Enrichir les connaissances

Les travaux de la Banque mondiale couvrent de nombreux thèmes et régions, ce qui permet à l’institution de mettre à profit des recherches multisectorielles intégrées qui couvrent ses priorités stratégiques, celles des pays ainsi que celles de la communauté du développement dans son ensemble.

Promouvoir le développement par la recherche, l’analyse et les données

Les connaissances sont indispensables au développement. La Banque mondiale met l’accent sur les solutions de développement fondées sur des données factuelles et véhicule des idées globales pour relever les défis de développement par le biais de rapports et de publications, de services d’analyses approfondies et de données sur le développement accessibles à titre gracieux.

Mener des recherches sur les enjeux les plus pressants de notre époque

La Banque mondiale œuvre pour le développement par le biais de ses produits de connaissance, qui comprennent les rapports phares, les documents de recherche, les bases de données et les indicateurs mondiaux. L’accès élargi aux résultats de travaux de recherche et aux données permet aux décideurs et aux groupes de mobilisation et sensibilisation de prendre des décisions plus éclairées et de mesurer les progrès accomplis avec plus d’exactitude. Au cours de l’exercice 18, la Banque a publié plusieurs rapports importants, notamment les suivants :

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    Rapport sur le développement dans le monde 2018 : apprendre pour réaliser la promesse de l’éducation.
     Chaque année, le Rapport sur le développement dans le monde traite d’un sujet d’importance cruciale pour le développement sur le plan mondial. L’édition de 2018 (la 40e de la série) était la toute première jamais consacrée entièrement à l’éducation. D’après le rapport, en dépit des gains énormes acquis en matière d’accès à l’éducation à l’échelle mondiale, les évaluations récentes des acquisitions de connaissances révèlent que de nombreux enfants dans le monde entier sortent de l’école sans posséder ne serait-ce que les compétences de base en lecture/écriture et en calcul, encore moins les compétences de plus haut niveau nécessaires au XXIe siècle. Dans de nombreux pays à revenu faible ou intermédiaire, les compétences sont nettement inférieures au niveau auquel aspirent ces pays. Le rapport utilise de nouvelles données pour déterminer ce qui cause cette crise de l’acquisition des connaissances et la manière d’y faire face. Il propose de commencer par les paramètres de l’acquisition des connaissances et les programmes fondés sur des données probantes pour faire en sorte que les écoles soient au service des élèves, et exhorte les pays à surmonter les obstacles systémiques techniques et politiques tenaces à l’apprentissage.
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    Doing Business 2018 : réformer pour créer des emplois.
    Ce rapport compare les règlements applicables aux entreprises dans 190 économies pour fournir aux gouvernements les données nécessaires à l’élaboration de politiques rationnelles de réglementation des entreprises et encourager la recherche sur les aspects importants des cadres de réglementation. Le rapport classe les économies en fonction de la « facilité à faire des affaires » d’une manière générale et analyse les réformes de la réglementation régissant des entreprises, en déterminant les économies qui renforcent leur environnement économique. Les classements annuels servent à inciter les pays à entreprendre des réformes utiles qui permettent de créer des règles équitables, efficaces et transparentes pour le secteur privé national. Au cours des 15 années d’existence de Doing Business, les gouvernements du monde entier ont réalisé plus de 3 100 réformes du cadre de l’activité des entreprises afin de permettre aux petites et moyennes entreprises nationales de démarrer, mener des opérations et se développer plus facilement.
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    Women, Business, and the Law 2018.
     Ce rapport mesure l’inégalité des sexes dans les lois. La base de données qu’il fournit recense les obstacles à la participation économique des femmes et encourage la réforme des lois discriminatoires. Le rapport, dont c’est la 5e édition, introduit un mécanisme de notation pour mieux éclairer le programme de réformes, suit les progrès accomplis au cours des deux années précédentes et détermine les possibilités de garantir l’émancipation économique pour tous. Il relève que les gouvernements de 65 économies ont pris des mesures pour améliorer l’intégration économique des femmes en adoptant 87 réformes juridiques au cours des deux dernières années. Cependant, les femmes font toujours face à des obstacles généralisés, enracinés dans les lois, qui les écartent des emplois et les empêchent de posséder une entreprise en restreignant leur accès au crédit ou au contrôle des biens matrimoniaux.
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    Perspectives économiques mondiales.
     Ce rapport semestriel phare, publié en janvier et juin, analyse l’évolution et les perspectives économiques sur les plans mondial, régional et national. Chaque édition fait un focus spécial sur des questions d’évolution économique pertinentes pour l’élaboration des politiques et la planification. Le rapport Perspectives économiques mondiales, juin 2018 : Le vent tourne-t-il ? remarque que malgré le récent ralentissement, il était prévu que la croissance économique mondiale demeure robuste durant l’année écoulée. Toutefois, elle devrait ralentir en 2019 et 2020 à mesure que diminue la capacité mondiale excédentaire, que ralentissent le commerce et l’investissement et que se resserrent les conditions de financement. Le rapport recommande des politiques pour reconstituer les stocks régulateurs et accélérer les réformes en vue de stimuler la compétitivité, s’adapter à l’évolution technologique et promouvoir l’ouverture commerciale. Les risques pesant sur les perspectives économiques mondiales comprenaient la possibilité de perturbations des marchés financiers, la montée du protectionnisme commercial et l’aggravation des tensions géopolitiques.

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Proposer des conseils techniques dans des domaines particuliers par le biais des services d’analyse et de conseil

Les services d’analyse et de conseil (ASA) de la Banque mondiale — c’est-à-dire les activités hors prêts de l’institution — contribuent de manière fondamentale au développement. Les pays membres s’appuient sur ces analyses et conseils techniques pour formuler et mettre en œuvre des politiques, des programmes et des réformes de meilleure facture qui favorisent leur développement à long terme.

Durant l’exercice 18, la Banque a fait bénéficier plus de 141 pays de 1 476 produits de services d’analyse et de conseil. Ces derniers étaient très divers et couvraient aussi bien des rapports sur les grands enjeux économiques et sociaux que des ateliers de partage des connaissances, la formulation de notes d’orientation et la mise en œuvre de plans d’action. Les analyses mettent souvent en relief les cadres de partenariat, les programmes des gouvernements et des projets financés par les prêts et garanties de la Banque. Dans la région Asie de l’Est et Pacifique, par exemple, elle fournit à plusieurs pays de l’assistance technique pour leur permettre de renforcer l’adaptation et la résilience face au changement climatique en vue de réduire les risques climatiques qui ont des répercussions sur les populations et les moyens de subsistance.

Les services de conseil remboursables (RAS), une autre forme d’ASA, sont des services de conseil personnalisés demandés et payés par les pays clients. La Banque mondiale compte près de 175 opérations de RAS en cours dans 45 pays de ses six régions, dont 119 ont été exécutées dans 33 pays au cours de l’exercice 18. La Banque offre ce type de services à tous ses États membres, y compris ceux qui n’empruntent pas de fonds auprès d’elle. .

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Les données au service du développement, un bien mondial

La Banque mondiale reconnaît également que la transparence et la responsabilité sont essentielles au processus de développement et indispensables à la réalisation de sa mission de lutte contre la pauvreté. L’attachement de la Banque à l’ouverture tient également à un désir de promouvoir l’adhésion, la collaboration et la participation du public, composé d’un large éventail d’acteurs, au développement. En tant qu’institution du savoir, la Banque mondiale est fière d’échanger ses connaissances de manière libre et transparente. Les statistiques et les données représentent une part essentielle de ce savoir et sont facilement accessibles pour tous les utilisateurs sur le site des données ouvertes de la Banque mondiale. Les Indicateurs du développement dans le monde représentent la principale collection d’indicateurs du développement de la Banque mondiale, compilés à partir des sources internationales officiellement reconnues. Ils présentent les données relatives au développement les plus courantes et les plus exactes disponibles, et comprennent des estimations aux niveaux national, régional et mondial.

La Banque mondiale s’est également donné pour mission de collaborer avec ses pays clients pour faire en sorte qu’ils disposent tous des données pour éclairer leur prise de décision. La Banque participe aux efforts qu’ils déploient pour recueillir des données de bonne facture et promouvoir leur accessibilité et leur utilisation. En 2015, elle a recensé 77 pays qui ne disposaient pas du tout de données au niveau des ménages, ne disposaient que d’une enquête auprès des ménages au cours des 10 dernières années ou de deux enquêtes réalisées à intervalle de plus de 5 ans l’une de l’autre ; la plupart étaient des pays IDA. Cette situation entrave leur capacité à prendre des décisions programmatiques et stratégiques fondées sur des données et à suivre les tendances de la pauvreté et de la prospérité solidaire. La Banque intervient désormais dans tous ces pays, par des opérations de prêt ou d’assistance technique pour pouvoir tenir l’engagement pris en 2015 d’aider tous les pays IDA à terminer un cycle d’enquête à l’horizon 2020.

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