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publication 11 octobre 2017

Qatar : rapport de suivi de la situation économique (octobre 2017)

Les perspectives de croissance se sont assombries à la suite de la brouille diplomatique avec les voisins du CCG. Toutefois, d’importants amortisseurs financiers, la confiance dans l’économie et des infrastructures de qualité ont permis d’émousser l’impact des sanctions. À moyen terme, la croissance sera soutenue par la hausse de la production de gaz et la poursuite des dépenses pour la Coupe du monde 2022 de la FIFA. Les réformes qui protègent les employés de maison étrangers et l’instauration de droits de résidence permanente pour les expatriés contribueront aux efforts de diversification à plus long terme.

La croissance devrait ralentir à 2 % en 2017, contre 2,2 % en 2016, du fait de l’affaiblissement de l’activité et de l’enthousiasme des investisseurs dans le secteur hors hydrocarbures, qui reflète la rupture des liens diplomatiques et commerciaux avec plusieurs pays arabes, à savoir le Royaume d’Arabie Saoudite, Bahreïn, les Émirats arabes unis et l’Égypte. Ces pays représentent une petite part des débouchés des exportations du Qatar et une part relativement faible des flux financiers et des IDE. Le boycott et la rupture des liens économiques ont néanmoins entraîné dans un premier temps une forte baisse des importations, qui a nécessité une déviation (onéreuse) des circuits d’échange des biens et services et des flux financiers à travers d’autres pays voisins.

La croissance restera étouffée par le boycott économique. Néanmoins, une initiative pluriannuelle d’amélioration des infrastructures financée à hauteur de 130 milliards de dollars en préparation de la Coupe du monde de la FIFA et le lancement de l’usine de gaz naturel de Barzan représentant 10 milliards de dollars contribueront à pallier ces difficultés, et la croissance devrait s’établir à 2 % en moyenne en 2017 et 2018 avant de progresser à 3 % en 2019. L‘ancrage de la monnaie qatarienne au dollar signifie que la politique monétaire se durcira progressivement comme aux États-Unis. Parallèlement à l’effort de rationalisation progressive des dépenses de fonctionnement, des politiques fiscales et des mesures administratives cruciales, dont l’instauration de la TVA et des droits d’accise en 2018, devraient permettre de maîtriser le déficit budgétaire. Une reprise des importations, en particulier des biens d’équipement liés aux dépenses d’infrastructure, devrait maintenir l’excédent du compte courant à un niveau modeste à court terme.


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