Le rôle et les ressources de la Banque mondiale

Cliquez sur les titres pour parcourir le chapitre :
Faire partie du Groupe de la Banque mondiale »
Engagements, ressources et services financiers de la BIRD »
Engagements, ressources et services financiers de l’IDA »
Assurer une budgétisation efficace pour soutenir la demande accrue des clients »
S’adapter aux défis dans un contexte opérationnel mondial »


Faire partie du Groupe de la Banque mondiale

L’avantage comparatif du Groupe de la Banque mondiale tient à sa capacité à résoudre des problèmes complexes à l’échelle mondiale. L’institution doit cette capacité à une combinaison très efficace de la profondeur de ses interventions dans les pays et de l’envergure mondiale de son action, à des instruments pour les secteurs public et privé et à ses relations avec ces deux secteurs, à ses connaissances multisectorielles, et aux moyens qu’elle a de mobiliser et démultiplier les financements.

Avant d’élaborer une nouvelle stratégie de partenariat avec un pays client, la Banque procède à un état des lieux (le diagnostic-pays systématique), qui permet de recenser les obstacles à l’élimination de l’extrême pauvreté et à la promotion d’une prospérité partagée dans le pays. De concert avec les partenaires, les experts des Pôles mondiaux d’expertise et des Cellules de solutions transversales travaillent avec le personnel basé dans le pays, la Société financière internationale (IFC) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) pour définir les priorités du programme d’appui sur le plan des ressources financières, des études analytiques, des services-conseils et de la mobilisation des parties prenantes en faveur du pays, compte tenu de l’avantage comparatif de l’institution et des priorités du client. Cet appui est articulé dans le Cadre ou la stratégie de partenariat avec le pays. À la fin de l’exercice (2 ans après l’introduction du nouveau modèle), la Banque avait réalisé des diagnostics pour 42 pays et élaboré de nouvelles stratégies de partenariat avec 28 pays.

Les services du Groupe de la Banque mondiale travaillent également sur des enjeux d’envergure mondiale, notamment le genre, l’emploi, le changement climatique, la fragilité, les déplacements forcés. Les équipes des Cellules de solutions transversales assurent la coordination à travers l’ensemble du Groupe de la Banque, ses régions et ses pôles d’expertise techniques. S’agissant du changement climatique, par exemple, le Groupe de la Banque intervient à l’échelle mondiale sur la tarification du carbone et la concertation sur le climat ; et il aide les pays à peser les politiques et les investissements afin de choisir ceux qui leur permettront de tenir leurs engagements.

La Banque mondiale rend compte à ses actionnaires et au public par le biais d’un ensemble de mécanismes de retour d’informations et de redevabilité, qui englobe la Fiche de performance institutionnelle, le Système de suivi des résultats de l’Association internationale de développement (IDA) et des occasions créées régulièrement pour examiner l’évolution des opérations avec son Conseil des Administrateurs. Elle continue d’affiner un ensemble d’indicateurs permettant de suivre les avancées accomplies par les clients et l’efficacité de ses opérations afin d’en démontrer les progrès.

Haut de page »

Les engagements, les ressources et les services financiers de la BIRD

La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) est une coopérative de développement internationale appartenant à ses 189 pays membres. Elle est la plus importante banque de développement au monde et soutient la mission du Groupe de la Banque mondiale en accordant des prêts et en fournissant des garanties, des produits de gestion des risques et des services-conseils à des pays à revenu intermédiaire et à des pays à faible revenu solvables, et en coordonnant les ripostes aux défis de portée régionale et mondiale.

Durant l’exercice 16, les nouveaux engagements au titre de prêts de la BIRD se sont élevés à 29,7 milliards de dollars pour 114 opérations (voir les tableaux des prêts aux régions à la page 23 et les tableaux des prêts par secteur et par thème à la page 62.)

Ressources et modèle financier

Pour financer les projets de développement dans les pays membres, la BIRD finance ses prêts sur ses fonds propres et avec de l’argent emprunté sur les marchés financiers par l’émission d’obligations de la Banque mondiale. La BIRD jouit d’une cote de crédit évaluée à Aaa par Moody’s et à AAA par Standard & Poor, et les investisseurs considèrent ses obligations comme des titres de haute qualité. Sa stratégie de financement vise à obtenir le meilleur rendement sur le long terme pour les membres emprunteurs. Sa capacité à assurer l’intermédiation des fonds qu’elle lève sur les marchés financiers internationaux de capitaux au profit des pays membres en développement est importante et aide à réaliser ses objectifs. 

Image


La BIRD a recours aussi bien à des émissions à caractère mondial qu’à des émissions adaptées aux besoins de marchés ou de types d’investisseurs spécifiques. Elle émet des obligations à l’intention des investisseurs dans des monnaies, avec des échéances et sur des marchés divers, et à des conditions fixes et variables. Elle ouvre souvent de nouveaux marchés pour les investisseurs internationaux en émettant de nouveaux produits ou obligations dans les monnaies des marchés émergents. Les volumes des financements annuels de la BIRD varient d’une année à l’autre.

La stratégie de la BIRD lui permet d’emprunter à des conditions de marché favorables et de transférer les économies ainsi réalisées à ses membres emprunteurs. Les fonds qui ne sont pas immédiatement affectés à des prêts sont conservés dans le portefeuille de placements de la BIRD afin d’apporter des liquidités à ses opérations.

Durant l’exercice 16, la BIRD a ainsi levé des fonds représentant la contre-valeur de 63 milliards de dollars via l’émission de titres de créances dans 21 monnaies. Les fonds propres de la BIRD comprennent principalement le capital libéré et les réserves. Aux termes des résolutions portant augmentation générale et augmentation sélective du capital qui ont été approuvées par le Conseil des Gouverneurs le 16 mars 2011, le capital souscrit devrait augmenter de 87 milliards de dollars, dont 5,1 milliards de dollars seront versés. Les délais de souscription au titre de l’augmentation générale et de l’augmentation sélective du capital devraient prendre fin en mars 2017 et mars 2018, respectivement, suite à l’approbation par le Conseil des Administrateurs des demandes de prorogation desdits délais formulées par les actionnaires. Au 30 juin 2016, le surcroît de capital souscrit totalisait 73 milliards de dollars. Les montants versés au titre de l’augmentation du capital représentaient 4,3 milliards de dollars.

La BIRD est une institution coopérative et, à ce titre, elle cherche non pas à maximiser son profit, mais à dégager un revenu suffisant pour préserver son assise financière et soutenir durablement ses activités de développement. Le Conseil des Administrateurs a recommandé au Conseil des Gouverneurs d’approuver le prélèvement sur le revenu disponible de l’exercice 16 de 497 millions de dollars à transférer à l’IDA et de 96 millions de dollars à affecter à la Réserve générale.

Dans le cadre de ses activités de prêt, d’emprunt et de placement, la BIRD est exposée à des risques de marché, à des risques de contrepartie et à des risques de crédit concernant les pays. Afin de maîtriser ces risques, la BIRD a mis en place un cadre efficace de gestion des risques, qui aide la direction dans ses fonctions de surveillance. Ce cadre vise à donner des moyens d’action à la BIRD et à l’aider à réaliser ses objectifs d’une manière financièrement viable. Le ratio des fonds propres aux prêts est un indicateur synthétique de la capacité de l’institution à assumer ces risques. La BIRD suit attentivement l’évolution de cet indicateur en tenant compte de ses perspectives financières et des risques auxquels elle s’expose. Au 30 juin 2016, ce ratio était de 22,7 %.

Les obligations vertes de la Banque mondiale

Depuis 2008, la BIRD a émis des titres de créances de plus de 9,1 milliards de dollars dans 18 monnaies via des obligations de référence libellées en dollars des États-Unis, en euros et en dollars australiens, des obligations de moindre importance libellées dans d’autres monnaies et des obligations vertes structurées. Les obligations vertes de la Banque mondiale ont aidé à financer 84 projets liés au climat dans 24 pays membres, où ils ont notamment permis d’augmenter l’efficacité énergétique et contribué à mettre en valeur les énergies renouvelables.

La BIRD a émis la première obligation verte de la Banque mondiale en 2008, faisant d’elle un pionnier sur le marché des obligations vertes. Depuis lors, ses émissions au niveau mondial ciblant aussi bien les investisseurs institutionnels que les petits porteurs, ainsi que la consignation de son processus relatif aux obligations vertes, font appel à une deuxième opinion de Cicero, et l’émission dans 18 monnaies a ouvert la voie à un large éventail de types d’émetteurs et de marchés, favorisant le développement du marché obligataire. La Banque fait également partie des premiers à avoir pris des initiatives en vue d’harmoniser les rapports sur l’impact des obligations vertes établis par d’autres institutions multilatérales, ces rapports étant considérés comme un outil important qui permet aux investisseurs d’évaluer les avantages non financiers de leurs placements.

Produits de gestion des risques

La BIRD offre des produits qui permettent à ses clients de financer efficacement leurs programmes de développement et de gérer les risques associés aux fluctuations des monnaies, des taux d’intérêt et des prix des produits de base, ainsi que les risques liés aux catastrophes. Au cours de l’exercice 16, le service de la Trésorerie de la Banque a exécuté des transactions de couverture d’un montant équivalant à la contre-valeur de 1,1 milliard de dollars, dont des opérations de conversion de monnaies pour une contre-valeur de 790 millions de dollars et des opérations de conversion de taux d’intérêt pour une contre-valeur de 349 millions de dollars. Ces transactions ont permis d’aider les emprunteurs à gérer les risques de taux d’intérêt et de change sur la durée des prêts contractés auprès de la BIRD. La Banque a aidé l’Uruguay à limiter son exposition aux hausses futures des prix du pétrole grâce à l’exécution d’une opération de couverture s’élevant à 330 millions dollars. Il s’agissait de la toute première fois que la Banque concluait un contrat de produit dérivé avec un pays membre pour gérer son exposition à l’instabilité des prix des matières premières. Les opérations de gestion des risques incluaient une transaction d’un montant de 43 millions de dollars portant sur le renouvellement de la couverture du Programme d’assurance des pays du Pacifique contre les risques de catastrophes. Ce programme offre aux Îles Cook, aux Îles Marshall, au Samoa, aux Tonga et à Vanuatu une protection contre les tremblements de terre, les tsunamis et les cyclones tropicaux au nom de l’IDA. Le service de la Trésorerie de la Banque a exécuté des opérations de swap d’un montant total équivalant à la contre-valeur de 12,5 milliards de dollars afin de maîtriser les risques pesant sur le bilan de la BIRD et à la contre-valeur de 1,5 milliard de dollars pour maîtriser les risques pesant sur le bilan de l’IDA.

Haut de page »

Les engagements, les ressources et les services financiers de l’IDA

L’Association internationale de développement (IDA) est la source multilatérale de financements concessionnels la plus importante pour les pays les plus pauvres. Elle accorde des crédits, des dons et des garanties en appui aux initiatives prises par ces pays pour renforcer la croissance économique, faire reculer la pauvreté et améliorer les conditions de vie des pauvres. Durant l’exercice 16, 77 pays étaient admissibles à l’IDA. Par ailleurs, sortie du régime IDA à la fin de l’exercice 14, l’Inde recevra exceptionnellement une aide transitoire jusqu’au terme de la période couverte par IDA-17, qui va de l’exercice 15 à l’exercice 17.

Au cours de l’exercice 16, les nouveaux engagements au titre de prêts de l’IDA ont atteint 16,2 milliards de dollars, pour 161 opérations, dont 14,4 milliards de dollars de crédits, 1,3 milliard de dollars de dons et 500 millions de dollars de garanties.

Ressources et modèle financier

Le financement de l’IDA est en grande partie assuré par les contributions des pays développés et pays à revenu intermédiaire partenaires. L’Association tire des ressources supplémentaires du transfert de montants prélevés sur le revenu net de la BIRD, des dons consentis par IFC et des remboursements par les emprunteurs de crédits antérieurs de l’IDA. Les partenaires de développement se réunissent tous les trois ans pour reconstituer les ressources de l’IDA et passer en revue ses politiques. Les dépenses administratives sont recouvrées principalement sur les commissions de service versées par les pays bénéficiaires.

Les ressources totales disponibles dans le cadre de la dix-septième reconstitution des ressources de l’IDA (IDA-17) s’élèvent à 37,7 milliards de Droits de Tirage Spéciaux (DTS) (représentant la contre-valeur de 56,8 milliards de dollars). (Ce chiffre tient compte des mises à jour après la négociation de la reconstitution). L’IDA exerce officiellement son pouvoir d’engagement en DTS. Les contre-valeurs en dollars des États-Unis, fournies ici à titre indicatif, sont basées sur le taux de change de référence pour IDA-17.

Au total, 51 partenaires, dont quatre nouveaux partenaires contribuants, fournissent des contributions en dons représentant 17,3 milliards de DTS (26,1 milliards de dollars), dont 0,6 milliard de DTS (930 millions de dollars) constituent l’élément de libéralité des contributions sous forme de prêts concessionnels. Les partenaires apportent 2,9 milliards de DTS (4,4 milliards de dollars) sous forme de prêts concessionnels, soit 2,2 milliards de DTS (3,4 milliards de dollars) hors élément de libéralité. Les partenaires contribuants devraient également fournir 3 milliards de DTS (4,5 milliards de dollars) pour dédommager l’IDA des remises de dette au titre de l’Initiative d’allégement de la dette multilatérale. Les remboursements de crédits (principal et intérêts) par les bénéficiaires de l’IDA apporteront 9,9 milliards de DTS (15 milliards de dollars). Ce chiffre comprend 1,9 milliard de DTS (2,8 milliards de dollars) de remboursements accélérés de crédits en cours de pays sortis du régime IDA, en application de dispositions contractuelles, et de remboursements anticipés librement consentis. Les transferts de la BIRD et d’IFC, y compris le produit du placement de ces fonds, s’élèvent à 1,9 milliard de DTS (2,9 milliards de dollars). Ces transferts sont approuvés chaque année par le Conseil des Gouverneurs de la BIRD et le Conseil d’administration d’IFC, en fonction des évaluations des résultats annuels et des capacités financières de ces institutions. 

Image

 


Le pouvoir d’engagement de l’IDA s’est renforcé de 5 milliards de dollars au cours de l’exercice écoulé. Sur ces fonds, 3,9 milliards de dollars seront affectés à la création du nouveau Mécanisme de financement complémentaire pour la période restant à courir d’IDA-17, 900 millions de dollars seront destinés à la reconstitution des ressources du Mécanisme de réponse aux crises, et 200 millions dollars serviront à financer l’aide aux réfugiés dans le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Cette mesure ponctuelle a été financée au moyen des ressources dégagées de l’utilisation plus efficiente de la liquidité de l’IDA.

Le processus de reconstitution des ressources d’IDA-18, qui couvre les exercices 18-20, est en cours et sera conclu en décembre 2016.

Reconstitution des ressources d’IDA-17

Ancré dans la stratégie du Groupe, l’ambitieux train de mesures d’IDA-17 englobe toute une série d’engagements et d’indicateurs de performance figurant dans le Système de mesure des résultats à quatre paliers de l’IDA. Le thème central, « maximiser l’impact en matière de développement », met l’accent sur l’aide à apporter aux pays IDA en vue d’une mobilisation plus efficace des ressources privées et publiques et des connaissances en privilégiant davantage les résultats et la rentabilité des opérations. Les quatre thèmes spéciaux d’IDA-17 — croissance inclusive, égalité des sexes, changement climatique, et pays fragiles ou touchés par un conflit — visent à renforcer l’action de l’IDA sur des questions encore peu explorées à l’échelle mondiale, régionale et nationale.

Image


Haut de page »

Assurer une budgétisation efficace pour soutenir la demande accrue des clients

Au cours de la période de planification couvrant les exercices 17-19, le Groupe de la Banque mondiale développera et améliorera les services fournis aux clients afin d’accroître les concours apportés aux efforts qu’ils déploient pour atteindre les objectifs de développement durable, réaliser les objectifs de financement pour le développement et mettre en place des réponses aux effets du dérèglement climatique. Dans le même temps, le Groupe de la Banque devra répondre aux besoins immédiats des clients alors qu’ils s’adaptent au fléchissement de l’économie mondiale. Le Groupe de la Banque tirant parti de l’effet des mesures qu’il a prises récemment pour accroître les revenus et maîtriser les coûts, son environnement budgétaire devrait s’améliorer à l’avenir. Le Groupe de la Banque accomplit des progrès sur ses objectifs de viabilité financière et mobilise des ressources et des solutions du secteur privé lorsque cela est possible.

Le Groupe de la Banque mondiale déploie ses ressources en se servant d’un processus rationalisé en forme de « W » pour élaborer sa planification stratégique, établir ses budgets et analyser ses résultats. Les cinq points du « W » représentent des points de décision précis du processus :

W1 : La haute direction définit les priorités de la planification stratégique du Groupe de la Banque mondiale.
W2 : La direction au niveau des vice-présidences examine les priorités institutionnelles et y apporte ses observations.
W3 : La haute direction affine les orientations relatives aux priorités et définit les programmes et les enveloppes budgétaires triennales des vice-présidences pour chacune des institutions du Groupe de la Banque mondiale.
W4 : La direction au niveau des vice-présidences élabore les programmes de travail et les plans de dotation en personnel compte tenu des priorités et des enveloppes budgétaires définies.
W5 : Les décisions de financement finales concluent la planification des trois exercices suivants. Le Conseil confirme et approuve officiellement les enveloppes budgétaires et les programmes de travail des vice-présidences.

Haut de page »

S’adapter aux défis dans un contexte opérationnel mondial

Les faibles taux d’intérêt, les dislocations éventuelles des marchés des capitaux, la faiblesse des prix des matières premières, le fléchissement de la croissance dans des pays clés et les risques d’un ralentissement économique de manière plus large, et les tensions géopolitiques et les incertitudes politiques créent un contexte opérationnel difficile pour la Banque mondiale. Ces difficultés touchent aussi les pays clients de la Banque, dont beaucoup sont des exportateurs de pétrole ou de matières premières confrontés à des pressions budgétaires. Plusieurs pays clients font également face à la baisse des échanges commerciaux, à la fuite des capitaux et à d’éventuelles turbulences en cas de normalisation de la politique monétaire dans les économies développées. Tous les pays ont besoin de poursuivre des réformes pour assurer une croissance structurelle à long terme et la création d’emplois.

La Banque ressent l’incidence de ces difficultés principalement à travers une demande accrue d’aide structurelle à long terme sollicitée par un large éventail de pays clients. Elle entend soutenir les besoins de développement de tous les clients compte tenu des priorités stratégiques tout en gérant avec prudence ses capitaux et les coûts de financement. Elle continue par ailleurs à surveiller les risques opérationnels, notamment la menace croissante d’atteinte à la sécurité de ses données et informations et les événements externes pouvant compromettre la continuité de ses activités et la sécurité physique de ses agents.

Principale institution multilatérale de développement dans le monde, la Banque continue d’innover et de s’adapter pour répondre non seulement aux besoins des différents pays, mais aussi à ceux liés aux biens publics mondiaux. Le changement climatique, les pandémies et les déplacements forcés font partie des grandes priorités. Pour relever ces défis et d’autres encore, la Banque a entrepris de mettre au point des formes innovantes de financement en partenariat avec les secteurs public et privé.

L’arrivée de nouvelles institutions multilatérales de développement est une source à la fois d’opportunités et de défis sur le plan des partenariats créatifs, et exige de repenser la structure financière de la Banque. Un processus stratégique interne baptisé « Forward Look » a été lancé plus tôt durant l’exercice écoulé pour débattre de l’avenir à moyen et long termes de l’institution. Il se penche sur la demande des services de la Banque et les modalités auxquelles l’institution a recours pour gérer sa capacité financière à travers l’ensemble du Groupe de la Banque mondiale de manière à répondre à ces demandes en mettant l’accent sur une mise à contribution et une mobilisation optimale d’autres sources de financement.

Haut de page »




Le Groupe de la Banque mondiale
Bienvenue