Gulf Cooperation Council Overview

  • La Banque mondiale et le Conseil de coopération des États arabes du Golfe (CCG) entretiennent de solides relations de collaboration depuis plus de cinq décennies. L’Arabie saoudite, Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Koweït, Oman et le Qatar ont bénéficié de la vaste expertise des équipes de la Banque et de leur expérience du développement à travers des programmes d’assistance technique fournis au titre de services de conseil remboursables.

    Les activités de la Banque mondiale dans les pays du Golfe couvrent des domaines dans lesquels elle jouit d’une importance expertise internationale ; actuellement, les programmes les plus importants concernent la planification de l’économie et du développement à long terme, la diversification, la gestion économique, les réformes du secteur financier, le commerce et la compétitivité, le développement du secteur privé, la gouvernance, le transport, l’énergie, l’urbanisme, l’aménagement du territoire, la protection sociale et le travail, ainsi que la santé et l’éducation.

    Le portefeuille des services de conseil remboursables pour les pays du CCG reflète les priorités déclinées dans la stratégie régionale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord de la Banque mondiale. La rénovation du contrat social constitue une priorité importante dans tous ces pays ; elle repose sur la réduction du fardeau budgétaire que constituent les subventions à l’énergie, la promotion de la diversification économique, le renforcement de la gouvernance et l’amélioration des systèmes de protection sociale. Le programme de la Banque dans le CCG soutient également les efforts entrepris pour faciliter les échanges de produits énergétiques, renforcer les couloirs de transport et constituer un vaste réseau intégré d’infrastructures au service d’une croissance sans exclus. La Banque mondiale travaille avec le secrétariat général du CCG sur des enjeux transversaux, en particulier dans le domaine des transports, de l’environnement et de l’intégration régionale des six pays membres. Les partenariats avec des institutions et des organes affiliés au CCG ne cessent de se développer. Récemment, la Banque mondiale a ainsi signé un protocole d’entente avec le Conseil monétaire du Golfe (GMCO) en vue d’une coopération technique.

    Les pays du Golfe jouent un rôle clé dans les efforts de reprise et de reconstruction dans la région. Ces efforts ont été intensifiés dans le cadre de partenariats existants avec des fonds de développement arabes et d’autres fonds d’aide étrangère multilatéraux et bilatéraux (Banque islamique de développement, Fonds monétaire arabe, Fonds saoudien pour le développement, Fonds koweïtien pour le développement économique des pays arabes, Fonds d'Abou Dhabi pour le développement), le but étant de démultiplier l’appui financier apporté par les pays du CCG au monde arabe. Ces pays soutiennent en outre l’action de l’Association internationale de développement (IDA) depuis de nombreuses années.

    À travers son soutien aux pays du CCG, la Banque mondiale a enrichi un peu plus son expérience internationale des difficultés de développement que rencontrent les pays à revenu élevé et intermédiaire et, par la même, contribué à la délivrance de biens publics mondiaux.

    Le volume du programme de la Banque mondiale dans les pays du Golfe devrait atteindre environ 40 millions de dollars sur l’exercice 2018.

    Ce programme est administré par trois structures : un bureau régional à Riad, sous la responsabilité d’un directeur des opérations ; un bureau national au Koweït ; et une unité de programme au siège de la Banque mondiale, à Washington.

    Dernière mise à jour: 01 octobre 2017

  • Bahreïn : la Banque mondiale a soutenu la conception d’un programme pour l’efficacité énergétique afin de réduire la consommation d’électricité à travers des gains d’efficacité dans le bâtiment et l’industrie. Ce programme national, conforme à la vision économique du pays à l’horizon 2030, s’est fixé pour objectif global de réduire de 20 % la consommation d’électricité à cette date, sachant qu’en se dotant d’une stratégie d’efficacité énergétique adossée à des cibles précises, le pays fait œuvre de pionnier dans la région. Avec le soutien de la Banque mondiale, le Conseil suprême de la santé (SHC) introduit des réformes structurelles pour améliorer l’efficacité des services d’assurance.

    Koweït : les principaux programmes de la Banque mondiale couvrent des travaux de réforme de l’enseignement général, le développement des PME et la modernisation de la gestion foncière. Un partenariat stratégique de cinq ans avec le ministère de l’Éducation apporte son soutien à des réformes portant sur les domaines suivants : programmes scolaires, efficacité de l’enseignement, environnements scolaires efficaces, normes et examens, et politique nationale. Lancé voici trois ans, ce programme est en pleine phase opérationnelle, avec à son actif l’introduction d’un nouveau cursus pour les élèves de première, deuxième et sixième années, axé sur les compétences. À travers le Fonds national pour le développement des PME, la Banque mondiale soutient d’importantes réformes institutionnelles pour favoriser leur essor et introduire un écosystème plus sain en faveur de l’entreprenariat. L’an dernier, elle a collaboré avec les autorités nationales pour moderniser le système actuel de gestion foncière et des biens de l’État, afin d’améliorer l’accès aux terres pour des acteurs critiques de la société et de l’économie (logement, immobilier, transport et industrie).

    Oman : l’appui à la modernisation du système budgétaire, la préparation du 9e plan de développement national 2016-20 et aux activités de développement du secteur privé a débouché sur la conduite d’une évaluation du climat de l’investissement, un rapport consacré à la diversification, des amendements à la loi sur l’investissement étranger et la modernisation du secteur de la pêche. Le gouvernement est ainsi parvenu à modifier la gestion de la pêche de manière à doper durablement les revenus et la prospérité des communautés de pêcheurs. Après avoir mis l’accent sur une aide spécifique, la Banque mondiale privilégie désormais dans toutes ses opérations avec le pays le transfert de connaissances, le développement des institutions et le renforcement des capacités.

    Qatar : la Banque mondiale aide la banque centrale du pays à se doter d’une feuille de route pour la modernisation du système national de paiements afin de renforcer la sécurité, la fiabilité et l’efficacité du secteur financier qatari. La Banque mondiale accompagne le ministère de la Planification du développement et de la Statistique dans l’élaboration de la prochaine stratégie de développement national (2017-22) ; elle apportera sa vaste expertise au pays pour l’aider à conduire une analyse approfondie et soutenir les grandes agences gouvernementales dans cet effort.

    Arabie saoudite : une évaluation conduite par la Banque mondiale ayant conclu à une consommation inefficace de l’eau par les céréaliculteurs, le gouvernement a mis fin à la production locale de blé, économisant ainsi les ressources hydriques et financières du Royaume. Le soutien de la Banque mondiale à la Saudi Food & Drug Authority (SFDA) en matière d’alimentation animale, de bonnes pratiques de fabrication et de réglementation des instruments médicaux a débouché sur l’informatisation de la délivrance des permis et l’amélioration des pratiques d’inspection de l’agence. La Banque mondiale continue de conseiller le gouvernement saoudien, notamment sur la gestion des finances publiques, l’environnement des affaires, les investissements directs étrangers, la stratégie en faveur des PME et les politiques d’emploi, y compris l’éducation et le travail. Elle a également apporté des conseils et un soutien au déploiement de la stratégie nationale de transport et aidé à la création de l’autorité des transports publics.

    Émirats arabes unis : la Banque mondiale soutient le ministère des Finance pour améliorer le cadre juridique régissant la gestion des ressources publiques. Ces services de conseil remboursables sont conformes aux bonnes pratiques internationales et adaptés au contexte de l’administration émiratie. En 2015, la Banque mondiale est devenue un partenaire stratégique du cabinet du Premier ministre lors du World Government Summit. Les futurs axes de coopération continueront de privilégier l’amélioration des services.

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FINANCEMENTS

CN): Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA