publication 11 octobre 2017

Bahrain : rapport de suivi de la situation économique (octobre 2017)

La croissance continue de ralentir alors que la demande globale reste faible et que les déficits budgétaires s’accumulent. Le compte courant est resté dans le rouge et les réserves internationales continuent de baisser, ce qui pèse davantage sur la parité du taux de change. En dépit des mesures d’austérité prises, Bahreïn demeure le pays du CCG le plus vulnérable à la chute des cours du pétrole et de la bauxite en raison de son épargne limitée et du niveau élevé de sa dette qui l’exposent à des risques de financement.

L’économie bahreïnienne a continué de pâtir de la baisse des prix des hydrocarbures. Depuis 2009, le pays applique une politique budgétaire expansionniste qui a entraîné des déficits publics. La situation a toutefois empiré en 2016 suite à une baisse des recettes pétrolières d’environ 10 % et à un déficit budgétaire global estimé à 13 % du PIB (contre 12,8 % en 2015). Certes, des dépenses déficitaires ont aidé à maintenir la croissance économique à 3 %, mais elles ont ramené les réserves à 1,2 mois d’importations et porté la dette publique à 65 % du PIB. Les données du premier trimestre de 2017 indiquent un léger rebond de la croissance, en particulier dans le secteur non pétrolier où elle s’établit à 4,4 % par an, en comparaison à l’année 2016 dans son ensemble (3,7 %). Bahreïn a pris quelques mesures pour assainir ses finances publiques.

La croissance économique devrait ralentir au cours de la période considérée. Les prévisions de croissance du PIB réel ont été revues à 2,4 % en 2017 et 2 % en 2018, dans un contexte où la faiblesse persistante des cours du pétrole grève la consommation publique et privée. Certains investissements liés aux infrastructures devraient également être mis en veille, en raison des inquiétudes quant à la viabilité des finances publiques. En outre, le niveau élevé de la production de pétrole au premier trimestre de 2016 ne devrait pas être maintenu après le retrait, en mai, des compagnies pétrolières internationales du gisement pétrolier d’Awali. À moins d’assainir profondément ses finances publiques, Bahreïn restera vulnérable aux risques budgétaires, étant donné que les prix pétroliers demeurent largement inférieurs au seuil d’équilibre budgétaire.


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