existent. Nous devons organiser une réponse mondiale d’ampleur égale au problème du changement climatique, une réponse qui nous conduira à un développement soutenable sur le plan climatique et à une prospérité partagée. Mais le temps presse. »Les travaux menés par le Groupe de la Banque mondiale sur la croissance verte et solidaire ont conduit à conclure qu’une utilisation plus efficace et plus intelligente de l’énergie et des ressources naturelles pourrait nous permettre de réduire radicalement l’impact du développement sur le climat sans pour cela ralentir les efforts de lutte contre la pauvreté ou la croissance économique.« Chaque pays choisira bien sûr des moyens différents pour réaliser une croissance plus écologique et trouver un compromis entre ses besoins d’énergie et les impératifs de gestion durable de cette énergie, mais il existe dans chacun d’eux des occasions de croissance verte à exploiter », précise Rachel Kyte, vice-présidente de la Banque mondiale chargée du développement durable.Au nombre des initiatives envisageables, on peut inclure : l’utilisation à meilleur escient de la somme de plus de 1 000 milliards de dollars actuellement consacrée aux subventions pour l’exploitation des combustibles fossiles et autres subventions aux effets pervers sur l’environnement ; la prise en compte de la valeur du capital naturel dans l’établissement des comptes nationaux ; l’augmentation des dépenses publiques et privées consacrées à l’« infrastructure verte », capable de résister aux conditions météorologiques extrêmes, et aux systèmes de transports publics urbains conçus pour minimiser les émissions de carbone et maximiser la création d’emplois et l’accès aux services ; l’appui aux régimes internationaux et nationaux de détermination du prix du carbone et d’échanges de droits d’émission ; l’augmentation du rendement énergétique — en particulier dans les bâtiments — et un meilleur partage de l’énergie renouvelable produite.« Ce rapport nous fait prendre conscience du fait que la volatilité climatique actuelle influe sur tout ce que nous faisons, ajoute Rachel Kyte. Nous devons redoubler d'efforts pour renforcer notre capacité d’adaptation et de résilience, et pour trouver des solutions aux défis climatiques d’aujourd’hui. »Le rapport présente un aperçu des conséquences climatiques directes et indirectes de l’évolution actuelle des émissions de GES. Ses principales conclusions sont les suivantes :Les vagues de chaleur extrême qui, dans un monde sans réchauffement climatique, ne devraient survenir qu’une fois toutes les quelques centaines d’années, séviront presque tous les étés dans beaucoup de régions. Leurs incidences ne seront pas réparties uniformément. Les hausses de température les plus importantes devraient survenir en zones terrestres et varier de 4 à 10 °C. On devrait s’attendre à des hausses de 6 °C ou plus des températures mensuelles estivales moyennes dans la région méditerranéenne, en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et dans certaines parties des États-Unis.On observera vraisemblablement une élévation de 0,5 à 1 mètre du niveau moyen des mers d’ici à 2100, et des niveaux plus élevés sont également possibles. Certaines des villes les plus vulnérables à ce phénomène sont situées au Mozambique, à Madagascar, au Mexique, au Venezuela, en Inde, au Bangladesh, en Indonésie, aux Philippines et au Viet Nam.Les régions les plus vulnérables se trouvent en zones tropicales, subtropicales et polaires, où de multiples impacts risquent de s’additionner.L'agriculture, les ressources en eau, la santé humaine, la biodiversité et les services écosystémiques seront vraisemblablement gravement touchés. Ces répercussions pourraient engendrer de vastes déplacements de populations, réduire la sécurité et perturber les systèmes économiques et le commerce.Beaucoup de petits États insulaires risquent de se trouver incapables d’assurer la survie de leurs populations.Selon le rapport, le verdict scientifique est sans appel : les activités humaines sont responsables du réchauffement de la planète, et ce réchauffement se traduit déjà par des changements observables. La température moyenne globale ne cesse d’augmenter ; elle dépasse actuellement d’environ 0,8 °C les niveaux préindustriels.Bien qu’un réchauffement de la planète de 0,8 °C puisse paraître insignifiant, le rapport fait valoir que beaucoup d’effets des changements climatiques sont déjà observables et qu’une augmentation de 0,8 à 2,0 °C ou plus posera des risques beaucoup plus importants. Une augmentation de la température moyenne de la planète de 4 °C s’approche des variations historiques connues. Nous savons qu’une baisse de la température moyenne globale d’environ 4,5 à 7 °C a été à l’origine de la dernière époque glaciaire, période au cours de laquelle la plus grande partie de l’Europe centrale et du nord des États-Unis a été recouverte d’une couche de glace de plusieurs kilomètres d’épaisseur. Or, les changements climatiques actuels induits par les activités humaines se mesurent non pas sur des millénaires, mais sur un siècle.« La Banque mondiale a demandé au Potsdam Institute for Climate Impact Research et à Climate Analytics de réaliser une analyse sommaire des données les plus récentes des sciences du climat afin de nous permettre de mieux saisir les effets possibles d’une augmentation de la température globale de 4 °C sur les pays en développement », explique Rachel Kyte.La Banque mondiale aide aujourd’hui 130 pays à lutter contre le changement climatique. L’an dernier, elle a doublé son portefeuille de prêts consacrés aux mesures d’adaptation. Les Fonds d’investissement climatiques gérés par la Banque mondiale dans 48 pays atteignent au total 7,2 milliards de dollars et permettent de mobiliser 43 milliards de dollars supplémentaires dans des investissements pour des technologies propres et l’adaptation au changement climatique. La Banque mondiale participe de plus en plus au financement de projets concrets qui aident les plus démunis à sortir de la pauvreté, à améliorer leur capacité de résilience au changement climatique et à réduire les émissions. [1] 4 degrés Celsius = 7,2 degrés Fahrenheit Afficher moins -
La divulgation d’informations financières est un moyen très efficace de lutter contre la corruptionWASHINGTON, 8 novembre 2012 – Les législations exigeant des représentants de l’État qu’ils déclarent ... Afficher plus + leurs actifs, leurs passifs et leurs intérêts peuvent faciliter le dépistage de la corruption. Toutefois, s’il est vrai que 78 % des pays inclus dans une nouvelle base de données de la Banque mondiale consacrée à cette question disposent de mécanismes de divulgation financière, seulement 36 % d’entre eux vérifient systématiquement les déclarations de leurs fonctionnaires pour déceler d’éventuelles irrégularités ou anomalies.La Banque mondiale met en ligne une nouvelle bibliothèque consacrée aux législations régissant la divulgation financière dans le monde (Financial Disclosure Law Library) afin de soutenir les efforts déployés par les pays pour lutter contre la corruption et aider les professionnels et les responsables de l’action publique à mettre en place de solides mécanismes de divulgation financière. La bibliothèque rassemble un millier de lois et de réglementations, provenant de 176 pays, sur la question de la divulgation de renseignements financiers et les restrictions appliquées aux activités des agents de la fonction publique.La divulgation d’informations financières par des représentants de l’État permet de communiquer aux autorités de police les informations et les preuves nécessaires pour prendre des mesures de prévention, mener des enquêtes et lancer des poursuites dans le domaine de la corruption, de l’enrichissement illicite et de la criminalité fiscale. Cette démarche permet aussi de communiquer aux citoyens les informations dont ils ont besoin pour demander des comptes aux agents de l’État.La bibliothèque montre que les agents de la fonction publique ne sont pas toujours tenus de déclarer leurs actifs et leurs intérêts. Certes, les hauts responsables de l’État sont généralement soumis à cette obligation : 93 % des pays inclus dans la base de données l’imposent aux membres de leur gouvernement, 91 % à leurs parlementaires et 62 % aux procureurs de haut rang. Toutefois, seulement 43 % des pays permettent au public de consulter librement les déclarations financières des agents de l’État.« Les mécanismes de divulgation financière limitent la capacité des fonctionnaires corrompus à dissimuler leurs activités criminelles ou les gains mal acquis », déclare Jean Pesme, responsable de l’unité Intégrité des marchés financiers à la Banque mondiale. « La société civile et ceux qui luttent contre la corruption devraient soutenir l’appel du G-20 en faveur de la mise en place de mécanismes de déclaration de patrimoine, car ils peuvent être un moyen efficace de traduire en justice les fonctionnaires corrompus ».Selon une analyse de la Banque mondiale publiée cette année sous le titre Using Asset Disclosure for Identifying Politically Exposed Persons (identifier les personnes politiquement exposées grâce aux déclarations de patrimoine), environ 93 % des pays d’Amérique latine et des Caraïbes disposent de mécanismes de divulgation, alors que ce pourcentage tombe à 53 % dans les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. Certes, les mécanismes de divulgation financière présentent des niveaux d’exécution et d’accès sensiblement différents à travers le monde, mais les parties prenantes s’accordent à penser que ces systèmes sont essentiels.« La divulgation financière joue un rôle crucial dans la lutte contre la corruption », commente Navil Campos Paniagua, responsable des services des plaintes et des enquêtes du Contrôleur général de la République du Costa Rica. « Jusqu’ici, les pays ignoraient ce que les autres faisaient en matière de législation sur les déclarations de patrimoine. La bibliothèque juridique de la Banque mondiale aidera certainement les professionnels et les responsables de l’action publique de divers pays à apprendre les uns des autres et à renforcer les mécanismes de divulgation financière de leur propre pays ». L’action de la Banque mondiale dans le domaine de l’intégrité des marchés financiers vise à promouvoir des systèmes financiers transparents et ouverts à tous, et à soutenir la lutte contre les flux financiers illicites.La bibliothèque peut être consultée à l’adresse suivante : http://publicofficialsfinancialdisclosure.worldbank.org/fdl/ Afficher moins -
WASHINGTON, 2 novembre 2012 – Les Administrateurs de la Banque mondiale ont approuvé une initiative qui accroîtra l’efficacité du premier instrument de financement de la Banque et permettra de le... Afficher plus + présenter plus clairement aux autorités nationales, aux services de l’institution et aux organisations de la société civile, a annoncé la Banque aujourd’hui.La Banque a rationalisé les politiques et les procédures régissant les prêts d’investissement, qui constituent le principal instrument pouvant être mis à la disposition des clients pour appuyer des investissements particuliers dans des domaines aussi divers que l’infrastructure, les filets de protection sociale et la réforme judiciaire. Le prêt d’investissement est l’instrument qu’a utilisé la Banque dans le cadre de ses activités initiales pour financer la reconstruction de l’Europe après la Deuxième Guerre mondiale, vers la fin des années 40. La politique de financement de la Banque a évolué au cours des années, et un écheveau d’une trentaine de directives de politique et procédure s’est, à terme, constitué. Celles-ci ont été rationalisées et regroupées en une directive unique et cohérente. Les politiques cruciales régissant la passation des marchés et les sauvegardes environnementales et sociales sont considérées séparément et donnent actuellement lieu à des consultations auprès du public.« Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’effort plus général mené pour moderniser la Banque, recentrer son attention sur les résultats et les solutions, réduire ses processus bureaucratiques et l’amener à rendre mieux compte à ses clients, à ses actionnaires et aux bénéficiaires de ses investissements » note la Directrice générale, Caroline Anstey.La nouvelle politique conserve le contenu des politiques et procédures opérationnelles antérieures, mais présente la politique clairement aux clients, aux agents de l’institution et à la société civile.« La responsabilisation est fondée sur des politiques claires » note Joachim von Amsberg, Vice-président, Politique opérationnelle et service aux pays. « La rationalisation de notre Politique des prêts d’investissement contribue dans une mesure importante à accroître l’efficacité de cet instrument pour toute la gamme des clients de la Banque. Elle permettra à ces derniers ainsi qu’à nos services de davantage porter leur attention sur la recherche de solutions, l’exécution et la production de résultats— et moins sur les tâches bureaucratiques. »Bien qu’elle soit essentiellement le résultat d’un processus de rationalisation, la nouvelle politique donne lieu à quelques modifications qui doivent permettre à la Banque de mieux répondre aux besoins de ses clients. L’un des changements fondamentaux consiste à permettre aux petits États et aux pays en situation de fragilité de bénéficier des options d’intervention rapide utilisées lorsqu’un pays est confronté à une catastrophe naturelle ou à un conflit, ainsi que le recommande le Rapport sur le développement dans le monde 2011 sur la fragilité et les conflits. Un autre changement concerne la manière dont sont réalisées les analyses économiques, qui maintient l’obligation de procéder auxdites analyses avec la même rigueur mais permet de prendre en compte des considérations nationales et sectorielles.« L’analyse économique demeure une des grandes priorités de la Banque. Il est essentiel d’établir une solide base analytique » explique Aloysius Ordu, Directeur, Politiques opérationnelles et qualité des opérations. La nouvelle politique entrera en vigueur en 2013.De plus informations sont disponibles sur le site www.worldbank.org/investmentlendingreform Afficher moins -
Washington, D.C., October 23, 2012—Local entrepreneurs in developing countries are finding it easier to do business than at any time in the last 10 years, highlighting the significant progress that ha... Afficher plus + s been made in improving business regulatory practices across the globe, according to a new report released today by the World Bank and IFC.The report, Doing Business 2013: Smarter Regulations for Small and Medium-Size Enterprises, marks the 10th edition of the Doing Business series. Over the past decade, these reports have recorded nearly 2,000 regulatory reforms implemented by 180 economies. The reforms have yielded major benefits for local entrepreneurs across the globe. For example:Since 2005, the average time to start a business has fallen from 50 days to 30—and in low-income economies the average has been reduced by half.In the past eight years, the average time to transfer property fell by 35 days, from 90 to 55, and the average cost by 1.2 percentage points—from 7.1 percent of the property value to 5.9 percent.In the past eight years, improvements to simplify tax compliance have reduced the time required annually to comply with the three major taxes measured (profit, labor, and consumption taxes) by 54 hours on average.“Over the years, governments have made important strides to improve their business regulatory environment and to narrow the gap with global best practices,” said Augusto Lopez-Claros, Director, Global Indicators and Analysis, World Bank Group. “While the reforms we measure provide only a partial picture of an economy’s business climate, they are crucial for key economic outcomes such as faster job growth and new business creation.”In the past year alone, 108 economies implemented 201 regulatory reforms that made it easier for local entrepreneurs to do business, the report found. Eastern Europe and Central Asia had the largest share of economies implementing regulatory reforms—with 88 percent reforming in at least one of the areas measured by Doing Business. European economies in fiscal distress are working to improve business regulation as part of an effort to establish a stronger foundation for long-term growth, the report found.Singapore topped the global ranking on the ease of doing business for the seventh consecutive year. Joining it on the list of the top 10 economies with the most business-friendly regulation were Hong Kong SAR, China; New Zealand; the United States; Denmark; Norway; the United Kingdom; the Republic of Korea; Georgia; and Australia.Topping the list of economies that registered the biggest improvements in the ease of doing business over the last year were Poland, Sri Lanka, Ukraine, Uzbekistan, Burundi, Costa Rica, Mongolia, Greece, Serbia, and Kazakhstan. About the Doing Business report series Doing Business analyzes regulations that apply to an economy’s businesses during their life cycle, including start-up and operations, trading across borders, paying taxes, and protecting investors. The aggregate ease of doing business rankings are based on 10 indicators and cover 185 economies. Doing Business does not measure all aspects of the business environment that matter to firms and investors. For example, it does not measure the quality of fiscal management, other aspects of macroeconomic stability, the level of skills in the labor force, or the resilience of financial systems. Its findings have stimulated policy debates worldwide and enabled a growing body of research on how firm-level regulation relates to economic outcomes across economies. This year’s report marks the 10th edition of the global Doing Business report series. For more information about the Doing Business report series, please visit www.doingbusiness.org. Join us on Facebook. About the World Bank GroupThe World Bank Group is one of the world’s largest sources of funding and knowledge for developing countries. It comprises five closely associated institutions: the International Bank for Reconstruction and Development (IBRD) and the International Development Association (IDA), which together form the World Bank; the International Finance Corporation (IFC); the Multilateral Investment Guarantee Agency (MIGA); and the International Centre for Settlement of Investment Disputes (ICSID). Each institution plays a distinct role in the mission to fight poverty and improve living standards for people in the developing world. For more information, please visit www.worldbank.org, www.miga.org, and www.ifc.org. Afficher moins -
M. Kim exhorte les actionnaires et les partenaires de développement à contribuer à « infléchir l’arc de l’Histoire », à accélérer les progrès et à éliminer l’extrême pauvretéTOKYO, 12 octobr... Afficher plus + e 2012 – Le Président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, a déclaré aujourd’hui aux actionnaires de la Banque qu’il souhaitait que l’institution devienne une banque de solutions capable de travailler avec ses partenaires et de contribuer à « infléchir l’arc de l’Histoire » pour éliminer l’extrême pauvreté.« Soyons clairs : quand je dis que nous serons une banque de solutions, je ne veux pas faire croire que nous détenons des solutions toutes prêtes à chaque problème de développement. Tel n’est pas le cas, et tel n’est pas notre objectif », a précisé M. Kim. « Plusieurs dizaines d’années de travail dans le développement m’ont enseigné que les meilleures réponses aux problèmes économiques et sociaux résident souvent dans les individus et les communautés qui y sont confrontés au quotidien. Ils ont été mes meilleurs professeurs. Nous devons écouter et suivre leur parole ».S’adressant aux Conseils des Gouverneurs du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international à l’occasion des Assemblées annuelles de la Banque et du FMI qui se déroulent à Tokyo, Jim Yong Kim a fait remarquer que le savoir se propage maintenant « d’un entrepreneur de Delhi à un paysan mexicain, d’un membre de la société civile nigériane aux responsables politiques à Sarajevo ». M. Kim a ajouté que la Banque mondiale, grâce à sa présence planétaire, est idéalement placée pour mettre en relation ou réunir plusieurs parties prenantes basées dans différents lieux du monde, et jouer ainsi un rôle d’intermédiaire facilitant les échanges de savoirs entre différentes institutions. « Pour une banque de solutions, il va s’agir plus que jamais de mettre l’accent sur l’élément prestation. Dans un contexte de moyens restreints et de graves difficultés, c’est ce que veulent nos bailleurs de fonds autant que nos clients », a affirmé M. Kim. Le président de la Banque a fait observer que l’instabilité économique et financière qui persiste en Europe continue de menacer la croissance et l’emploi dans les pays en développement. La flambée des prix alimentaires grève lourdement les budgets des ménages les plus pauvres. Et de nombreux pays du Moyen-Orient sont peut-être en train de prendre le virage le plus important de leur histoire depuis bien longtemps. Dans le contexte difficile qui prévaut actuellement, M. Kim a attiré l’attention sur le fait que les appuis en faveur de l’aide au développement peuvent s’estomper face à d’autres priorités, mais il a souligné qu’avec plus d’un milliard d’individus en situation d’extrême pauvreté et 200 millions de chômeurs, ce n’est pas le moment pour les pays ou les institutions de faire cavalier seul ou de se soucier uniquement de leurs propres intérêts. M. Kim a pris note des remarquables progrès accomplis ces dernières années au plan du développement :« Ces dix dernières années, une cinquantaine de pays en développement — comptant ensemble plus de quatre milliards d’habitants — ont vu leur PIB augmenter en moyenne d’au moins 5 % par an. Grâce à cette croissance, la pauvreté a reculé plus vite que jamais ; le premier objectif du Millénaire pour le développement (OMD) — réduire de moitié le taux de pauvreté de 1990 d’ici 2015 — a été atteint avec environ cinq années d’avance », a constaté M. Kim.Citant Martin Luther King, le Président du Groupe de la Banque mondiale a exhorté les actionnaires et d’autres partenaires de développement à unir leurs forces pour « pour infléchir l’arc de l’Histoire » et accélérer la poursuite des progrès accomplis récemment sur la voie de l’élimination de l’extrême pauvreté. « Cet objectif n’a rien d’irréaliste : il est atteignable. Ensemble, nous pouvons y arriver », a insisté M. Kim. Pour lui, il est clair que notre monde en mutation a besoin d’un Groupe de la Banque mondiale fort, « qui apporte, grâce à nos prêts, notre savoir et notre pouvoir de rassemblement, des solutions de développement intégrées aux problèmes d’aujourd’hui mais aussi de demain ».S’agissant de l’action menée par la Banque avec ses partenaires, le président de l’institution a évoqué les défis auxquels sont confrontés les pays à revenu élevé, les pays à revenu intermédiaire, les pays à faible revenu, les États fragiles et les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. Il a ajouté qu’il était nécessaire de continuer de travailler d’une manière plus viable. M. Kim a invité aussi la Banque à exploiter son savoir et ses talents pour promouvoir une « science de la prestation » et a proposé quatre mesures immédiates pour accélérer ce processus :Premièrement, établir une ligne directrice claire et mesurable. « Le Groupe de la Banque mondiale a pour mission d’éliminer la pauvreté et de construire une prospérité partagée. Pour cette raison, j’ai demandé à l’institution de définir une ligne directrice sous la forme d’objectifs ambitieux dans ces deux domaines ». Deuxièmement, renforcer la mise en œuvre et les résultats. « Un projet ne devrait pas mettre deux ans pour passer de l’idée à la mise en œuvre. Nous devons rendre des comptes sur les résultats et non sur les processus engagés. C’est pourquoi je vais réfléchir avec le Conseil aux moyens de rationaliser nos procédures, de simplifier nos processus et de réduire le délai de préparation des projets ». Troisièmement, fournir à nos clients des solutions intégrées pour un impact maximum. « De meilleures synergies renforceront l’avantage distinctif que nous confère notre situation d’unique organisme mondial d’aide au développement effectivement à même d’appuyer les secteurs public et privé, de donner accès à une somme exceptionnelle de connaissances, et de proposer des assurances contre le risque susceptibles de stimuler l’investissement. J’ai donc demandé à mon équipe de direction d’élaborer un plan d’action visant à développer les synergies au sein du Groupe de la Banque mondiale, afin de réduire les coûts et d’améliorer notre efficacité ».Quatrièmement, continuer à investir dans les données et les outils d’analyse, en nous appuyant sur le succès de l’initiative Données en libre accès. « Il est essentiel de posséder des données pour définir les priorités, prendre des mesures avisées et assurer le suivi des résultats obtenus. Or, beaucoup de pays ont des capacités très limitées en matière de statistiques et manquent de données fiables et à jour sur l’économie et la pauvreté. C’est pourquoi nous travaillerons avec nos partenaires pour faire en sorte que tous les pays en développement aient des données ponctuelles et exactes. Et nous rendrons compte chaque année des progrès réalisés dans la lutte contre la pauvreté et dans l’établissement d’une prospérité partagée ». « Lors de notre prochaine réunion, dans six mois, je vous présenterai un rapport d’avancement afin que vous sachiez où nous en sommes, ce qui aura été accompli et les points sur lesquels nous devons intensifier nos efforts. Je compte sur vous et sur vos Administrateurs pour nous rappeler à nos responsabilités durant ce processus, en veillant à nous fixer des objectifs ambitieux et à nous mobiliser pour les atteindre », a poursuivi M. Kim.Jim Yong Kim a terminé son discours par ces paroles : « Au sein du Groupe de la Banque mondiale, nous parlons souvent du rêve d’un monde sans pauvreté, la devise inscrite dans le hall d’entrée de notre siège. Le moment est venu de transformer ce rêve en réalité. Le moment est venu d’infléchir l’arc de l’Histoire. En nous appuyant sur la solidarité internationale et sur une volonté farouche de résultats, nous pouvons, nous devons et nous allons éliminer la pauvreté et construire une prospérité partagée ». Afficher moins -
WASHINGTON, le 4 octobre 2012 – L’Afrique subsaharienne devrait connaître une croissance de 4,8 % en 2012, soit un taux de croissance presque inchangé par rapport à celui de 4,9 % enregistré... Afficher plus + en 2011 et conforme aux prévisions annuelles initiales en dépit du ralentissement économique mondial, selon la nouvelle édition d’Africa’s Pulse, une analyse bisannuelle par la Banque mondiale des enjeux façonnant les perspectives économiques de l’Afrique. En excluant l’Afrique du Sud, l’économie la plus importante du continent, la croissance annuelle en Afrique subsaharienne devrait augmenter pour atteindre 6 %. Les exportations africaines ont connu une importante reprise au premier trimestre 2012, avec une croissance d’une année sur l’autre de 32 %, comparativement à une décroissance de -11 % au premier trimestre 2011. Les pays africains n’ont pas été épargnés par la récente période de volatilité sur les marchés attribuable à la crise de l’euro, ni par le ralentissement de la croissance qui est constaté dans certaines des économies en développement les plus importantes, en particulier en Chine, laquelle demeure un important marché pour les exportations de minéraux d’Afrique.Toutefois, le maintien des prix élevés des matières premières et une solide croissance des exportations dans les pays qui ont découvert des ressources minérales ces dernières années, ont alimenté l’activité économique et devraient constituer le moteur de la croissance économique de l’Afrique pour le reste de 2012. « Un tiers des pays africains connaîtront une croissance supérieure ou égale à 6 %. Ceux dont la croissance est la plus rapide bénéficient de nouvelles exportations minérales, telles que celles de minerai de fer en Sierra Leone et de l’uranium et de pétrole au Niger, d’autres facteurs, comme le retour à la paix en Côte d’Ivoire, ou d’une solide croissance macro-économique dans des pays comme l’Éthiopie », affirma le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, Makhtar Diop. « Un important indicateur du dynamisme de l’Afrique est que l’intérêt des investisseurs de la région reste élevé, avec des flux de 31 milliards de dollars d’investissements étrangers directs prévus pour cette année en dépit des conditions économiques mondiales difficiles. » À l’heure où l’économie mondiale demeure fragile, Africa’s Pulse souligne toutefois que les robustes taux de croissance de l’Afrique pourraient encore être vulnérables à la détérioration des conditions de marché dans la zone euro. De plus, de récentes flambées des prix des denrées alimentaires et des céréales suscitent des inquiétudes. Un été chaud et sec comme jamais auparavant dans l’histoire aux États-Unis, en Russie et en Europe de l’Est a entraîné une baisse des rendements de la production mondiale de maïs et de blé. La région africaine du Sahel souffre déjà des prix élevés des denrées alimentaires, de taux élevés de malnutrition, de crises chroniques et d’insécurité.De plus, des nuées de criquets pèlerins et le conflit en cours dans le Sahel nuisent à la sécurité alimentaire de la région. Des pays tels que le Mali et le Niger souffrent déjà des invasions de criquets et il est possible que les nuées se déplacent vers d’autres pays voisins comme la Mauritanie et le Tchad. Ce déplacement des nuées minerait la capacité des familles à trouver suffisamment à manger dans cette région déjà aux prises avec une sécheresse et un conflit. Les nouvelles richesses minérales sont en hausse Selon la dernière édition d’Africa’s Pulse, de nouvelles découvertes de pétrole, de gaz et d’autres minéraux dans les pays d’Afrique généreront une importante vague de nouvelles richesses minérales dans la région. De plus, l’importance des ressources naturelles dans l’économie d’un certain nombre de pays producteurs de pétrole et de minéraux de la région devrait se maintenir à moyen terme en raison de leurs stocks considérables de ressources naturelles et des perspectives du maintien des prix élevés des matières premières. Les producteurs de pétrole confirmés de la région représentent moins de 10 % de la part des réserves mondiales et de la production annuelle. Le Nigéria, le producteur régional le plus important, peut continuer à fournir les mêmes niveaux qu’en 2011 pendant 41 ans, tandis que l’Angola, le deuxième producteur le plus important de la région, compte encore 21 années à son niveau actuel de production avant que ses réserves soient épuisées. Étant donné le volume de ces réserves, il est probable que ces pays resteront tributaires de leurs ressources pétrolières à moyen terme. La production dans de nouveaux pays producteurs tels que le Ghana, le Mozambique, la Sierra Leone et l’Ouganda, pourrait également durer pendant un grand nombre d’années.La part des réserves mondiales et de la production annuelle de certains minéraux des pays africains est considérable. En 2010, la Guinée représentait à elle seule plus de 8 % de la production mondiale totale de bauxite ; la Zambie et la République démocratique du Congo détenaient une part combinée de 6,7 % de la production mondiale totale du cuivre ; et le Ghana et le Mali représentaient ensemble 5,8 % de la production aurifère mondiale totale. « Les pays africains riches en ressources naturelles doivent faire un choix judicieux d’investir dans l’amélioration de la santé et de l’éducation et dans la création d’emploi, tout en réduisant la pauvreté au sein de la population parce que cela ne se produira pas automatiquement lorsque les pays deviendront riches », indique l’économiste en chef pour la Région Afrique de la Banque mondiale et auteur principal d’Africa’s Pulse, Shantayanan Devarajan. « Le Gabon, par exemple, avec un revenu par habitant de 10 000 dollars affiche un des taux d’immunisation des enfants les plus faibles d’Afrique. » L’Afrique est-elle en voie de devenir un continent à « revenu intermédiaire » ? Dans son analyse exhaustive des nouveaux développements en Afrique, le nouveau rapport note qu’après dix ans de croissance élevée, un nombre croissant de pays passent dans la catégorie des « pays à revenu intermédiaire », lesquels ont un revenu par habitant de plus de 1 000 dollars selon la définition de la Banque mondiale. Sur les 48 pays que compte l’Afrique, 22 pays ayant une population combinée de 400 millions d’habitants sont officiellement classés dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire tandis que 10 autres pays représentant aujourd’hui 200 millions d’habitants atteindront cette catégorie d’ici 2025 si les tendances de croissance actuelles se poursuivent ou même si la croissance demeure modeste ou se stabilise dans des pays comme les Comores et le Zimbabwe. Sept autres pays qui abritent 70 millions de personnes pourraient atteindre ce seuil si leur croissance économique annuelle atteignait 7 % au cours des années à venir. À titre d’exemple, la Sierra Leone pourrait connaître une telle croissance en raison de sa récente expansion dans le secteur minier. Dix pays africains qui sont « fragiles » ou touchés par des conflits et dont la population combinée est de 230 millions de personnes n’ont quant à eux presque aucune chance de changer de catégorie de revenu d’ici 2025. L’Afrique est de plus en plus urbanisée Africa’s Pulse note également qu’avec une importante croissance de sa population, l’Afrique s’urbanise rapidement, un phénomène qui a de lourdes implications sur les possibilités sociales et économiques. Aucun pays n’a jamais atteint la catégorie de revenu élevé en ayant une faible urbanisation. Aujourd’hui, 41 % des Africains vivent dans des villes et cette proportion augmente de 1 % tous les deux ans. D’ici 2033, l’Afrique, comme le reste du monde, sera un continent majoritairement urbain. L’urbanisation et le développement vont de pair. Le taux de pauvreté sur le continent diminue à un rythme de plus de 1 point de pourcentage par an et, entre 2005 et 2008, le nombre absolu de personnes vivant avec moins de 1,25 dollar par jour a diminué pour la toute première fois de l’histoire. La mortalité infantile a également connu une baisse.Pour consulter l’édition d’Africa’s Pulse en entier (en anglais uniquement), visitez l’adresse suivante: http://siteresources.worldbank.org/INTAFRICA/Resources/Africas-Pulse-brochure_Vol6.pdfPour en savoir plus sur le travail de développement de la Banque mondiale en Afrique, visitez l’adresse suivante: http://www.banquemondiale.org/afrique Afficher moins -
Washington, 1er octobre 2012 — Dans les pays en développement, les emplois sont la pierre angulaire du développement et ont un impact bien au-delà des revenus qu’ils procurent. Ils sont essentiels à l... Afficher plus + a réduction de la pauvreté, au fonctionnement des villes et à l'ouverture aux jeunes de perspectives autres que la violence, explique un nouveau rapport de la Banque mondiale. Le Rapport sur le développement dans le monde 2013 : Emplois fait ressortir la manière dont une croissance soutenue entraînée par le secteur privé contribue à la création d'emplois et explique comment les emplois qui ont le plus d'impact sur le développement peuvent entraîner un cercle vertueux. Il montre que la pauvreté recule lorsque le travail permet aux êtres humains d’améliorer leurs conditions de vie et lorsque l’emploi des femmes donne à ces dernières les moyens d'investir davantage dans leurs enfants. L'efficacité augmente au fur et à mesure que les travailleurs deviennent plus compétents et que des emplois productifs se créent tandis que d'autres, qui le sont moins, disparaissent. Les sociétés prospèrent lorsque les emplois favorisent la diversité et ouvrent d'autres possibilités que celle de conflits. « Un bon emploi peut transformer la vie d'un être humain, et des emplois qui importent peuvent transformer des sociétés entières. Les pays ont besoin de faire de l'emploi leur priorité pour promouvoir la prospérité et lutter contre la pauvreté » explique le Président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Young Kim. « Il est essentiel que les pouvoirs publics travaillent avec le secteur privé, qui est à l’origine de 90 % de tous les emplois. Nous devons donc trouver le meilleur moyen d’aider les petites entreprises et les exploitations agricoles à se développer. L’emploi est synonyme d’espoir. L’espoir est synonyme de paix. L’emploi peut aider des pays fragiles à se stabiliser. » Les auteurs du rapport montrent comment les emplois qui ont le plus d'impact sur le développement sont ceux qui accroissent les revenus, permettent aux villes de mieux fonctionner, relient l'économie aux marchés mondiaux, protègent l'environnement et confortent le sentiment d’appartenance des membres de la société. « L’emploi est la meilleure assurance contre la pauvreté et la vulnérabilité », note Kaushik Basu, Économiste en chef et Premier Vice-président de la Banque mondiale. « Les pouvoirs publics jouent un rôle crucial en créant un cadre propice à l’activité économique qui appuie la demande de main-d’œuvre. » La crise économique mondiale et d’autres événements récents ont replacé la question de l'emploi au cœur du débat du développement. Selon les estimations des auteurs du Rapport sur le développement dans le monde, qui ont analysé les résultats de plus de 800 enquêtes et recensements pour parvenir à leurs conclusions, plus de 3 milliards d'êtres humains travaillent dans le monde, mais près de la moitié d'entre eux poursuivent leur activité dans le cadre d'une exploitation agricole ou d’une petite entreprise familiale, ou bien ont un travail occasionnel ou saisonnier, autant d’emplois qui ne leur procurent, dans le meilleur des cas, qu’une protection limitée, et qui sont souvent peu rémunérés. « Le défi que pose l’emploi des jeunes est considérable. Plus de 620 millions de jeunes ne travaillent pas et ne font pas d'études. Le nombre total d'emplois à l'échelle mondiale devra augmenter d'environ 600 millions en 15 ans, uniquement pour maintenir les taux d'emploi à un niveau constant », explique Martin Rama, Directeur du Rapport sur le développement dans le monde. Toutefois, dans de nombreux pays en développement, où l'activité agricole et l'emploi pour compte propre prédominent et où les filets de protection sociale sont, au mieux, limités, les taux de chômage peuvent être faibles. Dans ces pays, la plupart des membres de la population travaillent de longues heures sans toutefois parvenir à assurer leur subsistance. Les violations de leurs droits fondamentaux ne sont en outre nullement exceptionnelles. Outre le nombre d’emplois, la qualité de ces derniers revêt donc aussi une importance cruciale.Le rapport préconise une démarche à trois niveaux pour aider les pouvoirs publics à atteindre ces objectifs : Premièrement, il est nécessaire de mettre en place de solides éléments fondamentaux – notamment la stabilité macroéconomique, un cadre propice à l'activité économique, la formation de capital humain et l'État de droit. Deuxièmement, les politiques du travail ne doivent pas compromettre la création d'emplois mais elles doivent permettre aux plus vulnérables de faire entendre leur voix et de bénéficier d'une protection. Troisièmement, les pouvoirs publics doivent déterminer quels sont les emplois qui ont le plus d'impact sur le développement dans le contexte national, et éliminer ou neutraliser les obstacles à leur création par le secteur privé.Il est essentiel de comprendre quelle est la problématique de l'emploi dans une région ou dans un pays donné. Les différences dans la structure des emplois entre les régions, entre les groupes d'âge et entre les hommes et les femmes, sont frappantes. Par exemple, six travailleurs sur sept sont salariés en Europe de l'Est et en Asie centrale, tandis que quatre travailleurs sur cinq sont des agriculteurs ou travaillent pour leur propre compte en Afrique subsaharienne. Beaucoup plus de femmes que d'hommes ont un travail non salarié dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire (tranche inférieure). Dans les pays à revenu intermédiaire, les femmes ont plus de chances d'être salariées mais, trop souvent, gagnent moins que les hommes. Les priorités stratégiques sont différentes dans les pays agricoles et dans les pays en voie d'urbanisation. Dans les pays du premier groupe, il est essentiel d'accroître la productivité de la petite agriculture, tandis que dans ceux du deuxième groupe il est crucial d'améliorer l'infrastructure, de favoriser la connectivité, de construire des logements et de promouvoir l'urbanisme. La démographie a également de l'importance. En Afrique subsaharienne, 10 millions de jeunes entrent dans la population active chaque année, tandis que, dans de nombreux pays à revenu intermédiaire, la population vieillit et le nombre d'actifs diminue dans certains d’entre eux. Il est nécessaire d'assurer l'acquisition de qualifications et d'éliminer les privilèges au niveau de l'accès au marché et à l'emploi pour s'attaquer au chômage des jeunes. En revanche, dans les sociétés vieillissantes, il faut allonger la durée de la vie active et offrir une protection sociale d'un coût abordable. L'examen des principales caractéristiques des différents types de pays peut aider à mieux cerner les types d'emplois qui pourraient le plus contribuer, dans chaque cas, au développement. Il devient ainsi possible d'analyser les arbitrages qui peuvent devoir être faits entre les niveaux de vie, la productivité et la cohésion sociale dans un contexte particulier. Cet examen fournit des indications sur les obstacles à la création d'emplois et, en fin de compte, sur les priorités que doivent établir les responsables de l'action publique lorsqu'ils déterminent quels sont les obstacles les plus importants à la création d'emplois et comment les surmonter.Les responsables de l'action publique pourraient s’efforcer de répondre aux questions ci-après pour relever ces défis : les pays doivent-ils établir leur stratégie de développement pour promouvoir la croissance ou bien doivent-ils centrer leur attention sur l'emploi ? Est-il possible de promouvoir l'esprit d'entreprise, en particulier au niveau des nombreuses microentreprises des pays en développement, ou bien ce trait est-il inné ? L’accroissement des investissements importants dans l'éducation et la formation est-il une condition nécessaire à l'employabilité, ou est-il possible d'acquérir des compétences dans le cadre du travail ? En situation de crise majeure et de mutations structurelles, faut-il protéger les emplois et pas seulement les travailleurs ? Les problématiques de l'emploi des différents pays sont interconnectées par suite des migrations de personnes et d’emplois. La politique de l'emploi dans un pays peut donc avoir des retombées dans d'autres — aussi bien positives que négatives. Le rapport cherche à déterminer si des mécanismes de coordination internationaux, tels que des accords bilatéraux concernant les migrations, pourraient renforcer les aspects positifs et atténuer les aspects négatifs de ces retombées. « Pour mettre pleins feux sur l'emploi, nous avons également besoin de données fiables et détaillées, qui couvrent plus que les emplois urbains et ceux du secteur formel, dans chaque pays » explique M. Rama. Le Groupe de la Banque mondiale encourage le développement de l'emploi par le biais de l'appui qu'il apporte au monde en développement non seulement par ses deux principaux guichets – la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et l'Association internationale de développement (IDA) – mais aussi par l'intermédiaire de l'IFC et de l'Agence multilatérale de garantie des investissements. Son appui revêt la forme de conseils sur l'action à mener, de soutiens au développement du secteur privé, de prêts et de programmes axés sur la promotion de l'urbanisation, de l'infrastructure et du développement humain (y compris la protection sociale). Afficher moins -
Washington, 13 septembre 2012 – Selon un nouveau rapport de la Banque mondiale, il est temps de repenser le rôle de l’État dans le secteur financier de manière à ce que les pouvoirs publics puissent t... Afficher plus + rouver un meilleur équilibre entre, d’une part, le soutien au crédit et l’aide d’urgence en faveur des banques, d’autre part les mesures visant à promouvoir la transparence et la concurrence en cas de crise.« Les pouvoirs publics doivent assurer une supervision rigoureuse et une saine concurrence dans le secteur financier. Ils doivent aussi soutenir l’infrastructure financière, par exemple en encourageant l’amélioration et la diffusion de l’information sur le crédit », dit Mahmoud Mohieldin, directeur général du Groupe de la Banque mondiale. « Toutefois, il convient d’examiner attentivement les résultats mitigés de l’intervention directe de l’État dans les émissions de crédit. De fait, au moment où nous sortons de la crise financière mondiale, les gouvernements devraient peut-être envisager de privilégier plutôt des interventions indirectes ».Intitulé Global Financial Development Report : Rethinking the Role of the State in Finance (rapport sur le développement financier dans le monde : repenser le rôle de l’État dans la finance), le rapport examine le comportement des systèmes financiers durant la crise financière mondiale. Le document, dont la publication coïncide avec l’anniversaire de la faillite de Lehman Brothers en 2008, s’inspire de plusieurs nouvelles études mondiales et rassemble des données nationales uniques portant sur plus de 200 économies depuis les années 60. En analysant quatre caractéristiques — la taille des institutions et des marchés financiers, l’accès aux services financiers, l’efficience et la stabilité —, le rapport examine les systèmes financiers avant la crise financière mondiale et évalue la mesure dans laquelle ils se sont redressés depuis. Les auteurs confirment que les systèmes financiers des pays en développement ont moins de profondeur et sont d’un accès plus limité que ceux des pays développés, mais ajoutent que ces systèmes ne sont pas très différents en termes de stabilité. Une des contributions originales du rapport porte sur les banques publiques. Durant la crise, de nombreux pays en développement se sont adressés aux banques d’État pour faire face à la contraction du crédit. Dans des pays tels que le Chili et la Tunisie, les autorités ont injecté des capitaux dans les banques publiques pour couvrir les prêts existants ou accorder de nouveaux crédits aux exportateurs et aux petites et moyennes entreprises. La Corée du Sud a relevé le plafond du crédit de ses banques publiques, l’Inde et la Tunisie ont mis en place des lignes de crédit pour les banques de ce type, tandis que les grandes banques publiques brésiliennes et chinoises ont considérablement accru le crédit durant la crise.Selon le rapport, ces interventions ont contribué à freiner la propagation de la crise, mais elles ont peut-être un inconvénient : des pratiques inefficaces en matière de prêts, qui, dans certains cas, sont motivés par des raisons politiques. Cette situation engendre des distorsions amplifiées par l’injection de capitaux dans les banques publiques et la mise en place de nouvelles lignes de crédit à leur intention pour faciliter l’octroi de prêts aux exportateurs et aux petites entreprises. Dans certains cas, les banques d’État ont continué d’accorder des crédits durant la reprise économique au risque d’évincer les banques privées.Les études réalisées dans le passé ou récemment au sujet de crises antérieures montrent que le contrôle des banques par l’État se traduit par un développement financier insuffisant, une instabilité financière accrue et une croissance économique plus lente. Le rapport recommande aux pays d’analyser soigneusement les risques posés par les banques publiques et d’examiner la façon dont elles sont gérées, exercice particulièrement difficile dans un contexte caractérisé par la faiblesse des institutions.Le rapport passe aussi en en revue les réussites et les échecs enregistrés récemment par les États dans leurs activités de réglementation et de supervision. Selon des évaluations externes, la supervision a bien fonctionné dans de nombreux endroits, par exemple en Australie, au Canada et à Singapour. En outre, de nombreux pays en développement ont été peu exposés aux pratiques risquées qui ont déclenché la crise et la plupart d’entre eux ont évité la catastrophe, notamment la Malaisie et le Pérou, dont les politiques prudentes ont été saluées. Certains pays ont toutefois été frappés de plein fouet, notamment en Europe et en Asie centrale, où la dépendance vis-à-vis des banques mères et l’accumulation de déséquilibres de financement avant la crise ont rendu de nombreux pays vulnérables. Les auteurs analysent les points communs des pays qui ont été durement frappés par la crise par rapport à ceux qui s’en sont mieux tirés. Les pays épargnés par la crise disposaient en général de réglementations moins complexes que d’autres mais mieux appliquées. Les pays touchés par la crise, en revanche, acceptaient des définitions du capital moins strictes, faisaient preuve de moins de rigueur dans le calcul des normes de fonds propres au regard des risques de crédit et seulement 25 % d’entre eux exigeaient un provisionnement général des créances (contre près de 70 % dans les pays qui n’ont pas été touchés par la crise).Le rapport réfute l’argument selon lequel il y avait « trop de concurrence » dans le secteur financier des pays frappés par la crise. « Les recherches présentées dans le rapport indiquent qu’un niveau de concurrence élevée, accompagné d’une supervision de qualité, peut en fait contribuer à améliorer l’efficience et à renforcer l’accès aux services financiers sans pour autant compromettre la stabilité », commente Asli Demirgüç-Kunt, directeur de la politique du développement de la Banque mondiale et économiste en chef des services du Développement du secteur financier et du secteur privé.Le Groupe de la Banque mondiale collabore avec les pays membres pour promouvoir le développement et la stabilité de leurs systèmes financiers, ainsi que la croissance économique et la réduction de la pauvreté. « Le secteur financier a reçu environ 16 % des prêts accordés par la Banque mondiale durant la crise financière — soit le double du pourcentage qui prévalait avant la crise », dit Janamitra Devan, le vice-président de la Banque mondiale chargé du Développement du secteur financier et du secteur privé. « Ce rapport s’inscrit dans l’engagement durable de la Banque à transmettre des connaissances, apporter un soutien opérationnel et accorder des prêts aux pays en développement — aussi bien en période de crise financière que durant des phases d’expansion économique ».Le Global Financial Development Report est disponible sur un site web interactif et il est possible de télécharger gratuitement les données sous-jacentes grâce à l’initiative de libre accès aux données de la Banque. 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Dans le 5e paragraphe commençant par " Les fortes hausses de prix sur les marchés intérieurs..." il fallait lire " ...y compris de 113 % sur certains marchés au Mozambique. " au li... Afficher plus + eu de " ...y compris de 113 % au Mozambique. "WASHINGTON, 30 août 2012 — Les prix alimentaires mondiaux ont augmenté de 10 % en juillet par rapport au mois précédent, ceux du maïs et du soja atteignant mêmes des plafonds historiques, sous l’effet des niveaux de température et de sécheresse sans précédent que connaissent cet été les États-Unis de même que l’Europe de l’Est. Tel est le bilan que dresse le Groupe de la Banque mondiale dans la dernière édition de son rapport Food Price Watch.Entre juin et juillet, les prix du maïs et du blé ont progressé de 25 % et ceux du soja de 17 %, et les prix du riz sont les seuls à avoir diminué, de 4 %. Globalement, l’indice mondial des prix alimentaires de la Banque mondiale, qui suit l’évolution des cours des produits alimentaires faisant l’objet d’échanges internationaux, a été en juillet supérieur de 6 % à ce qu’il était en juillet 2011, et de 1 % à son record historique de février 2011.« Les prix alimentaires ont à nouveau fortement augmenté, menaçant la santé et le bien-être de millions d’individus », a déclaré à ce sujet le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim. « L’Afrique et le Moyen-Orient sont particulièrement vulnérables, mais cela vaut aussi pour les habitants d’autres pays où les prix des céréales ont grimpé en flèche. »Dans l’ensemble, les prix ont continué de suivre entre avril et juillet la tendance volatile qu’ils avaient présentée au cours des 12 mois précédents et qui avait mis fin aux hausses continues de la période allant du milieu de 2010 à février 2011. Après avoir augmenté en avril, ils ont baissé en mai et juin, pour se redresser fortement en juillet.Les fortes hausses de prix sur les marchés intérieurs se sont poursuivies ce trimestre, surtout en Afrique. C’est en Afrique subsaharienne notamment que les prix du maïs ont le plus fortement augmenté, y compris de 113 % sur certains marchés au Mozambique. Par ailleurs, les pays du Sahel et d’Afrique de l’Est ont enregistré de fortes hausses dans le prix du sorgho — de 220 % au Soudan du Sud et de 180 % au Soudan, par exemple.Selon Food Price Watch, les conditions météorologiques sont le facteur essentiel à la base des flambées de prix soudaines du mois de juillet. La sécheresse qui sévit aux États-Unis a gravement porté atteinte aux récoltes d’été de maïs et de soja, deux produits pour lesquels ce pays est le plus gros exportateur mondial. Mais la Fédération de Russie, l’Ukraine et le Kazakhstan connaissent eux aussi un été plus sec qu’à l’ordinaire, ce qui a contribué aux pertes que les projections actuelles laissent présager dans leur production de blé.Ces subites flambées des prix alimentaires ont totalement inversé les perspectives favorables qui s’étaient dessinées pour cette année dans le secteur. Les experts de la Banque ne prévoient pas de répétition des événements de 2008 en l’état actuel des choses ; mais d’autres hausses de prix significatives analogues à celles d’il y a quatre ans pourraient se produire sous l’effet de facteurs négatifs tels que des réactions de panique au niveau des politiques adoptées par les pays exportateurs, un phénomène El Niño particulièrement marqué, des récoltes décevantes dans l’hémisphère sud, ou de fortes hausses des prix énergétiques.Les sécheresses ont de graves répercussions sur le plan économique et nutritionnel et en matière de pauvreté. Dans le cas du Malawi, par exemple, certaines projections indiquent que de graves sécheresses du type de celles observées tous les 25 ans dans ce pays pourraient accroître le niveau de pauvreté de 17 %, ce dont pâtiraient particulièrement les communautés rurales défavorisées. Et en Inde, les pertes colossales causées par les sécheresses intervenues entre 1970 et 2002 se sont apparemment traduites par une baisse de l’ordre de 60 à 80 % des revenus annuels normaux des ménages dans les communautés touchées.« On ne peut laisser ces flambées des prix historiques se muer en facteurs menaçant les individus pendant des vies entières, les familles touchées cherchant à y parer en retirant leurs enfants de l’école et en consommant une nourriture moins nutritive », a souligné M. Kim. « Les pays doivent renforcer leurs programmes ciblés pour atténuer les pressions subies par leurs groupes de population les plus vulnérables, et mettre en œuvre les politiques appropriées. »« La Banque mondiale a porté son appui au secteur de l’agriculture à son plus haut niveau depuis 20 ans, et elle continuera d’aider les pays à répondre à ces hausses des prix alimentaires », a-t-il ajouté.L’effort consenti par la Banque mondiale à l’appui de l’agriculture a été supérieur à 9 milliards de dollars au cours de l’exercice 12, ce qui constitue un niveau sans précédent pour les deux dernières décennies. La Banque coordonne par ailleurs son action avec celle des agences des Nations Unies dans le cadre du Groupe de travail de haut niveau sur la sécurité alimentaire mondiale, de même qu’avec celle des organisations non gouvernementales. Elle apporte son appui au Système d’information sur les marchés agricoles (AMIS), avec l’objectif d’améliorer la transparence des marchés des produits alimentaires et d’aider les pays à prendre des mesures adaptées face aux flambées des cours internationaux. Si la situation actuelle devait s’aggraver, le Groupe de la Banque se tient prêt à aller encore plus loin pour aider ses pays clients à protéger leurs populations les plus vulnérables contre d’autres chocs futurs. Les mesures d’appui qu’il peut prendre sont multiples : accroissement des investissements en agriculture et dans les secteurs connexes, conseils de politique générale, recours aux mécanismes de financement rapide, soutien aux filets de protection, recours au Programme mondial multidonateurs pour l’agriculture et la sécurité alimentaire, et instruments de gestion des risques.Divers programmes et politiques permettent d’aider à atténuer les effets des flambées des prix alimentaires. Il s’agit par exemple des filets de protection sociale, destinés à faire en sorte que les denrées alimentaires de base soient à la portée des familles pauvres ; des programmes d’investissements soutenus dans l’agriculture ; de l’introduction de variétés culturales résistantes à la sécheresse, source d’importantes avancées en termes de rendements et de production ; et de mesures destinées à assurer l’ouverture des courants d’échange internationaux aux exportations et importations de produits alimentaires.Selon Food Price Watch, il faut s’attendre à ce que les prix restent à un niveau élevé et sujets à des fluctations sur le long terme, du fait d’incertitudes grandissantes au niveau de l’offre, d’une demande croissante due à l’augmentation de la population et d’une faible capacité de réaction du système alimentaire.Récapitulatif des actions menées par la Banque mondialePour l’exercice 12, qui a pris fin le 30 juin, les nouveaux engagements du Groupe de la Banque en faveur de l’agriculture et des secteurs connexes ont dépassé 9 milliards de dollars. Ce montant est supérieur aux engagements prévus dans le Plan d’action de la Banque pour l’agriculture, qui envisageait de porter l’effort de prêt de 4,1 milliards de dollars en moyenne annuelle pour la période des exercices 06-08 à un niveau de 6,2 à 8,3 milliards de dollars par an pour les exercices 10-12. L’aide conjuguée de la BIRD et de l’IDA pour l’exercice 12 a atteint un niveau sans précédent depuis 20 ans.À compter de juillet 2012, l’effort de riposte d’urgence de la Banque aux graves effets des flambées des prix alimentaires dans les pays les plus pauvres tablera sur les ressources d’IDA-16, notamment celles disponibles au titre du Mécanisme de réponse aux crises de l’IDA, ainsi que sur les ressources non décaissées disponibles au titre du Mécanisme de riposte immédiate récemment approuvé. C’est ainsi qu’en réponse à la sécheresse qui sévit dans la Corne de l’Afrique, l’IDA a lancé un programme de 1,8 milliard de dollars pour sauver des vies, améliorer la protection sociale, encourager la reprise économique et renforcer la résistance des populations à la sécheresse.La Société financière internationale (IFC) va pour sa part investir jusqu’à 1 milliard de dollars dans son Programme de financement des produits de première nécessité (CCFP) pour appuyer les échanges de produits agricoles et énergétiques clés afin de réduire le risque de pénurie et de renforcer la sécurité alimentaire pour les pauvres du monde entier.Un tout nouveau produit de gestion du risque proposé par l’IFC permettra de protéger les agriculteurs, les producteurs et les consommateurs des pays en développement contre la volatilité des cours des denrées alimentaires.La Banque soutient le Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP), mis en place en avril 2010 par le Groupe de la Banque à la demande du G‑20. Huit pays et la Fondation Gates se sont engagés à fournir environ 1,2 milliard de dollars sur trois ans, et 777,4 millions de dollars ont déjà été débloqués.Le Programme d’intervention en réponse à la crise alimentaire mondiale (GFRP) vient en aide à 40 millions de personnes dans 47 pays, en leur procurant une aide d’urgence de 1,6 milliard de dollars.Le Groupe de la Banque coordonne son action avec celle des agences des Nations Unies dans le cadre du Groupe de travail de haut niveau sur la sécurité alimentaire mondiale, de même qu’avec celle des organisations non gouvernementales.Il apporte son appui au Système d’information sur les marchés agricoles (AMIS), avec l’objectif d’améliorer la transparence des marchés des produits alimentaires et d’aider les pays à prendre des mesures adaptées face aux flambées des cours internationaux.Le Groupe de la Banque prône par ailleurs une augmentation des investissements dans la recherche agronomique, notamment par le biais du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR), et la surveillance des échanges agricoles afin de déceler d’éventuelles pénuries alimentaires.Il œuvre en outre pour une meilleure alimentation des populations vulnérables, via des programmes communautaires visant à généraliser le recours aux services de santé et à améliorer les soins prodigués. Dans le cadre de sa réponse à la crise alimentaire, la Banque a soutenu la distribution quotidienne d’environ 2,3 millions de repas scolaires aux enfants de pays à faible revenu.Le Cadre d’action pour le renforcement de la nutrition (Scaling Up Nutrition, ou SUN), destiné à lutter contre la sous-alimentation, a été validé par plus de 100 partenaires, dont la Banque.Celle-ci a par ailleurs entrepris d’améliorer la collaboration au plan mondial pour la production et l’échange de savoir sur tout ce qui touche à l’agriculture, ainsi qu’à la sécurité alimentaire et à la nutrition, en mettant en place la plateforme SecureNutrition (www.securenutritionplatform.org). Afficher moins -
« Il faut empêcher les flambées à court terme des prix alimentaires d’avoir des conséquences dommageables à long terme pour les habitants les plus pauvres et les plus vulnérables de la planète&nb... Afficher plus + sp;»– Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondialeWASHINGTON, le 30 juillet 2012. En raison de la sécheresse exceptionnelle aux États-Unis, de l’état actuel des cultures dans d’autres régions céréalières et du renchérissement des cours internationaux des denrées alimentaires que cette situation entraîne, la Banque mondiale s’est aujourd’hui déclarée préoccupée par l’impact de cette volatilité sur les pauvres, qui sont très vulnérables aux hausses des prix de ces produits.« Lorsque les prix des denrées alimentaires augmentent fortement, les familles réagissent en retirant leurs enfants de l’école et en consommant de la nourriture moins chère et moins nutritive, ce qui peut avoir des effets désastreux sur le bien-être social, physique et mental de millions de jeunes, tout au long de leur vie, a expliqué Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale. La Banque mondiale et ses partenaires suivent de près l’évolution de la situation, afin de pouvoir accompagner les pouvoirs publics dans la mise en place de politiques qui aideront les populations à mieux faire face ». « À court terme, des mesures comme les programmes d’alimentation scolaire, les transferts monétaires conditionnels ou les dispositifs de ‘nourriture contre travail’ peuvent soulager les pauvres, a ajouté Jim Yong Kim. À moyen et long terme, le monde a besoin de politiques solides et stables, ainsi que d’investissements agricoles soutenus dans les pays pauvres. Il faut empêcher les flambées des prix alimentaires d’avoir des conséquences dommageables à long terme pour les habitants les plus pauvres et les plus vulnérables de la planète. »Pour l’instant, d’après les projections, il n’y a pas de véritable menace de pénurie en ce qui concerne les principales céréales. Cependant, les stocks sont bas et, à l’échelle mondiale, les récoltes resteront tributaires de la météorologie, d’où la menace d’une plus forte instabilité des prix. Cette volatilité rend le marché imprévisible et entraîne un risque fondamental d’insécurité alimentaire pour les consommateurs et les pouvoirs publics. Elle décourage également les investissements nécessaires dans l’agriculture au profit du développement, car le risque financier et l’incertitude s’accroissent pour les producteurs et les négociants.Alors que le prix de nombreuses denrées alimentaires de base ont connu une vive hausse, le contexte actuel est, selon l’analyse de la Banque mondiale, différent de celui de la crise de 2008. À l’époque, le prix du riz et du blé avait le plus progressé dans une tendance générale d’augmentation des prix des céréales, avant de diminuer sensiblement en 2009 sous l’effet d’un accroissement substantiel de l’offre provenant d’agriculteurs désireux de tirer parti de la hausse des prix. En 2012, les cours de toutes les céréales hors riz (blé, maïs et soja) ont augmenté :Le blé affiche une hausse supérieure à 50 % depuis la mi-juin ;Le maïs s’est envolé de plus de 45 % depuis la mi-juin ; Le soja s’est apprécié de près de 30 % depuis début juin, et de près de 60 % depuis la fin de l’année dernière. Au début du mois de juin, les analystes tablaient au contraire sur une baisse des prix après les nouvelles récoltes. Aux États-Unis, le maïs et certaines variétés de soja ont été plantés tôt, et, à ce moment-là, on ne pouvait pas prévoir qu’une très grave sécheresse allait survenir. Les hausses des cours vont se répercuter non seulement sur le pain et sur l’agroalimentaire, mais également sur l’alimentation des animaux et, in fine, sur le prix de la viande.En 2008, le prix du riz avait plus que triplé, pénalisant considérablement les populations pauvres, surtout en Asie. Il reste élevé, mais les stocks sont relativement substantiels. De surcroît, le pétrole brut, les engrais et le fret international sont moins chers qu’en 2008, ce qui réduira la facture des importations de produits alimentaires tout en atténuant les coûts de l’ensemencement et du développement des cultures de la prochaine saison. L’incidence de la sécheresse aux États-Unis sur les marchés mondiaux est exacerbée par d’autres pays, qui souffrent, eux aussi, de problèmes de production liés à la météorologie. La récolte de blé est compromise par des précipitations pratiquement incessantes dans de nombreux pays d’Europe, et, au contraire, par une pluviosité insuffisante en Russie, en Ukraine et au Kazakhstan. En Inde, les pluies de la mousson sont inférieures d’environ 20 % par rapport à leur moyenne annuelle à long terme. Le mois de juillet est crucial pour les plantations et, s’il ne pleut pas davantage, les conséquences pourraient se révéler extrêmement délétères. Dans l’hypothèse d’une aggravation de la situation actuelle, le Groupe de la Banque mondiale se tient prêt à aider les pays clients via un certain nombre de mesures : expansion de l’investissement dans l’agriculture et les secteurs connexes, recommandations pour l’action publique, financement accéléré, Programme mondial multidonateurs pour l’agriculture et la sécurité alimentaire, instruments de gestion du risque… De plus, l’institution coordonne ses actions avec celles des agences des Nations Unies dans le cadre du Groupe de travail de haut niveau sur la crise mondiale de la sécurité alimentaire, ainsi qu’avec celles des organisations non gouvernementales. En outre, elle apporte son appui au Système d’information sur les marchés agricoles (AMIS) avec l’objectif d’améliorer la transparence des marchés des denrées alimentaires et aider les États à prendre des mesures adaptées face aux envolées des prix mondiaux de ces produits.Conformément aux mises en garde émises depuis longtemps par la Banque mondiale, il faut s’attendre à un renchérissement des prix des céréales supérieur à la moyenne jusqu’en 2015 au moins. Dans les pays les plus pauvres, où les individus consacrent jusqu’à deux tiers de leur revenu journalier à la nourriture, la hausse des prix menace la croissance et la stabilité sociale. Cependant, elle peut également permettre aux agriculteurs pauvres d’obtenir un revenu dont ils ont désespérément besoin, et grâce auquel ils pourront investir, accroître leur production et, ainsi, faire partie de la solution mondiale pour la sécurité alimentaire. Dans le monde, près d’un milliard de personnes souffrent de la faim. Plus de 60 % sont des femmes. La malnutrition contribue à la maladie chez les nourrissons, les enfants et les mères, à la diminution de la capacité d’apprentissage, au recul de la productivité et à l’augmentation de la mortalité. Un tiers des décès d’enfants dans le monde sont imputables à la sous-nutrition, et jusqu’à 80 % de l’architecture de notre cerveau se développe pendant les premiers 1 000 jours de notre vie. L’accès à des aliments nutritifs est donc crucial, en particulier pour les jeunes enfants. Que fait la Banque mondiale ? Sur l’exercice 2012, qui s’est terminé le 30 juin, les nouveaux engagements du Groupe de la Banque en faveur de l’agriculture et des secteurs connexes ont dépassé 9 milliards de dollars. Cette somme est supérieure aux engagements annoncés dans le Plan d’action de la Banque pour l’agriculture, qui prévoyait un relèvement pour passer d’une moyenne de 4,1 milliards de dollars par an sur 2006-08 à 6,2-8,3 milliards sur 2010-12. L’aide de la BIRD et de l’IDA sur l’exercice 2012 n’a jamais été aussi importante en 20 ans.Face à la sécheresse dans la Corne de l’Afrique, le Groupe de la Banque mondiale apporte 1,8 milliard de dollars pour sauver des vies, améliorer la protection sociale, encourager la reprise économique et renforcer la résistance des populations à la sécheresse.Un tout nouveau produit de gestion du risque, proposé par la Société financière internationale (IFC), permettra de protéger les agriculteurs, les producteurs et les consommateurs des pays en développement contre la volatilité des cours des denrées alimentaires.La Banque soutient le Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP), mis en place par le Groupe de la Banque mondiale en avril 2010 à la demande du G20. Sept pays et la Fondation Gates se sont engagés à fournir environ 1,2 milliard de dollars sur 3 ans, 752 millions ayant déjà été débloqués.Le Programme d’intervention en réponse à la crise alimentaire mondiale (GFRP) vient en aide à 40 millions de personnes dans 47 pays, en leur procurant une aide d’urgence de 1,5 milliard de dollars. Depuis juillet 2012, la réponse d’urgence de la Banque s’effectue par le biais du Mécanisme de réponse aux crises de l’IDA et par le Mécanisme de riposte immédiate, récemment approuvé, sur lequel reposera à l’avenir l’aide d’urgence.Le Cadre d’action pour le renforcement de la nutrition (Scaling Up Nutrition [SUN]), destiné à lutter contre la sous-alimentation, a été validé par plus de 100 partenaires, au nombre desquels la Banque mondiale.Le Groupe de la Banque mondiale coordonne son action avec celle des agences des Nations Unies, dans le cadre du Groupe de travail de haut niveau sur la crise mondiale de la sécurité alimentaire, de même qu’avec celle des organisations non gouvernementales.Le Groupe de la Banque mondiale apporte son appui au Système d’information sur les marchés agricoles (AMIS) avec l’objectif d’améliorer la transparence des marchés des produits alimentaires et d’aider les autorités nationales à prendre des mesures adaptées face aux flambées des cours internationaux.Le Groupe de la Banque mondiale prône une augmentation des investissements dans la recherche agronomique, au travers notamment du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR), et la surveillance des échanges agricoles afin de déceler d’éventuelles pénuries alimentaires.Le Groupe de la Banque mondiale œuvre pour une meilleure alimentation des populations vulnérables, via des programmes communautaires visant à généraliser le recours aux services de santé et à améliorer les soins prodigués. Dans le cadre de sa réponse à la crise alimentaire, la Banque mondiale a soutenu la distribution quotidienne d’environ 2,3 millions de repas scolaires aux enfants de pays à faible revenu. L’IFC va investir jusqu’à 1 milliard de dollars dans son Programme de financement des produits de première nécessité (CCFP) pour appuyer les échanges de produits agricoles et énergétiques clés afin de réduire le risque de pénurie et de renforcer la sécurité alimentaire des pauvres, dans le monde entier. Afficher moins -
WASHINGTON, 3 juillet 2012 — De nouvelles données montrant que le volume des gaz torchés s’est accru de deux milliards de mètres cubes en 2011 par rapport à l’année précédente sont un signal d’alarme ... Afficher plus + qui doit inciter à maintenir et même à renforcer les efforts déployés pour réduire le torchage des gaz, selon des responsables du Partenariat mondial pour la réduction des gaz torchés (GGFR), un partenariat conduit par le Groupe de la Banque mondiale.La légère augmentation du torchage (de 138 milliards de m3 en 2010 à 140 milliards de m3 en 2011) que révèlent les dernières données satellitaires est largement due à l’accroissement de la production d’hydrocarbures en Russie et à celle de l’huile et du gaz de schiste au Dakota du Nord (États-Unis). Bien que négligeable en regard de la tendance à la baisse du torchage sur le long terme — dont le volume est tombé de 172 à 140 milliards de m3 depuis 2005, soit une réduction de 20 % — cette recrudescence est un signal d’alarme, déclarent les responsables de la Banque mondiale. La diminution régulière depuis 2005 du volume des gaz torchés a réduit les émissions de gaz à effet de serre d’un volume équivalent à celui émis par 16 millions de voitures.« Cette petite augmentation montre qu’il importe que les pays et les compagnies poursuivent et même accélèrent les efforts menés en vue de réduire le torchage des gaz associés à la production de pétrole, » déclare Bent Svensson, directeur du partenariat GGFR. « Elle signifie que les importants gains réalisés depuis quelques années risquent d’être annulés si les pays producteurs de pétrole et les compagnies pétrolières n’intensifient pas leurs efforts. »Les données satellitaires de 2011 sur le torchage font apparaître notamment les faits suivants :Globalement, le volume des gaz torchés a augmenté de 2 milliards de m3 dans le monde, passant de 138 milliards de m3 en 2010 à 140 milliards de m3 en 2011.Les États-Unis, la Russie, le Kazakhstan et le Venezuela sont les principaux contributeurs de cette augmentation. Ces pays doivent intensifier leurs efforts d’utilisation des gaz associés. Cela est valable également pour l’Irak.Aux États-Unis, la plus grande partie du torchage de gaz a lieu au Dakota du Nord, où les activités de production d’huile et de gaz de schiste ont fortement augmenté.La Russie reste le premier pays torcheur du monde, suivie par le Nigéria, l’Iran et l’Irak. Les États-Unis arrivent à présent au cinquième rang mondial, avec quelque 7,1 milliards de m3 de gaz torchés en 2011.Les dernières estimations par satellite montrent aussi que la réduction du torchage continue de progresser au Nigéria, en Algérie, au Mexique et au Qatar. Il est essentiel que ces pays maintiennent les efforts engagés en vue de réduire le volume de gaz torchés et d’accroître l’utilisation des gaz associés.« En réduisant le volume des gaz torchés, les pays producteurs de pétrole et les compagnies pétrolières améliorent leur efficacité énergétique et atténuent le changement climatique, » selon S. Vijay Iyer, directeur du département des énergies durables à la Banque mondiale. « Au lieu de gaspiller cette précieuse ressource, nous devons à présent développer les marchés et l’infrastructure du gaz afin que les gaz associés puissent servir à produire de l’électricité et des combustibles plus propres pour la cuisson des aliments. »L’incohérence des données et bien souvent la sous-déclaration par les États et les compagnies pétrolières du volume des gaz torchés compliquent les efforts mondiaux déployés pour mesurer les progrès réalisés en matière de réduction de torchage. Le GGFR coopère avec le National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) des États-Unis pour exploiter les données satellite afin d’améliorer la fiabilité et la cohérence des données mondiales relatives au torchage de gaz. Cette coopération a permis d’aboutir à des estimations nationales et mondiales plus cohérentes des volumes de gaz torchés de 1995 à 2011.Le GGFR, un partenariat public-privé qui réunit une trentaine des principaux pays producteurs de pétrole et compagnies pétrolières, a pour but de surmonter les difficultés que pose l’utilisation des gaz associés, notamment l’absence de cadres réglementaires et de marchés dans ce secteur. Le principal objectif des partenaires du GGFR est de réduire l’impact environnemental du torchage des gaz, ainsi que le gaspillage d’une ressource énergétique précieuse.Au niveau mondial, les gaz torchés, dont le volume était estimé en 2011 à 140 milliards de m3, représentent également quelque 360 millions de tonnes d’émissions de gaz à effet de serre. Éliminer ces émissions annuelles équivaudrait à retirer quelque 70 millions de voitures de la circulation.Note aux rédacteurs :Les partenaires du GGFR sont : l’Algérie (Sonatrach), l’Angola (Sonangol), l’Azerbaïdjan (SOCAR), le Cameroun (SNH), la France, le Gabon, l’Indonésie, l’Irak, le Kazakhstan, Khanty-Mansiysk (Russie), Kuwait Oil Corporation, le Mexique (SENER), le Nigéria, la Norvège, la république du Congo, le Qatar, les États-Unis (DOE), l’Ouzbékistan ; BP, Chevron, ConocoPhillips, ENI, ExxonMobil, Marathon Oil, Maersk Oil & Gas, Pemex, Qatar Petroleum, Shell, Statoil, TOTAL ; l’Union européenne, la Banque européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD), le Groupe de la Banque mondiale ; partenaire associé : Wärtsilä. Afficher moins -
C’est pour moi un honneur d’exercer la présidence du Groupe de la Banque mondiale. Je prends mes fonctions à une époque cruciale pour l’économie mondiale et à un moment déterminant pour la Banque mond... Afficher plus + iale.L’économie internationale reste très vulnérable. Nous devons accroître la confiance dans les marchés et au sein du secteur privé. Nous devons aussi convaincre les citoyens que notre système et nos politiques économiques peuvent engendrer une croissance économique durable, équitable et solidaire.En tant qu’organisme planétaire de développement, la Banque mondiale a le devoir économique et moral de faciliter la gestion des risques — où qu’ils surgissent — auxquels est confrontée la croissance mondiale. Une économie mondiale solide profite à tous les pays ; une économie mondiale affaiblie rend tous les pays vulnérables. Il est urgent que les pays européens prennent toutes les mesures nécessaires pour rétablir la stabilité, car leurs actions influeront sur la croissance dans toutes les régions du monde.Durant les mois à venir, je consulterai étroitement nos clients et partenaires ainsi que mes collègues du Groupe de la Banque mondiale pour faire le point sur les problèmes qui restent à résoudre et m’assurer que la stratégie de la Banque est à même de répondre aux besoins des pays membres.Pour autant, plusieurs priorités apparaissent déjà clairement dans notre programme de travail.Ma priorité immédiate consiste à intensifier les efforts de la Banque mondiale visant à aider les pays en développement à poursuivre leurs progrès dans la lutte contre la pauvreté en cette période d’incertitude.Je travaillerai avec nos clients et nos partenaires à la mise en place d’un nouveau pare-feu économique, qui protégera les habitants des pays en développement contre les chocs. Les activités que j’ai exercées parmi les populations pauvres à travers le monde m’ont appris que les effets d’une crise peuvent être dévastateurs en l’absence de filets de sécurité. La Banque mondiale a sensiblement augmenté ses prêts pendant et après la crise financière mondiale. Nous devons continuer de concevoir des méthodes plus efficaces et durables pour permettre aux citoyens de bénéficier au moins d’une protection minimale du revenu ainsi que d’un accès à l’éducation, aux soins de santé et à l’énergie. Cette démarche est aussi essentielle au renforcement de la demande intérieure : lorsqu’ils jouissent d’un minimum de sécurité, les êtres humains sont aptes à faire preuve de créativité et à exploiter pleinement leur potentiel.La gestion des crises à court terme et la protection sociale sont naturellement des sujets de préoccupation dans la période actuelle, mais nous devons tirer parti des possibilités qui se profilent au-delà de l’horizon. N’oublions pas que le monde, malgré l’instabilité ambiante, recèle des ressources, des connaissances et des expériences sans précédent. Si la communauté internationale parvient à les utiliser efficacement, nous pouvons atteindre, en l’espace d’une génération, des objectifs qui sont apparus pendant des siècles comme un rêve lointain. Nous pouvons réduire la pauvreté pour la ramener à des niveaux jamais atteints et inaugurer une ère nouvelle durant laquelle la majeure partie des habitants de la planète appartiendra à une classe moyenne mondiale bénéficiant de bonnes conditions de vie et de vastes opportunités. Nous pouvons contribuer à créer le prochain groupe de pays émergents — surtout en Afrique — qui stimulera la demande et la croissance mondiales. Nous pouvons accélérer la croissance solidaire et le progrès social là où le développement n’est pas encore enraciné.La Banque mondiale est particulièrement à même d’aider les pays à élaborer des stratégies de développement à long terme grâce à ses prêts, son savoir et ses compétences. Elle continuera de collaborer avec les pays pour investir de façon judicieuse dans le capital humain, les infrastructures et les institutions dans le cadre d’une politique budgétaire rationnelle et durable. Par le biais de l’IFC et de la MIGA, nous continuerons de faciliter le rôle de catalyseur joué par le secteur privé, à l’origine de près de 90 % des emplois. En s’inspirant de l’expérience acquise par ses actionnaires dans le monde entier, la Banque mondiale peut promouvoir la recherche de solutions aux problèmes transnationaux.Pour les gouvernements et les institutions, la confiance du public est un atout précieux. Le Groupe de la Banque mondiale s’emploie déjà activement à promouvoir la transparence dans les finances publiques et à améliorer la gouvernance. Ce type d’activité est de plus en plus important, car il conditionne la confiance et les prises de décision parmi les investisseurs, les entreprises et les ménages.Dans le cas de la Banque, je suis convaincu que le meilleur est encore à venir. La réussite économique des pays émergents, la montée du pouvoir citoyen sous l’impulsion des jeunes, et la diffusion sans précédent des nouvelles technologies remettent en cause les anciens modèles de développement. Sous la direction de Bob Zoellick, la Banque mondiale a entrepris de s’ouvrir davantage et a lancé un programme de modernisation novateur. Pour renforcer le rôle moteur qu’elle assume en tant que premier organisme de développement au monde, elle devra continuer de s’adapter à un environnement en profonde mutation.En collaboration avec nos anciens et nouveaux partenaires, nous chercherons à promouvoir une institution capable de répondre efficacement aux besoins de ses divers clients et bailleurs de fonds, une institution qui obtiendra de meilleurs résultats pour soutenir une croissance durable et aider les autorités nationales à rendre davantage compte à leurs citoyens, qui donnera la priorité aux solutions basées sur des données d’observation plutôt qu’à l’idéologie, qui mobilisera et attirera les meilleurs talents, qui amplifiera la voix des pays en développement et qui s’inspirera des compétences et de l’expérience des populations que nous servons.Durant les cinq prochaines années, un élément essentiel de mes responsabilités consistera à faire en sorte que les atouts particuliers de la Banque coïncident avec les besoins d’un monde en transformation et en transition. 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La demande reste supérieure aux volumes des prêts de l’exercice 08 d’avant-crise ; L’IFC et la MIGA renforcent leur participationWASHINGTON, le 29 juin 2012 – Durant l’exercice 12 (clos au 30 juin), l... Afficher plus + es engagements du Groupe de la Banque mondiale au titre de prêts, de subventions, de prises de participation et de garanties en faveur de la croissance économique, de la lutte contre la pauvreté et de la promotion de l’entreprise économique dans les pays en développement se sont élevés à 52,6 milliards de dollars.Engagements du Groupe de la Banque mondialeExercices 12 et 11 (en milliards de dollars)Groupe de la BanqueEx. 12*Ex. 11*BIRD20.626.7IDA14.716.3IFC15+12.3+MIGA2.32.1TOTAL52.657.4*Chiffres préliminaires non audités au 29 juin.+Compte propre uniquement ; ne comprend pas les ressources mobilisées auprès d’autres investisseurs, d’un montant de plus de 5 milliards de dollars pour l’exercice 12 et de 6,4 milliards pour l’exercice 11.La Banque a récemment révisé à la baisse ses prévisions de croissance 2012 pour les pays en développement à 5,3 % contre 5,4 % prévus en janvier. Elle a également observé que les budgets des pays en développement ainsi que les banques centrales ne sont pas aussi bien positionnés qu’en 2008/09 pour faire face au ralentissement des économies. Leur capacité de réponse risque d’être compromise en cas de tarissement de la finance internationale et de brusque détérioration des conditions mondiales.Les pays en développement étant fortement touchés par les turbulences économiques actuelles, le Groupe de la Banque mondiale a prêté son appui à environ 884 opérations ayant pour objectif de créer des opportunités et d'apporter les services nécessaires aux pauvres, par exemple en améliorant les services de santé et d’éducation, en développant le secteur privé, en construisant des infrastructures et en renforçant la gouvernance et les institutions.Les institutions du Groupe de la Banque mondiale qui contribuent à ce résultat financier sont les suivantes : la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), qui fournit des financements, des produits de gestion des risques et d’autres services financiers à ses membres, l’Association internationale de développement (IDA), qui accorde des prêts sans intérêt et des subventions aux pays les plus pauvres, la Société financière internationale (IFC), qui prend des participations et propose des prêts, des garanties et des services de conseil aux entreprises privées dans les pays en développement, et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), l’organe du Groupe de la Banque mondiale qui assure contre le risque politique.« La Banque est bien positionnée pour relever les défis de demain », a déclaré le président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, dont le mandat de président prendra fin à la clôture de l’exercice 12. « Depuis que mon arrivée à la Banque mondiale, le Groupe a engagé plus de 300 milliards de dollars, la majeure partie servant à aider les pays à faire face aux crises économiques et alimentaires. Cependant, tout aussi importante que la finance est notre capacité à travailler avec les pays (secteurs public et privé) en tant que clients et à adapter nos services afin de traiter leurs problèmes. Je tiens à remercier le personnel du Groupe de la Banque mondiale qui s'est investi pleinement pour relever les défis pendant mon mandat, et à leur exprimer ma gratitude pour avoir été en mesure de répondre rapidement et avec souplesse aux besoins de nos entreprises et pays partenaires. »Onzième président de la Banque mondiale, M. Zoellick a redressé une institution en difficulté en 2007 ; il a recapitalisé la Banque et élargi le financement des pays les plus pauvres à la suite des crises alimentaires, pétrolières et financières de ces dernières années. Il a modernisé la Banque qui est devenue plus responsable, souple, réactive et transparente tout en restant centrée sur une bonne gouvernance et la lutte contre la corruption. Il a accru la représentation des pays en développement dans la gouvernance et au sein du personnel, et il les a encouragés à définir leurs propres priorités au lieu de se les voir imposer par la Banque. Son mandat a également été marqué par un rôle accru du secteur privé par le biais de l’IFC qui, sous sa direction, a recueilli des fonds souverains d’investissement et des fonds de pension pour investir dans les pays pauvres, en particulier en Afrique.Selon les chiffres préliminaires non audités en date du 29 juin, les engagements de l’IDA pour l’exercice 12 s’élevaient à 14,7 milliards de dollars, en baisse par rapport aux 16,3 milliards de l’exercice 11. L’Afrique s’est vu attribuer la part la plus importante de ces ressources, avec environ 50 % de l’ensemble des engagements de l’IDA au cours de l’exercice 12, suivie par l’Asie du Sud avec environ 36 % du total.Les engagements de la BIRD se sont élevés à un total de 20,6 milliards de dollars, chiffre largement supérieur à la moyenne historique de 13,5 milliards de dollars des exercices 05 à 08, mais inférieur au record de 44,2 milliards de dollars de l’exercice 10, au plus fort de la crise. L’Europe et l’Asie centrale, l’Amérique latine et les Caraïbes ont été les principaux bénéficiaires des prêts de la BIRD, chacune de ces régions recevant 6,2 milliards de dollars au titre de nouveaux engagements.En ce qui concerne l’agriculture et le développement rural, les nouveaux engagements du Groupe de la Banque mondiale devraient atteindre 9,1 milliards de dollars au cours de l’exercice 12, chiffre qui dépasse les engagements de prêt du Plan d’action pour l’agriculture de la Banque mondiale, qui prévoyaient une augmentation de l’aide d’une moyenne de 4,1 milliards de dollars par an pendant les exercices 06 à 2008 pour atteindre 6,2 à 8,3 milliards de dollars par an pour les exercices 10 à 12. Durant la période de validité du Plan d’action, l’aide a représenté 7 milliards de dollars en moyenne. L’aide de la BIRD/l’IDA pour l’exercice 12 est la plus élevée depuis 20 ans (en valeur nominale).Dans ce contexte, la Banque mondiale continue de travailler aux côtés des pays en vue d’améliorer les stratégies de gestion des risques et de fournir des produits financiers pouvant contribuer à réduire leurs facteurs de vulnérabilité. Le volume des opérations de gestion des risques qu’elle a ainsi exécutées pour le compte de ses pays clients afin de gérer la volatilité des devises et des taux d’intérêt s’est chiffré à 2,5 milliards de dollars. La Banque a en outre fourni des services de conseil en matière de gestion de la dette publique à 40 pays, ainsi que des produits financiers répondant aux objectifs de gestion des risques de ses pays membres.La Société financière internationale (IFC), la plus importante institution mondiale d’aide au développement axée sur le secteur privé, a de nouveau fourni un montant record de financement aux entreprises des pays en développement afin d’optimiser la capacité du secteur privé à créer des emplois, à stimuler l’innovation et à relever les défis de développement les plus urgents.Les chiffres préliminaires non audités en date du 28 juin indiquent que les investissements de l’IFC ont atteint plus de 20 milliards de dollars, y compris les fonds mobilisés auprès d’autres investisseurs. Ce résultat était en augmentation par rapport à celui de 18,7 milliards pour l’exercice 11 et incluait un record estimé à plus de 15 milliards de dollars engagés sur le compte propre de l’IFC, soit une augmentation d'un peu plus de 25 % par rapport à l’exercice 11. Il incluait également 5 milliards de dollars mobilisés auprès des autres investisseurs. Ces investissements ont été affectés au soutien d’environ 580 projets, créant des opportunités là où le besoin s'en faisait le plus sentir.L’IFC a poursuivi son orientation stratégique vers les pays et régions les plus pauvres, l’Afrique subsaharienne en particulier, où ses investissements ont atteint un chiffre record de plus de 4 milliards de dollars au 28 juin. Près de la moitié des projets d’investissement de l’IFC ont été réalisés dans les pays les plus pauvres en mesure d’emprunter à l’IDA.« En ces temps d’évolution économique rapide, l’IFC a établi un record important en termes d’impact sur la croissance, l’innovation et le développement », a déclaré le vice-président exécutif et directeur général de l’IFC, Lars Thunell, dont la présidence ces six dernières années a connu le doublement des investissements de l’IFC ainsi qu'une attention plus soutenue de l’institution aux pays et régions les plus pauvres. « Nous y sommes parvenus en mobilisant toutes nos forces en tant que leader dans le développement du secteur privé et en concentrant nos efforts partout où ils permettaient d’obtenir les meilleurs résultats. »L’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), organe du Groupe de la Banque qui fournit des services d’assurance contre les risques politiques, a émis des garanties représentant 2,3 milliards de dollars, un montant supérieur à celui de l’année précédente. L’agence a apporté son soutien à 51 projets dans le monde entier et émis des garanties d’un montant de 637 millions de dollars au profit de l’Afrique subsaharienne en particulier.« Au cours de cet exercice, la MIGA a reçu un nombre accru de demandes de garanties », a déclaré la vice-présidente exécutive de la MIGA, Izumi Kobayashi. « Les amendements apportés à notre convention l’année dernière ont élargi notre capacité à assurer divers types d’investissements, permettant de contribuer à cette hausse, au même titre que la volatilité mondiale continue qui a incité les investisseurs à évaluer leurs stratégies d’investissement et d’atténuation des risques et à s’intéresser davantage aux marchés en développement. De plus, notre portefeuille a connu une forte diversification cette année, les projets soutenus par la MIGA touchant toutes les régions et tous les secteurs (en particulier les programmes complexes d’infrastructures) et près de la moitié de nos nouveaux projets soutenant des investissements dans les pays les plus pauvres du monde. »Les engagements financiers du Groupe de la Banque pour les pays d’Afrique subsaharienne, qui constituent une priorité majeure pour l’institution, ont augmenté de 2,8 milliards de dollars au cours de l’exercice 12 pour atteindre 12,2 milliards de dollars, dont 7,4 milliards de dollars sous forme de crédits, subventions et garanties accordés par l’IDA à l’Afrique subsaharienne (augmentation de 7 milliards de dollars par rapport à l’année précédente), 4 milliards de dollars attribués par l’IFC aux projets de développement du secteur privé, 147 millions de dollars de prêts de la BIRD et 637 millions de dollars sous forme de garanties de la MIGA pour des projets dans la région. 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