publication 11 octobre 2017

Koweït : rapport de suivi de la situation économique (octobre 2017)

Les réductions de la production de pétrole dans le cadre l’OPEP ont pesé sur la croissance. Cependant, la production devrait repartir progressivement, soutenue par une activité non pétrolière encore dynamique et des dépenses d’infrastructure tout aussi porteuses, et ce alors que la production de pétrole augmente. La pression qui était exercée sur le solde budgétaire et sur la balance des opérations courantes est en train de diminuer. La dépendance à l’égard des hydrocarbures et l’opposition du parlement à des réformes structurelles en profondeur constituent les principaux défis à relever.

Les réductions de la production pétrolière dans le cadre de l’OPEP ayant pesé sur la croissance, le PIB devrait reculer de 1 % en 2017, après une augmentation de 3,6 % en 2016. Les hydrocarbures représentent près de la moitié du PIB et la décision prise en juin par l’OPEP de prolonger la réduction de la production jusqu’au premier trimestre de 2018 pèse sur la production et les exportations de pétrole. En dehors du secteur pétrolier, l’activité est restée soutenue par la mise en œuvre du Plan de développement quinquennal (2015/2016-2019/2020) qui comporte plusieurs projets de grande envergure axés sur les infrastructures, les transports et le raffinage. En janvier, le gouvernement a publié le nouveau Plan stratégique du Koweït à l’horizon 2035 dont l’objectif est de transformer le pays en un pôle financier et commercial d’envergure régionale, dans le cadre des efforts de diversification économique à long terme.

La croissance devrait rebondir à 3,5 % en 2019, à mesure que les réductions de production pétrolière décidées dans le cadre de l’OPEP sont levées et que la production et les exportations de pétrole augmentent. Le gouvernement prévoit d’investir 115 milliards de dollars dans le secteur pétrolier au cours des cinq prochaines années, ce qui devrait également permettre d’accroître la production de pétrole. Avec un soutien supplémentaire provenant des dépenses d’investissement public, la croissance devrait augmenter à environ 2,7 % à moyen terme. Dopées par la remontée des cours du pétrole et la hausse de la production, les pressions sur le compte courant et sur le budget devraient être allégées elles aussi. La situation de référence retenue suppose la réforme progressive des dépenses et des recettes, notamment l’introduction de la TVA en 2018, dont la mise en application par le Koweït est en bonne voie.


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